Journée internationale tolérance zéro aux MGF : Madame Sika KABORE préside la cérémonie commémorative

A l’instar des autres pays du monde, le Burkina Faso a commémoré la 15ème édition de la Journée internationale « Tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF) » ce mardi 6 février 2018 à Ouagadougou, sous la présidence de Madame Sika KABORE, épouse du Président du Faso, présidente d’honneur du Conseil national de la lutte contre la pratique de l’excision (CNLPE). Dans son discours d’ouverture, la Ministre de la Promotion de la femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Madame Helene Marie Laurence ILBOUDO/MARCHAL a expliqué que même si le phénomène des mutilations génitales féminines connait une baisse, il demeure persistant et discret au Burkina Faso de façon générale, et singulièrement dans la région du Centre. Ainsi, les dernières statistiques font cas d’une baisse de 2010 à 2015 où le taux de prévalence global est passé de 66% à 56,8%. Au niveau des enfants de 0 à 14 ans, le taux de prévalence est passé de 13,3% à 11,3% et de 76% à 67% dans la catégorie des filles et femmes âgées de 15 à 49 ans. Madame ILBOUDO a pour ce faire, saisi l’occasion de la présente commémoration de la Journée internationale Tolérance zéro aux MGF pour inviter les uns et les autres à la réduire à sa portion congrue car, a-t-elle ajouté, elles sont causes de souffrances morale, physique et psychologique de la femme. Elle a sollicité les Partenaires techniques et financiers (PTF), les parlementaires et les élus locaux pour accompagner le gouvernement dans l’atteinte des objectifs du quatrième «Plan Stratégique national de Promotion de l’Élimination des Mutilations Génitales Féminines/Excision2016-2020 » adopté le 5 janvier 2017 par le gouvernement. Un plaidoyer avec des images et des chiffres à l’appui, mené par la Secrétaire permanente du Conseil national de Lutte contre la Pratique de l’Excision (SP-CNLPE), Madame Rachel BADOLO, a permis aux invités et partenaires de prendre davantage conscience des méfaits et conséquences des MGF chez la femme. Le plaidoyer a porté ses fruits puisque dans leurs interventions, aussi bien les co-parrains, (le Président de l’Assemblée nationale et le Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Protection civique, Garde des Sceaux), que la représentante des PTF (Dr Edwige Adekambi DOMINGO de l’UNFPA), ainsi que la co-patronne de la cérémonie (Madame Joséphine Suzanne EBAH-TOURE, présidente de la Cour de justice de l’UEMOA) ont salué l’action de Madame Sika KABORE et réaffirmé leur soutien et disponibilité à accompagner la lutte contre les MGF. La particularité de cette commémoration est qu’elle fut l’occasion pour les représentants du président du Conseil régional du Centre et du Maire de Ouagadougou de signer, aux noms de ceux-ci, un engagement à lutter contre les MGF. Madame Sika KABORE a, dans son mot de clôture, remercié les différents partenaires, invités et structures techniques qui ont contribué à la commémoration de la présente cérémonie. Elle a apprécié l’engagement personnel de la présidente de la Cour de justice de l’UEMOA pour la future collaboration qui leur permettra de mettre un terme à la pratique transfrontalière. « Nous espérons que 2020 au plus tôt, 2030 au plus tard, verra effectivement la tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines au Burkina Faso », a-t-elle souligné. S’adressant aux élus du Conseil régional du Centre et du Conseil municipal de Ouagadougou, Madame Sika KABORE a fait remarquer qu’ils sont dépositaires d’un pouvoir au niveau local, et à ce titre ils sont mieux placés que quiconque en termes de décisions politiques pour pouvoir rallier à ce combat la communauté qui les a élus et qu’ils administrent. « Nous comptons véritablement sur vous en tant que collaborateurs efficaces pour pouvoir mettre fin à cette pratique. Nous avons aujourd’hui organisé ce plaidoyer à votre attention et nous comptons dans les jours à venir pouvoir organiser une formation complète sur la problématique de l’excision au Burkina Faso. Cela vous permettra de mieux vous outiller pour être les collaborateurs les plus efficaces à nos côtés », a-t-elle précisé pour conclure son propos. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

4ème Sommet du G5 Sahel : Mahamadou ISSOUFOU nouveau Président et Maman Sambo SIDIKOU nouveau Secrétaire permanent

Le 4ème Sommet des chefs d’État du G5 Sahel s’est tenu le mardi 6 février 2018 à Niamey et a pris d’importantes décisions pour accélérer l’opérationnalisation de sa force conjointe. Au terme de leurs travaux, les chefs d’État ont désigné le Président de la République du Niger, Son Excellence Monsieur Mahamadou ISSOUFOU pour présider l’institution pendant un an et Monsieur Maman Sambo SIDIKOU comme nouveau Secrétaire permanent du G5 Sahel. Ils ont en outre décidé de la tenue du prochain Sommet en févier 2019 à Ouagadougou. Au cours de cette session, les chefs d’État ont passé en revue la situation générale dans la région sahélo-saharienne et ont constaté que malgré les efforts importants déployés par les États membres pour instaurer la paix et la sécurité, la région reste confrontée à plusieurs défis, en particulier les actes terroristes récurrents. Ainsi, ils réitèrent leur appel aux membres du Conseil de Sécurité des Nations unies pour examiner leur demande d’accorder à la force conjointe du G5 Sahel, un mandat sous le chapitre VII de la charte des Nations unies et plaident en faveur d’une coopération plus étroite entre le G5 Sahel et les Nations unies. Les chefs d’État saluent par ailleurs la tenue prochaine de la Conférence Sahel prévue le 23 février 2018 à Bruxelles et encouragent l’initiative l’Alliance Sahel pour son engagement à se mobiliser aux côtés du G5 Sahel pour l’appuyer à réaliser ses priorités définies dans la stratégie pour le développement de la sécurité. Ils invitent aussi les partenaires au développement à soutenir la mise en œuvre du Transsahélien, le projet du chemin de fer du G5 Sahel. Le 4ème Sommet a également été l’occasion pour les dirigeants du G5 Sahel d’approuver le règlement organique de la force conjointe du G5 Sahel, la décision portant création d’un fonds fiduciaire pour la force conjointe, la décision portant création, organisation et fonctionnement des comités de soutien et de contrôle de la force conjointe, le manuel de procédure de gestion du fonds fiduciaire, l’implantation de l’Académie régionale de police du G5 Sahel au sein de l’école nationale de police du Tchad, le règlement portant création, organisation et fonctionnement du Collège de défense du G5 Sahel. Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont d’autre part instruit le Conseil des ministres et le Secrétariat permanent à prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre de la feuille de route relative à la suppression des frais d’itinérance au sein du G5 Sahel et décidé de rendre opérationnel immédiatement le mécanisme de fonctionnement du fonds fiduciaire pour la force conjointe. Dans son discours de clôture, le nouveau Président du G5 Sahel a au nom de ses pairs, remercié son prédécesseur pour son leadership et les avancées remarquables réalisées au cours de son mandat. La Conférence a décidé que le prochain Sommet ordinaire se tiendra en février 2019 à Ouagadougou. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est arrivé très tôt ce mardi 06 février 2018 à Niamey

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE est arrivé très tôt ce mardi 06 février 2018 à Niamey pour prendre prendre part aujourd'hui et demain aux Sommets du G5 Sahel et du Comité inter États de lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS). Le chef de l'État a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international DIORI Hamani par le Premier ministre nigérien Monsieur Brigi RAFINI , l'Ambassadeur du Burkina Faso près la République du Niger, le Général Kodjo LOUGUE, la Consule générale du Burkina à Niamey, Madame Léontine KABORE, des ressortissants burkinabé à Niamey, etc. Après le cérémonial d'accueil et un bref entretien au salon présidentiel, le Président du Faso a été conduit à son pied à terre. Le Sommet du G5 Sahel qui s'ouvre ce matin même à 09 heures TU va aborder plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour, dont l'operationnalisation de la force conjointe G5 Sahel. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Ouverture officielle du Sommet du G5 Sahel en présence des cinq chefs d’État

Le 4ème Sommet des chefs d’État du G5 Sahel s’est ouvert ce mardi 6 février 2018 au palais des congrès à Niamey en présence des dirigeants de l’institution dont le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE. « Mutualisons nos efforts pour stabiliser et développer le Sahel » : c’est le thème retenu par les Présidents du Burkina, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad pour ce 4ème Sommet du G5 Sahel. La cérémonie officielle d’ouverture des travaux a été marquée par des interventions de tous les partenaires et institutions qui sont impliqués dans l’accompagnement du G5 Sahel. Plus d’une quinzaine de discours dont ceux du Président hôte, le Président Mahamadou ISSOUFOU du Niger et du Président en exercice du G5 Sahel, le chef de l’État malien Ibrahim Boubacar KEÏTA. Le Président malien a retracé le chemin parcouru depuis la création du G5 Sahel en 2014 et les acquis engrangés par l’institution. Malgré les difficultés de tous ordres, « le G5 Sahel est aujourd’hui une réalité et va très prochainement monter en puissance avec l’opérationnalisation de sa force », a souligné le Président en exercice. Au nombre des acquis, il a cité entre autres l’inauguration le 9 septembre 2017 à Sévaré au Mali, du Poste de Commandement inter armée Tactique, l’élaboration le 8 décembre 2017 du cadre conceptuel d’organisation et de fonctionnement de la composante police de la force conjointe du G5 Sahel, le lancement le 1er novembre 2017 de la première opération militaire, suivie le 15 janvier 2018 d’une seconde opération, avec pour objectif principal de lutter contre les groupes terroristes, la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue, d’armes et de migrants. L’objectif est l’opérationnalisation pleine et entière de la force conjointe G5 Sahel à l’horizon mars 2018. Une force selon le Président KEÏTA, « étroitement interconnectée, équipée, formée, entraînée et commandée de manière à pouvoir opérer ensemble et avec les forces partenaires, notamment la MINUSMA et Barkhane ». Il y a aussi des avancées remarquables de la force G5 Sahel en matière de défense et de sécurité telles que la mise en place du bureau défense et sécurité, le Secrétariat permanent du G5 Sahel, etc. La réunion de haut niveau de Niamey qui fait suite à des rencontres précédentes des chefs d’État de l’institution, va préparer la Conférence internationale de Bruxelles le 23 février 2018 sur la sécurité et le développement au Sahel qui vise à mobiliser des contributions suffisantes en faveur de la paix et de la montée en puissance de la force conjointe. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso