Le Président du Faso rassure les Burkinabè d’Egypte : votre droit de vote en 2020 sera respecté

En marge de la visite d’amitié et de travail qu’il effectue en Egypte, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré dans l’après–midi du jeudi 8 juin 2017, la communauté burkinabè vivant dans ce pays.
La première personne à prendre la parole au cours de cette rencontre a été l’Ambassadeur du Burkina Faso en République Arabe d’Egypte, Monsieur Gnama Henri BACYE qui a tout d’abord exprimé ses remerciements au chef de l’Etat pour ce déplacement au Caire. Selon lui, la communauté burkinabè d’Egypte peut être estimée à environ un millier de personnes et est composée essentiellement d’étudiants.
L’Ambassadeur Gnama Henri BACYE a par la suite émis le vœu que la mise en œuvre du « Plan national de Développement économique et social (PNDES) apporte à notre pays et au peuple burkinabè, un mieux-être ».
A la suite de l’intervention du représentant du Président du Faso en Egypte, le porte-parole de la communauté, Monsieur Ould ZOUNGRANA, a égrené un chapelet de difficultés auxquelles ils sont confrontés, dont l’épineux problème de la reconnaissance des diplômes des étudiants arabophones. Au nombre des préoccupations énumérées, on peut citer également la mise en place d’un système de formation en français au bénéfice des étudiants formés en arabe, les nominations des arabophones en qualité d’Ambassadeur et leur intégration dans le corps diplomatique, l’établissement de relations avec l’enseignement supérieur égyptien, les problèmes de bourses et d’établissement des documents administratifs. Des préoccupations « toutes pertinentes » selon le Président Roch Marc Christian KABORE qui, avant de donner des éléments de réponses, leur a fait un bref exposé sur la situation nationale.
Au plan politique, a dit le Président du Faso, « nous avons mis en place une Commission constitutionnelle qui est en train de travailler sur la
nouvelle Constitution et cette Commission a fait un premier travail pour le soumettre à l’appréciation avant d’être proposé en referendum au peuple burkinabè ».
La mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) dont l’objectif est d’examiner plus de 5000 dossiers sur les crimes politiques et économiques depuis 1960 jusqu’au moment de l’insurrection populaire en vue de rétablir la vérité, la justice et la réconciliation des Burkinabè, l’organisation des élections municipales partielles, ont fait l’objet d’éléments d’informations donnés par le chef de l’Etat. « Je peux vous affirmer que la démocratie au Burkina Faso se porte bien », s’est félicité le Président Roch Marc Christian KABORE.
Au plan économique, le Président du Faso a parlé du Plan national de Développement économique et social, ce nouveau référentiel de développement du pays. A ce sujet, a-t-il rassuré, « tout est en train de se mettre en route pour sa mise en œuvre effective afin de réaliser les objectifs de développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable et l’assainissement, de l’agriculture, des infrastructures, etc. »
« Nous avons également initié de grands projets dans le domaine des mines, des infrastructures routières, et ces différents points ont fait l’objet d’échanges avec les hommes d’affaires égyptiens afin de les convaincre des opportunités que leur offre le Burkina Faso », a ajouté le chef de l’Etat.
Les revendications sociales, les attaques terroristes ralentissent le processus de développement du pays, a fait remarquer le Président du Faso. Selon lui, le gouvernement a pris l’engagement de poursuivre le dialogue avec les syndicats pour trouver des solutions à leurs préoccupations.
Abordant le volet sécuritaire, le Président du Faso est revenu sur les « attaques terroristes que le Burkina Faso a subies dès janvier 2016. Des attaques perpétrées au nom de l’extrémisme religieux, au nom de
l’Islam qui est une religion de paix et de respect des autres ». « Nous avons pris nos responsabilités et aujourd’hui, je peux dire que dans le sahel burkinabè, nos forces de défense et de sécurité assurent avec détermination, la sécurisation de notre pays. La lutte contre le terrorisme est une lutte de longue haleine qui doit impliquer chaque Burkinabè. La lutte contre le terrorisme est une lutte de longue haleine qui nécessite une synergie d’actions entre les différents pays », a expliqué le Président du Faso.
Aux préoccupations de ses compatriotes, le chef de l’Etat a pris l’engagement que le gouvernement mettra tout en œuvre pour trouver des solutions. Aussi, leur a-t-il demandé de se comporter de manière à faire honneur à notre pays partout où ils seront. « Vous êtes les Ambassadeurs du Burkina à l’étranger », leur a-t-il rappelé
Avant de prendre congé de ses compatriotes, le Président Roch Marc Christian KABORE a rassuré les Burkinabè vivant en Egypte que tout est mis en œuvre pour leur participation effective aux élections de 2020.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Consul honoraire du Burkina au Liban chez le Président du Faso

