3e Conférence internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation à Dakar : « Une rencontre fructueuse », déclare le Président du Faso

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a regagné Ouagadougou en début d’après-midi du 03 février 2018 en provenance de Dakar au Sénégal où il a pris part à la 3e Conférence internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation. Le Président du Faso fait le bilan de sa participation. Selon le chef de l’État, ce Partenariat mondial pour l’éducation devait procéder à une mobilisation des ressources pour son programme 2018-2020. La rencontre a regroupé plusieurs chefs d’État, le président de la Banque mondiale et la Secrétaire générale du Partenariat mondial pour l’éducation. « La mobilisation a été bonne. L’objectif était de mobiliser 3,1 milliards de dollars en faveur de l’éducation. Elle a finalement atteint 2,3 milliards de dollars, étant entendu que le reste pourrait être complété par la Banque mondiale éventuellement. Le Burkina Faso a bénéficié des financements du Partenariat mondial pour l’éducation dans un certain nombre de domaines sur les années écoulées. Les 2,3 milliards qui ont été mobilisés sont supérieurs à ce qui était mobilisé pour les trois années passées, mais l’objectif qui reste à atteindre est de 3,1 milliards », a expliqué le chef de l’État. Pour le Président du Faso, chaque pays a montré que l’engagement qui avait été pris par les pays africains de faire en sorte que 20% de leur budget soient alloués à l’éducation lorsque cette première rencontre a eu lieu en 2000, a été couronné d’efforts, même si tout le monde n’a pas atteint le même niveau. Le Burkina Faso est à 20%. Et l’objectif dans les ODD, c’est d’atteindre d’ici 2030, 30% du budget alloués à l’éducation nationale et à l’enseignement supérieur de façon générale. Le chef de l’État a aussi indiqué que les discussions ont porté sur la nécessité de faire en sorte que l’éducation soit universelle, c’est-à-dire que chaque enfant en âge d’aller à l’école puisse le faire. Ce qui n’est malheureusement pas le cas à l’état actuel. Deuxièmement, c’est de travailler à faire la formation aux métiers et enfin, c’est de faire des réformes nécessaires à l’éducation pour que la formation du capital humain corresponde aux besoins de nos sociétés. « Une des priorités qui a été dégagée, c’est de dire que l’Afrique doit réfléchir sur ses propres moyens de financement de son éducation et ne pas toujours compter sur nos partenaires. C’est une rencontre qui a été fructueuse à tout point de vue », a conclu le Président du Faso. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso