Le Président du Faso lance le projet de restauration du lac Bam

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a lancé officiellement le projet de restauration, de protection et de valorisation du lac Bam, le vendredi 03 mars 2017 à Kongoussi, localité située à une centaine de Kilomètres de Ouagadougou.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Monsieur Salifou DIALLO, des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers et d’une population sortie nombreuse.
Elle a été essentiellement marquée par une série d’allocutions. Le gouverneur de la région du Centre-Nord, Madame Nandy SOME /DIALLO a d’abord souhaité la bienvenue au Président du Faso. Elle a indiqué que le lancement des travaux de réhabilitation du lac Bam marque l’engagement de la population de la région à soutenir tous les combats pour le développement du Burkina, sous l’égide de chef de l’Etat.
L’ancien chef d’Etat du Burkina et fils de la région, Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO a donné un véritable cours d’histoire à l’assistance, en retraçant l’évolution du lac Bam. Selon l’ancien chef d’Etat, le lac Bam est la plus grande retenue d’eau naturelle du Burkina Faso. Ce lac regorge de potentialités hydro-agricoles étendues sur une superficie de 2000 hectares.
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) est le partenaire financier des travaux de restauration du lac Bam et son directeur des opérations, Monsieur Omar DIARRA s’est dit fier de travailler avec le Burkina Faso. Il a regretté le fait que le lac soit de nos jours en péril et a fait savoir que selon les experts, le lac pourrait disparaître dans les 50 prochaines années. Il s’est surtout réjoui du financement par son institution des études et des travaux de la première phase du projet à hauteur de 10 milliards de F CFA.
Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Monsieur Niouga Ambroise OUEDRAOGO, le lancement de la première phase des travaux est la matérialisation de l’engagement du Président du Faso de développer des infrastructures de qualité et résilientes pour favoriser la transformation structurelle de l’économie du Burkina. Selon le ministre, la première phase des travaux concerne le rehaussement du seuil du lac de 25 centimètres, suivi d’un ouvrage de franchissement et la réalisation d’une piste de désenclavement de 1,5 kilomètres, l’aménagement de 520 hectares de nouveaux périmètres et de chenaux pour permettre l’exploitation des zones exondées en saison sèche, la construction de 12 étangs piscicoles, de 05 enclos piscicoles, d’un marché de poisson et de 03 unités améliorées de transformation de poisson, etc. « Réhabilité, le lac Bam constituera un pôle de croissance et de développement du Burkina en général et particulièrement de la région du Centre-Nord », a déclaré le ministre de l’ Eau et de l’Assainissement.

 

Le Président du Faso soutient les cinéastes burkinabè en lice pour l’Etalon de Yennenga

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a assisté ce jeudi 2 mars 2017, au ciné Nerwaya à Ouagadougou, à la projection du film « La forêt de Niolo » du réalisateur burkinabè Adama ROAMBA. Il était, pour l’occasion, accompagné de son épouse et de certains membres du gouvernement.
Ce long métrage du réalisateur burkinabè Adama ROAMBA, intitulé « La forêt de Niolo », est dans la compétition officielle de cette 25ème édition du FESPACO. Le réalisateur met en scène un homme politique, Kader TRAORE, qui, parce qu’il veut exploiter les ressources naturelles, du village de Niolo, développe des initiatives en vue de contraindre les populations à se déplacer. Pour atteindre son objectif, il n’hésite pas à user de la corruption ou à s’attacher les services de délinquants dangereux. Un journaliste d’investigation qui s’intéressait de trop près à cette affaire a d’abord été licencié par ses responsables et ensuite, assassiné par les hommes du politicien Kader TRAORE. Mais pour ce dernier, l’histoire fini mal car non seulement son plan n’a pas fonctionné, mais en plus, il réussit à se mettre à dos toute la République. Il y laissera la vie.
Le Président du Faso qui a suivi de bout en bout ce film a donné ses impressions à l’issue de la projection : « Je dois dire que c’est un film que j’ai beaucoup apprécié puisse qu’il montre un peu la cupidité de l’homme ». Pour lui, « la moralité, c’est que la cupidité entraînant à ce type de crime est forcément une déchéance ».
De l’avis du chef de l’Etat, le film d’Adama ROAMBA interpelle aussi bien les gouvernants, la société civile que les citoyens, à mettre la bonne gouvernance au centre de toute gestion des affaires publiques, au profit de l’intérêt collectif. Le Président du Faso estime que ce film est d’actualité et reflète la réalité de plusieurs pays du continent. Seulement il prévient que « partout où les choses ont été mal gérées, la fin aussi est précipitée et chaotique ».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a exprimé son soutien à tous les cinéastes burkinabè dans la compétition et dit croiser les doigts pour que l’Etalon de Yennenga reste à la maison cette année.