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a accordé une audience au Consul honoraire du Burkina Faso au Liban en début de soirée du jeudi 8 juin 2017. Monsieur Kamal SIOUFI est venu échanger avec le chef de l’Etat, de la situation des Burkinabè vivant sur sa juridiction.
« Il s’agit d’une communauté qui a effectivement beaucoup de problèmes et dont le nombre ne cesse de croître. Ils sont aujourd’hui autour de 2000 personnes qui arrivent de manière non régulière et qui rencontrent pas mal de problèmes. J’ai partagé ces préoccupations avec Son Excellence qui a été très réceptif. Nous sommes en train d’élaborer une stratégie pour trouver des solutions à ces difficiles », a dit Monsieur Kamal SIOUFI.
Le Consul honoraire du Burkina Faso au Liban interpelle ceux qui désirent aller dans ce pays, « de passer par des bureaux de placements plus honnêtes pour qu’il y ait une traçabilité afin de minimiser les problèmes ».
Hormis ces difficultés, a indiqué Monsieur Kamal SIOUFI, « les Burkinabè travaillent bien et sont très solidaires les uns envers les autres ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso réaffirme son soutien au nouveau président élu de la CAF

Le Président du Faso a reçu en audience au Caire en fin de soirée du jeudi 08 juin 2017, le président de la Confédération africaine de Football (CAF), le Malgache Ahmad AHMAD.
A l’issue de l’entretien, le président de la CAF a remercié le chef de l’Etat de lui avoir accordé cette audience car, a-t-il déclaré, « au-delà de ma personne, c’est un honneur pour la Confédération africaine de Football (CAF) d’être associée à son agenda lors sa visite au Caire. Cela témoigne de son engagement et son intérêt pour le football de son pays en particulier et de l’Afrique de manière générale ».
Selon le nouveau patron du football africain, les échanges ont porté sur la collaboration qui doit exister entre la Confédération africaine de Football et les autorités politiques en Afrique. « Ailleurs, a-t-il déclaré, le football peut être géré par le privé, mais en Afrique, nous avons besoin de l’implication des autorités politiques pour pouvoir mener à bien la mission qui nous est assignée pour le développement de notre football ».
Nous sommes en train d’organiser le grand symposium de Rabat pour pouvoir établir « les différentes pistes pour le développement du football », a-t-il ajouté.
S’agissant de l’appui que la CAF peut apporter au football burkinabè, Ahmad AHMAD a expliqué que « ce sont les pays qui au regard des situations, que ce soit au niveau de la CAF ou de la FIFA, tracent les axes de développement qu’ils veulent renforcer et c’est à ce moment que la CAF ou la FIFA intervient pour accompagner l’exécution du projet ».
Le président de la Fédération burkinabè de Football, le Colonel Sita SANGARE qui a assisté à l’entretien a confié qu’il y a de « nombreux chantiers sur lesquels la CAF entend travailler et notre pays apportera sa contribution à cette œuvre de construction du football africain ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso invite les hommes d’affaires égyptiens à investir au Burkina

Au deuxième jour de sa visite d’amitié et de travail en Egypte, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré les hommes d’affaires et les investisseurs de ce pays dans la soirée du jeudi 8 juin 2017.
L’objectif de cette rencontre était de présenter les potentialités du Burkina en matière d’investissement. L’exercice a consisté pour le Président du Faso, à travers un bref exposé suivi de la projection d’un film documentaire sur le Plan national de Développement économique et social (PNDES), de présenter aux investisseurs égyptiens, les atouts du Burkina Faso. Il s’en est suivi des questions des opérateurs économiques qui ont accordé beaucoup d‘intérêt à cette séance d’échanges. Le transport des produits de l’Egypte vers le Burkina Faso, la possibilité de construction d’infrastructures, de transport de gaz, l’exportation des produits médicaux, la contribution au PNDES, la formation et la recherche scientifique, la sécurisation des investissements ont été entre autres les sujets évoqués par les hommes d’affaires égyptiens avec le Président du Faso qui a donné les réponses appropriées. Il a ensuite annoncé aux hommes d’affaires égyptiens que certains sujets feront partie des dossiers de la Commission mixte Burkina/Egypte qui se réunira bientôt.
Au terme des échanges, le Président du Faso a expliqué à la presse que notre pays a beaucoup d’atouts qui peuvent attirer les investisseurs égyptiens.
Selon lui, le Burkina Faso a « tout ce qui concerne l’alimentaire, un secteur dans lequel l’Egypte a une certaine expérience. Les Egyptiens peuvent nous apporter beaucoup dans les domaines des infrastructures, de la santé, de la construction d’usines de produits médicaux, un domaine d’expérience de l’Egypte qui y a fait ses preuves. Aussi, le secteur minier est en expansion et le coton y est produit en grande quantité. Nous souhaitons que l’Egypte nous accompagne dans sa transformation à travers des usines de filature ».
Les hommes d’affaires doivent jouer leur partition dans le concert de la coopération bilatérale. Les politiques ayant d’ailleurs pris plusieurs engagements à ce sujet. Par exemple dans le domaine de la lutte contre l’extrémisme religieux, dira le chef de l’Eat, « nous avons pris des engagements pour renforcer la coopération bilatérale. Cette coopération va se traduire d’abord par des échanges de renseignements. Viendra ensuite la question de la formation de nos équipes. En matière de lutte contre le terrorisme, nous devons unir nos moyens pour pouvoir venir à bout de cette gangrène ».
Le Burkina Faso et l’Egypte ont des potentialités à valoriser. « C’est à partir de celles-ci que nous devons mettre en place la coopération Sud-Sud. Nous allons travailler à ce que les engagements que nous avons pris soient plus que des déclarations », a conclu le Président Roch Marc Christian KABORE.