Le vote des Burkinabè de l’étranger en 2020 préoccupe l’association Le TOCSIN

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a accordé une audience à une délégation de l’association Le TOCSIN conduite par son président Monsieur Arouna SAWADOGO le 22 février 2016 à Ouagadougou

Au terme de l’entretien que la délégation a eu avec le Président du Faso, le président du TOCSIN Monsieur Arouna SAWADOGO a indiqué que son équipe a félicité le Chef de l’Etat pour avoir été élu de façon « propre » et reconnu par la communauté nationale et internationale. « Nous sommes venus aussi l’encourager pour la tâche qu’il aura à mener pendant ces  5 ans. Nous lui avons également souhaité la bonne et heureuse  année et lui dire que nous sommes satisfaits de ses débuts parce qu’il a nommé un Burkinabè de la diaspora comme Premier ministre. Cela est déjà une main tendue. Car comme vous le savez, Le TOCSIN est pour le vote des Burkinabè de l’étranger  en 2020 et nous avons aussi évoqué la question avec le Président du Faso », a souligné Monsieur SAWADOGO

Selon le président du TOCSIN plusieurs  sujets ont été abordés, notamment la carte d’identité consulaire biométrique. La confection de cette carte, a-t-il expliqué, avait été confiée à un opérateur étranger  et jusqu’ à présent, elle n’est pas d’actualité. Alors que la CENI et l’ONI avaient dit pouvoir faire cette carte.« Nous souhaitons que ces deux structures reprennent les choses en main afin que les Burkinabè de l’étranger puissent participer à l’enrôlement en vue des élections de 2020. Nous avons aussi parlé de la durée du passeport burkinabè qui est de 5 ans, alors que dans les autres pays, elle est de 10 ans. Cette situation n’arrange pas les Burkinabè qui voyagent beaucoup et nous souhaitons que la durée soit revue à la hausse », a plaidé le président du TOCSIN

Par rapport aux situations difficiles que des Burkinabè ont récemment vécues en Guinée Conakry, Monsieur SAWADOGO a indiqué que l’association a remis une lettre au représentant résident de la CEDEAO pour exprimer sa préoccupation sur le sujet. « La CEDEAO compte 15 Etats et si  parmi ces Etats, il y a un qui bafoue les règles, la CEDEAO doit taper du poing sur la table. Quand la CEDEAO parle de la libre circulation des personnes et des biens, du droit d’établissement et de résidence dans l’espace communautaire, elle devait veiller à ce que des personnes ne soient pas chassées d’une manière inhumaine mais faire en sorte que la dignité des ressortissants ouest africains soit préservée », a recommandé le président du TOCSIN.

Créée en 1997, l’association Le TOCSIN œuvre à la promotion de la diaspora burkinabè.

 

Médiateur du Faso : Le rapport 2014 remis au Président du Faso

Le Médiateur du Faso, Madame Alima Déborah TRAORE  a remis au Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE le rapport 2014 de l’institution le 22 février 2016 à Ouagadougou.

A l’issue de la remise du document au Président du Faso, le Médiateur du Faso a confié avoir partagé avec le Chef de l’Etat, la synthèse des activités menées en 2014. « Chaque année, nous avons cette obligation de rendre compte de ce que nous avons fait l’année précédente. Donc aujourd’hui, c’est le rapport d’activités de l’année 2014 que nous avons remis au Président du Faso dans lequel nous avons souligné les différentes activités menées sur le plan national et international », a expliqué Madame TRAORE.

Le Médiateur du Faso a indiqué  que sur le plan national, c’est essentiellement le traitement des dossiers de réclamation qui ont été mentionnés. « En 2014, nous avons  enregistré 560 dossiers alors qu’en 2013, c’est 786 dossiers qui ont été enregistrés. Donc, vous constatez une baisse et cela est dû aux contraintes budgétaires qui n’ont pas permis aux délégations régionales de l’institution de mener les activités essentielles relatives aux audiences  foraines mais aussi dû à la situation nationale depuis 2013 en passant par l’insurrection populaire  de 2014 », a déclaré le Médiateur du Faso.

Pour booster les activités du Médiateur du Faso, Madame Alima Déborah TRAORE pense qu’il faut déconcentrer les services de l’institution vers les délégations régionales avec tous les moyens nécessaires pour accompagner ces délégations. «  Parce que c’est grâce aux délégations que nous avons les 2/3 des dossiers que nous recevons. Et si ces délégations ne fonctionnent pas, cela ne peut pas nous amener à des volumes de dossiers correspondant aux préoccupations des citoyens. Ce qui nous empêche de les accompagner surtout au niveau des provinces et des régions. Ce sont ces préoccupations que nous avons formulées et qui sont contenues dans le rapport que nous avons remis au Président du Faso », a indiqué Madame TRAORE.

Elle s’est par ailleurs dite satisfaite de ce rapport 2014, parce que malgré le contexte national difficile, des activités ont pu être menées et  il s’agit surtout  de la défense et de la protection des droits des citoyens.

 

« Nous avons été compris par le Premier ministre VALLS face à notre désir de formation et d’équipement de nos forces spéciales », déclare le Président du Faso Roch Marc Christian KABORE

Dans le cadre de la visite du Premier ministre français au Burkina Faso,  Monsieur Manuel VALLS, le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a accordé un entretien en exclusivité à TV5 Monde le 20 février 2016 en marge de cette visite. 

Dans cet entretien d’une trentaine de minutes, des questions sur le terrorisme, la coopération militaire avec la France, le défi sécuritaire au Burkina Faso et les relations avec la Côte d’Ivoire ont été abordées. Des confrères de la RTB /Télé, RTB /Radio et de Burkina Info ont également assisté à l’entretien.

TV5 Monde : Monsieur le Président Roch Marc Christian KABORE, merci de nous accueillir ici au palais de Kosyam, merci de nous accorder cet entretien exclusif. Le Premier ministre français Manuel VALLS, est venu ici rendre visite, rendre hommage et soutenir le  peuple burkinabè qui a eu à faire face à des attaques terroristes récemment. Est-ce que comme lui, vous pensez que les terroristes s’attaquent lâchement aux jeunes démocraties ?

Roch Marc Christian KABORE : Je voudrais d’abord saluer la venue du Premier ministre VALLS au Burkina Faso. Cette une visite qui nous honore et qui est un témoignage de l’intérêt porté à l’acte odieux qui a été porté contre le Burkina Faso, le 15 janvier 2016. Pour ma part, je dirai tout simplement que le terrorisme s’en fout complètement de la démocratie. Comme vous le savez, ce sont des personnes, qui sur la base d’une conception erronée de la religion, visent non seulement à disloquer les économies des pays, à créer le non- Etat pour imposer leur vision obscurantiste. De ce point de vue, l’action qui est menée partout, puisqu’elle est maintenant  mondiale  a cet objectif. C’est pour cela que nous  devons nous mobiliser sur le plan national, régional et mondial pour mettre un frein à la progression de ce terrorisme.

Mahamat Saleh ANNADIF, le chef de la MINUSMA reçu par le Président Roch Marc Christian KABORE

Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF, a été reçu en audience par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE dans l’après-midi du samedi 20 février 2016.

A l’issue de l’entretien, Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF qui vient de prendre fonction en tant que chef de la MINUSMA a dit être venu au Burkina, d’abord pour « se présenter au Président du Faso et remercier son pays pour l’intérêt qu’il porte à la MINUSMA, et également recueillir ses conseils pour permettre à la mission onusienne au Mali de bien accomplir son travail ».
Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF a reconnu que le Burkina est l’un des plus grands pourvoyeurs de troupes pour la paix au Mali. «Le Burkina a deux contingents qui sont au Mali. Ils occupent une position assez importante dans le dispositif sécuritaire au Mali. Il y a de quoi être fier de ce que vos frères et sœurs burkinabè font au Mali », s’est réjoui le chef de la MINUSMA.
Selon lui, le rétablissement de la paix et de la stabilité au Mali passe par « la mise en œuvre intégrale de l’accord issu du processus d’Alger qui va faire en sorte qu’il y aura le redéploiement de l’autorité malienne dans toutes les régions du Nord ».
Pour le chef de la MINUSMA, « le terrorisme est l’ennemi principal de la paix au Mali ».
La MINUSMA a été créée le 25 avril 2013 par les Nations unies et a pour mission de soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 20 juin 2015, à la fois sur le plan politique et sécuritaire au Mali.