Un déjeuner offert par le Président du Faso à la Secrétaire Générale de l’OIF

Présente à Ouagadougou dans le cadre de la 25ème édition du FESPACO, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a été reçue avec sa délégation, par le Président du Faso, autour d’un déjeuner ce jeudi 2 mars 2017, à Ouagadougou.
Les deux personnalités ont tenu à porter un toast à la faveur de ce déjeuner. C’est le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE qui se prête, le premier, à l’exercice. Il a salué les liens de coopération qui unissent le Burkina Faso à l’Organisation internationale de la Francophonie. Des liens que le chef de l’Etat a qualifiés « d’excellents et d’exemplaires ». La coopération entre notre pays et l’OIF touche les domaines aussi variés que le développement local, l’éducation, la promotion culturelle et artisanale, l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, la démocratie et la bonne gouvernance, la justice et l’Etat de droit. Dans tous ces domaines, « la présence et le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie sont appréciés, parce qu’effectifs et efficaces » selon le chef de l’Etat.
L’OIF est un partenaire historique du FESPCAO. Elle a renouvelé son soutien à cette 25ème édition de la grande messe du cinéma africain. Cela témoigne de l’avis du Président Roch Marc Christian KABORE, « de la vivacité de nos relations et de l’importance que la Francophonie accorde à la culture en tant que facteur, non seulement de cohésion sociale, d’éducation, de lutte contre l’intolérance et les extrémismes, mais également de progrès et de développement ».
Le Président du Faso a par ailleurs indiqué que les pays de la sous-région mutualisent leurs moyens à travers l’Autorité intégrée du Liptako-Gourma et du G5-Sahel, pour mieux faire face à la menace terroriste. Il souligne cependant que « l’accompagnement de la communauté internationale sera nécessaire, au regard aussi bien de l’ampleur de la tâche, que de la réalité de la communauté de nos destins dans ce désormais village planétaire ». Il a de ce fait invité l’OIF à maintenir son plaidoyer auprès de l’Organisation des Nations unies et des partenaires majeurs afin de susciter leur accompagnement dans la mise en œuvre « effective et rapide des initiatives courageuses que nous avons prises dans ces différents cadres de concertations et d’actions ».
S’exprimant à son tour, Madame Michaëlle JEAN a salué le courage et la détermination dont le peuple burkinabè fait montre dans la défense de la démocratie, de la liberté et des droits civiques. Elle dit être également venue traduire aux Burkinabè, la solidarité de la Francophonie face aux attaques terroristes. Elle a invité la population à se mobiliser et à s’impliquer dans la lutte contre cette nouvelle menace qui vise à déstabiliser toute la région.
Faisant preuve d’une parfaite connaissance du potentiel culturel et touristique du pays des Hommes intègres, Madame Michaëlle JEAN dit que le Burkina Faso est « un pays de créativité et de savoir-faire, un pays de grande beauté, un pays de richesse patrimoniale qu’il faut mettre en relief dans une stratégie de tourisme durable ».
L’OIF participe à cette 25ème édition du FESPACO comme aux éditions précédentes. Mais pour sa Secrétaire générale, « cette édition symbolise avec force ce que la culture représente comme rempart contre l’obscurantisme et la barbarie ».
En marge des activités du FESPACO, Madame Michaëlle JEAN et son équipe vont évaluer avec les autorités nationales, l’état d’avancement des projets mis en route dans le cadre de la coopération qui nous lie à l’OIF. Elle mettra aussi à profit ce séjour pour écouter et encourager les jeunes entrepreneurs qui constituent la relève.

Le Président du Faso discute avec Michaëlle JEAN du renforcement de la coopération entre notre pays et l’OIF.

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience, ce jeudi 02 mars 2017, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, (OIF). Avec Madame Michaëlle JEAN, il a été question du renforcement des liens de coopération entre le Burkina Faso et l’OIF.
La Secrétaire générale de la Francophonie est venue apporter au peuple burkinabè un message de solidarité « au nom de la vaste famille francophone qui rassemble aujourd’hui 84 Etats et Gouvernements ». Cette solidarité, selon Madame Michaëlle JEAN, se traduit par un désir de coopération renforcée, dans tous les domaines. « Nous sommes venus pour parler d’un appui vigoureux à l’entreprenariat et à la création d’emplois de manière structurante. Voir comment on peut, en jouant collectif, déboucher sur des marchés, créer plus de synergie dans les échanges économiques entre nous avec ce souci d’une croissance partagée », a indiqué la patronne de l’OIF.
Elégante dans une tenue moderne confectionnée à base du coton burkinabè, Madame Michaëlle JEAN a dit son admiration face à ce qu’elle a qualifié de « sens de l’innovation, ce sens de la créativité, le travail bien fait » qui caractérise le peuple burkinabè. Elle s’est montrée confiante qu’avec ce peuple, le Burkina Faso réussira la mise en œuvre de son Plan national de Développement économique et social (PNDES). Et c’est cette confiance qui a guidé l’OIF à se mobiliser auprès des autorités burkinabè pour dire aux partenaires et investisseurs qu’« il y a au Burkina Faso tout pour inspirer la confiance. Tout pour venir et travailler aux côtés des Burkinabè, tout pour investir aussi dans ce pays ».
Le Burkina Faso, à l’instar des pays du G5 Sahel, fait face à la menace terroriste. Face aux terroristes, l’ancienne Gouverneure générale du Canada a sa recette : « nous allons résister avec nos armes de construction massive, avec la société civile engagée, avec un climat politique apaisé, avec des institutions plus fortes, avec plus de formation, plus d’éducation, plus d’activités économiques ».
Madame Michaëlle JEAN mettra à profit ce séjour pour prendre part aux activités de la 25e édition du FESPACO, une manifestation que son institution soutient depuis les premiers instants.