Le Président du Faso dresse un bilan satisfaisant de sa participation au Sommet UA-UE d’Abidjan

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est rentré d’Abidjan dans la soirée du 30 novembre 2017 où il a pris part aux côtés de ses pairs d’Afrique et d’Europe, au Sommet Union africaine-Union européenne. A l’aéroport international de Ouagadougou, le chef de l’Etat a fait le bilan de sa participation à cette rencontre qui avait pour thème : « Investir dans la jeunesse pour un développement durable ». Cette rencontre entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) qui a regroupé plus de 85 délégations avec à leur tête, des Présidents et des chefs de gouvernement des deux continents s’est soldée au bout de 48 heures par une déclaration de caractère général qui a mis en exergue quatre points, a affirmé le Président du Faso. Le premier point, c’est investir dans l’homme, la science, le développement des compétences. « En somme, c’est faire en sorte que nous puissions avoir à tous les niveaux, au niveau de la jeunesse, des compétences pour assurer toutes les missions qui sont nécessaires, notamment la formation dans le domaine scientifique », a-t-il affirmé. Le deuxième aspect, c’est le renforcement de la résilience, de la paix, de la bonne gouvernance et de la sécurité. « Dans les questions de résilience, a précisé le Président Roch Marc Christian KABORE, nous avons tout ce qui concerne les questions de santé, la lutte contre la dégradation des sols, les questions environnementales. En plus de cela, il est important que la bonne gouvernance politique, économique et sociale soit au centre de nos activités sans oublier les questions des conflits qui existent également en Afrique et pour lesquels l’Union africaine avait pris l’engagement que d’ici 2020, il n’y aura plus des armes qui crépiteront en Afrique. On est encore loin de l’objectif, mais la volonté a été encore réaffirmée de travailler dans ce sens ». Le troisième volet a concerné les migrations et la mobilité. « Il a été noté qu’il était important d’organiser la mobilité, que ce soit aussi bien des étudiants, des chercheurs que des entrepreneurs. Une mobilité légale entre nos différents continents, mais que nous devons lutter justement contre ce que nous constatons aujourd’hui et ce qui a été révélé en Libye, le trafic des migrants. Cela a entraîné des mesures qui doivent être prises dans le cadre de la coopération internationale aussi bien au niveau des polices qui sont des mesures judiciaires, c’est-à-dire que ces gens seront poursuivis au plan de la justice comme posant des actes qui vont contre les droits de l’homme et considérés également comme des crimes contre l’humanité. Donc, les passeurs doivent subir des sanctions, une répression sans faille. Il a été également instruit que dans le cadre de cette coopération, tous leurs comptes dont on connaît les disponibilités doivent être scellés. Nous avons également au cours de cette discussion noté que depuis 2014, près de 13 000 migrants ont été rapatriés dans les différents pays africains. Aujourd’hui, selon les informations, le nombre de migrants qui se sont déclarés prêts pour le retour est d’environ 3 600 Africains et le Royaume du Maroc a pris l’engagement de donner les avions pour que ces rapatriements puissent se faire au plus tôt ». Le dernier point de ce sommet a porté sur la mobilisation des investissements pour un changement structurel de l'économie africaine. « Ce qui nécessite de mobiliser aussi bien le secteur privé que le secteur public pour investir dans des secteurs comme le numérique, l’agriculture, la transformation, etc. », a souligné le chef de l’Etat. La question de l’entreprenariat des jeunes s’est posée lors du sommet UA-UE car pour que des jeunes puissent entrer dans l’entreprenariat, il faut qu’il y ait des moyens pour assurer le financement de leurs projets. « Et à ce titre, a indiqué le Président du Faso, une réflexion a été engagée par la Banque africaine de Développement (BAD) et la Banque européenne d’Investissement (BEI) pour soumettre très rapidement des réponses de mobilisation de ressources qui vont aller directement auprès des jeunes en vue de pouvoir soutenir les différents projets qu’ils pourront mettre en œuvre ». Ces engagements sont assortis d’un comité de suivi pour une meilleure opérationnalisation des décisions : « Pour l’ensemble de cette déclaration,, il a été décidé de mettre en place un mécanisme de suivi qui sous trois mois, doit proposer un plan d’actions qui va être mis en œuvre par l’Union africaine et l’Union européenne pour permettre de travailler dans ce sens quand on sait que d’ici 2050, 70% de la population en Afrique sera constituée de jeunes ». Le Président du Faso a également fait le point des deux rencontres tenues en marge du sommet d’Abidjan : « La première c’était autour de la situation au Togo où nous avons simplement écouté un compte rendu qui a été fait par le Président de la République du Ghana. Il conduit une sorte de médiation entre les différents camps. Nous avons prévu de nous retrouver à Abuja, lors du sommet de la CEDEAO, pour finaliser les discussions sur cette question. La seconde rencontre a porté sur le G5 Sahel et l’urgence du déploiement des troupes du G5 Sahel. Là également, c’est une préoccupation qui a été prise en compte étant entendu que nous parlons de la mise en place de cette force. Il faut que très rapidement les structures soient mises en place et que cette force conjointe puisse connaître son caractère opérationnel sur le terrain ». Selon le chef de l’Etat, « de façon générale la conférence s’est bien passée puisqu’il y a eu la conférence ministérielle, la conférence des jeunes eux-mêmes d’Europe et d’Afrique et c’est au terme de l’ensemble de ces travaux que la déclaration finale a été adoptée ». Revenant sur une polémique née de l’interprétation des échanges entre le Président de la République française, Monsieur Emmanuel MACRON et les étudiants à l’issue de son discours du 29 novembre 2017 à l’Université Ouaga 1 Joseph KI-ZERBO, le Président du Faso a balayé du revers de la main ces supputations faisant état d’un manque de respect à son égard de la part de son hôte. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso