Décès du président de l’Assemblée nationale : Discours du Président du Faso

Son Excellence, Monsieur Alpha CONDE,
Président de la République de Guinée, Président en exercice de l’Union africaine
Son Excellence, Monsieur Mahamadou Issoufou,
Président de la République du Niger et épouse
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Mali, Représentant Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Ghana Représentant Son Excellence Monsieur Nana AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana
Monsieur le Ministre des Affaires présidentielles Représentant Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire
Monsieur le Sénateur, Représentant Son Excellence Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente de la République du Libéria
Excellences, Messieurs les Présidents d’Assemblée nationale du Bénin, du Togo et de la Centrafrique
Distinguées personnalités membres des Corps constitués du Burkina Faso
Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique
Autorités coutumières et religieuses
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations étrangères
Mesdames et Messieurs les Ministres et parlementaires étrangers
Mesdames et Messieurs les Représentants des partis politiques étrangers et burkinabè
Madame Chantal DIALLO et toute la famille DIALLO
Peuple du Burkina Faso
Les circonstances qui nous rassemblent ici cet après-midi sont douloureuses et tristes. La disparition brutale, à Paris, le samedi 19 août courant de Salifou DIALLO, Président de l’Assemblée nationale, Président du Mouvement du Peuple pour le Progrès arraché à notre affection et à notre combat quotidien pour la démocratie, la justice et le progrès économique et social, est celle d’un frère, d’un camarade, d’un ami, d’un grand commis de l’Etat, d’un compagnon de lutte, d’un collaborateur engagé et déterminé, d’un homme politique averti.
Contraint de se rendre à l’évidence et d’accepter que Salifou DIALLO a effectivement quitté ce monde, je voudrais lui rendre cet ultime hommage pour saluer son action en faveur du Burkina Faso, de sa région du Nord et de son Yatenga natal, mais aussi du continent africain et du reste du monde où il compte de nombreux amis et compagnons de lutte.
Je tiens à faire une mention spéciale pour son engagement sur la scène internationale, afin de défendre et de servir, sans relâche, les intérêts du Burkina Faso et de l’Afrique.
En ces moments où nous nous rendons à l’évidence que devant la mort, l’être humain ne peut rien, je voudrais exhorter tous mes compatriotes éprouvés, les cadres de l’Etat, la classe politique et tous les acteurs d’une gouvernance démocratique apaisée et porteuse de paix, de stabilité et de prospérité, à renouveler leur engagement au service de la Nation.
Durant tout son parcours professionnel et politique,
Salifou DIALLO nous a donné l’exemple d’un homme de conviction, courageux, tacticien et résolument déterminé à remporter toutes les batailles qu’il engageait.
Du Cabinet du Président du Faso au ministère de l’Agriculture, en passant par le Secrétariat d’Etat à la Présidence du Faso, au ministère de l’Environnement, à l’Ambassade du Burkina Faso à Vienne et au perchoir de l’Assemblée nationale, l’illustre disparu a fait montre d’un incontestable courage politique et d’une détermination sans faille à servir le Burkina Faso.
En dépit des hauts et des bas inhérents à toute œuvre humaine, je dois dire que tout au long des trente années de notre compagnonnage politique, Salifou DIALLO a su donner goût à tous les combats qu’il a menés.
Salifou : Tu as été de tous les combats. Tu n’auras pas vécu pour rien.
C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai une pensée pour ton épouse, tes enfants, tes petits-enfants, ta mère, tes frères, tes sœurs et parents inconsolables. Allah saura les fortifier et faciliter pour eux les jours et années à venir.
Je n’oublie pas tous tes camarades, tes amis et proches, les militantes et militants du MPP et de l’APMP ainsi que tes nombreux compagnons de lutte sur le continent et dans le monde, au nombre desquels je voudrais mentionner Nos frères du Niger, ta seconde patrie.
Salifou DIALLO a cru, s’est battu et a tiré sa révérence, nous enjoignant ainsi à relever les défis qui se dressent devant nous.
Le meilleur hommage, que nous puissions lui rendre, c’est de nous engager individuellement et collectivement à remporter les batailles à venir pour la paix et la prospérité de notre Nation.
Permettez-moi, en mon nom personnel, au nom de la famille DIALLO, et au nom du peuple Burkinabè d’exprimer ma profonde gratitude aux Chefs d’Etat, aux Présidents d’Assemblée nationale, aux ministres, aux parlementaires et à toutes les personnalités venues compatir à notre douleur.
Salifou DIALLO, le frère, l’ami, le compagnon de lutte repose en paix et que la terre du Burkina Faso te soit légère.
Je vous remercie.