« Le Burkina a acquis réellement sa place de pays minier en Afrique », dixit Monsieur Tidiane BARRY

Une délégation de la Fédération des Chambres des Mines de l’espace CEDEAO a été reçue en audience, le mardi 26 septembre 2017, par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE. La délégation conduite par Monsieur Tidiane BARRY a été introduite par le Ministre des Mines et des Carrières du Burkina Faso, Monsieur Oumarou IDANI.
A l’issue de l’audience, Monsieur BARRY, président de la Chambre des Mines du Burkina Faso, a indiqué qu’il s’agit d’une visite de courtoisie de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO. A la faveur de la semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest qui se tient à Ouagadougou, la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO organise ses activités statutaires, notamment un conseil d’administration et une assemblée générale. Ces rencontres vont consacrer, selon Monsieur BARRY, « l’entrée de nouveaux pays membres dans notre jeune chambre ».
Cette audience avec le chef de l’Etat « marque pour nous toute l’importance qu’accordent les institutions de notre pays aux objectifs de notre jeune chambre qui a pour mission de faire en sorte que les ressources naturelles dans notre espace puissent être développées avec une gouvernance saine et puissent servir réellement au bien-être et au développement économique et social de l’espace », s’est réjoui le président de la Chambre des Mines du Burkina Faso.
Poursuivant, il a indiqué que notre pays a maintenant acquis sa place de pays minier sur le continent mais le plus important reste le développement harmonieux du secteur, « avec des standards de gouvernance qui sont parmi les meilleurs au monde ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso, Grand maître des Ordres burkinabè préside un atelier de relecture des textes

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Grand maître des Ordres burkinabè, a présidé dans la matinée du 26 septembre 2017 à Ouagadougou, un atelier national d’amendement et de validation des propositions de réformes pour une meilleure administration des Ordres burkinabè.
Cet atelier qui réunit des dizaines de participants issus de l’ensemble des composantes sociales du Burkina a pour objectif principal d’avoir une vision consensuelle des différentes réformes engagées dans le but de parvenir à une meilleure administration des Ordres burkinabè qui ont vu le jour en 1959. D’où le thème retenu : « Quelles réformes pour une meilleure admiration des Ordres burkinabè ? »
Dans son discours, le Président du Faso a rappelé aux participants que « la force et l’efficacité d’une institution résident dans sa capacité à inscrire son action dans une dynamique d’innovation et d’adaptation aux évolutions, pour mieux répondre aux aspirations ».
Il a relevé que depuis quelques années, l’administration des Ordres burkinabè présente des insuffisances et des lacunes liées essentiellement à la vétusté des textes qui réglementent l’organisation, la gestion des Ordres burkinabè ainsi que le fonctionnement de l’institution elle-même.
Face à ce constat, dira le chef de l’Etat, « la relecture des différents textes constitue un impératif pour permettre à la Grande Chancellerie d’être en phase avec les réalités et faire preuve d’efficacité dans l’accomplissement de sa mission ».
Le Président Roch Marc Christian KABORE a donc rappelé aux participants ses attentes : « Puissiez-vous alors, par la qualité de vos contributions, la pertinence de vos recommandations et la finesse de vos analyses et propositions, accompagner la dynamique engagée qui vise l’amélioration du dispositif règlementaire et organisationnel de l’administration des Ordres burkinabè ».
Selon le grand chancelier des Ordres burkinabè, le colonel André Roch COMPAORE, deux principes fondateurs gouvernent l’administration des Ordres burkinabè, à savoir l’Universalité et l’Egalité.
Cependant, a-t-il souligné, son institution fait face à d’autres préoccupations et qui devraient faire l’objet d’une attention particulière de la part des participants à l’atelier. Il s’agit par exemple de la disparité du mode de calcul de l’ancienneté pour la promotion. « Certains arrêtent le mode de calcul au 1er janvier de l’année en cours et d’autres au 31 décembre, ce qui donne une année de plus par rapport à ceux qui arrêtent au 1er janvier », a-t-il fait remarquer.
Au nombre des préoccupations figurent aussi les demandes de création de nouveaux ordres spécifiques. Il en existe actuellement huit alors que cinq autres ministères en demandent.
Il y a la conception d’un logo spécifique à la Grande chancellerie et l’élaboration d’un texte devant réglementer l’exécution de l’hymne national qui constituent également des préoccupations.
Autre sujet qui est soumis à l’attention des participants par le Grand Chancelier des Ordres burkinabè, c’est le remplacement de l’appellation « Ordre national » par « l’Ordre de l’Etalon », afin de se conformer aux deux recommandations de la conférence des grandes chancelleries des Ordres nationaux d’Afrique francophone subsaharienne et de France.
L’atelier prendra fin le 28 septembre prochain par l’inauguration du nouveau siège de la Grande Chancellerie.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO GRAND MAITRE DES ORDRES BURKINABE

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR
ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO
GRAND MAITRE DES ORDRES BURKINABE
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A
L’OCCASION DE LA CEREMONIE OFFICIELLE D’OUVERTURE
DE L’ATELIER NATIONAL D’AMENDEMENT ET DE VALIDATION DES PROPOSITIONS DE REFORMES POUR UNE MEILLEURE ADMINISTRATION DES ORDRES BURKINABE
Ouagadougou, le 26 septembre 2017
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution
Monsieur le Grand Chancelier des Ordres burkinabè
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Mesdames et Messieurs les participants au présent atelier
Distingués invités
Mesdames et Messieurs
L’atelier de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè qui s’ouvre ce matin fera date dans l’histoire de cette institution emblématique de la République dont les textes datent pour l’essentiel depuis les années 1960.
Comme vous le savez, la force et l’efficacité d’une institution résident dans sa capacité à inscrire son action dans une dynamique d’innovation et d’adaptation aux évolutions, pour mieux répondre aux aspirations dont elle est porteuse.
C’est dans cet esprit que se tient le présent atelier national de validation des propositions de réformes sur la Grande chancellerie, à laquelle participent les représentants de l’ensemble des composantes de notre société.
Je salue votre participation effective à ces assises qui témoigne de votre engagement en faveur des initiatives visant l’approfondissement et l’amélioration continue de notre système de gouvernance.
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Depuis quelques années, l’Administration des Ordres burkinabè présente des insuffisances et des lacunes liées essentiellement à la vétusté des textes qui règlementent l’organisation, la gestion des Ordres burkinabè ainsi que le fonctionnement de l’Institution elle-même.
Face à ce constat, la relecture des différents textes constitue un impératif pour permettre à la Grande Chancellerie d’être en phase avec les réalités actuelles et de faire preuve d’efficacité dans l’accomplissement de sa mission.
Puissiez-vous alors, par la qualité de vos contributions, la pertinence de vos recommandations et la finesse de vos analyses et propositions, accompagner la dynamique engagée qui vise l’amélioration du dispositif règlementaire et organisationnel de l’administration des Ordres burkinabè.
Mesdames et Messieurs
Monsieur le Grand Chancelier des Ordres burkinabè
La crédibilité renforcée et le prestige renouvelé de la Grande Chancellerie dépendent de la qualité des textes consensuels qui sanctionneront vos travaux.
Je forme le vœu que les réflexions qui seront menées pendant ces trois jours, dans le cadre de cet atelier apportent des réponses claires et pertinentes à l’enjeu fondamental de transformation qualitative de la Grande Chancellerie.
En souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier national de validation des propositions de réformes des Ordres burkinabè.
Je vous remercie.

Le Président du Faso dresse un bilan positif de sa participation à la 72eme session de l’Assemblée générale de l’ONU

De retour de New York où il a pris part à la 72eme session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a animé un point de presse ce samedi 23 septembre 2017 à l’aéroport international de Ouagadougou. Il a fait le bilan de la participation de la délégation burkinabè à cette importante rencontre.
L’Assemblée générale de l’ONU qui draine des dirigeants du monde entier a été l’occasion de plancher, en marge des travaux, sur les préoccupations du G5 Sahel. Les pays du G5 Sahel ont nourri la réflexion avec la France, l’Allemagne et les Etats unis sur la mise en place progressive de la force conjointe. Ils ont également rencontré le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur António GUTERRES pour « réaffirmer la nécessité de faire en sorte que le budget de cette force multinationale soit bouclé ».
Avec lui, il a également été question, selon le Président du Faso, du « relèvement du niveau de la force d’intervention multilatérale et également de faire en sorte que les militaires que nous allons affecter à cette mission puissent être, au minimum, payés au même niveau que ceux qui assurent le maintien de la paix dans ces zones ».
Dans l’optique de boucler le budget de la force conjointe du G5 Sahel, l’Union africaine s’est engagée à mobiliser à ses côtés les pays arabes et d’Asie. Mais en attendant le mise en place progressive de cette force, des opérations ponctuelles seront menées dans la zone, a confié le chef de l’Etat.
Selon le Président du Faso, notre pays a été retenu au cours de la rencontre de New York pour bénéficier de « l’initiative présidentielle américaine de lutte contre le paludisme. Et à ce titre, le Burkina Faso à partir de 2018 bénéficiera à travers l’USAID, de 14 milliards de FCFA pour mener cette lutte ».
Ce séjour a été mis à profit par le chef de l‘Etat pour rencontrer certains chefs d’Etat et d’autres personnalités de haut niveau sur des questions d’intérêts communs. Ainsi, a-t-il pu échanger avec le Président de la Guinée équatoriale, le chef de la diplomatie saoudienne, ainsi que les responsables de la Banque africaine de Développement (BAD), de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du ministre marocain des Affaires étrangères.
La délégation burkinabè a aussi échangé avec des hommes d’affaires américains pour donner « l’ensemble des informations qui concernent aussi bien la situation politique, économique, que sécuritaire au Burkina Faso ». Pour donner suite à ces discussions, des opérateurs économiques du pays de l’Oncle Sam séjourneront au Burkina Faso en début d’année 2018.
Enfin, a indiqué le Président du Faso, notre pays a été mis en vedette aux USA à travers une initiative dénommée « Burkina Day ». Elle a permis de focaliser l’attention des Américains, mais aussi de celle d’autres communautés sur la vie économique, culturelle et politique du pays des Hommes intègres.
Réagissant à la question d’un journaliste sur la situation à Lougou, du nom de ce village situé à la frontière avec le Niger où les populations des deux pays se disputent sur l’exploitation des mines d’or, le Président du Faso s’est voulu rassurant. La question a déjà été évoquée avec le Président nigérien et elle sera réglée « d’Etat à Etat ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso