Prix de l’excellence scolaire édition 2017 : Le Président du Faso offre un prix spécial à chaque lauréat

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a présidé le vendredi 18 août 2017 à Ouagadougou, la cérémonie de récompense des meilleurs élèves du Burkina Faso dénommée « Prix de l’excellence ».
Avant l’entame de la cérémonie, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes des attaques terroristes de ce mois d’août au Burkina.
Pour cette édition 2017, ce sont au total 81 lauréats dont 26 filles qui ont été récompensés aussi bien en nature qu’en espèces.
Ainsi pour le Certificat d’Etudes primaires (CEP) et le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), dix élèves ont été récompensés dans chaque catégorie. Les prix sont constitués d’une attestation, d’un kit scolaire et d’une enveloppe de 50 000 F CFA pour les élèves du primaire et pour ceux du secondaire, d’une tablette, d’une attestation et d’une enveloppe de 100 000 F CFA.
Quatre prix spéciaux, soit deux par ordre d’enseignement, ont été attribués aux meilleurs élèves au CEP et au BEPC de la région du Sahel afin de les galvaniser pour les efforts fournis malgré la situation sécuritaire délicate dans cette partie du Burkina.
Les six lauréats de la catégorie Certificat d’Aptitude professionnelle (CAP) reçoivent une attestation, une tablette, la somme de 120 000 F CFA tandis que les six autres du Brevet d’Etudes professionnelles ont une attestation, une tablette et la somme de 130 000 F CFA.
Quant aux bacheliers au nombre de 40, (5 pour le Baccalauréat professionnel et 35 pour les séries A, D, C, E, F, G et H), chacun d’eux est reparti avec une attestation et la somme de 150 000 F CFA pour les professionnels et 200 000 FCFA pour les autres séries.
Six prix spéciaux ont été décernés aux élèves vivant avec un handicap. Ainsi, les admis au CEP ont eu une attestation, la somme de 50 000 F CFA; ceux du BEPC et du CAP repartent avec une attestation et la somme de 100 000 F CFA. A chacun de ces lauréats, un kit spécifique sera constitué en fonction du handicap et du besoin réel de l’élève.
La surprise du chef a été le soutien financier spécial que le Président du Faso a apporté à ces lauréats. Les élèves du primaire reçoivent chacun 50 000 F CFA ; ceux du BEPC, du CAP et du BEP ont 150 000 F CFA et ceux du Baccalauréat ont 500 000 F CFA pour les premiers de chaque série et 300 000 F CFA pour les autres admis.
Les lauréats, par la voix de leur porte-parole, Mademoiselle Jessica TIENDREBEOGO, ont témoigné leur reconnaissance au Président du Faso et à son gouvernement, à leurs enseignants et parents. Ils ont pris l’engagement de mériter de la Nation par leur abnégation et leur engagement au travail.
«C’est en se donnant la main dans le respect des textes qui régissent la vie dans nos structures éducatives que nous continuerons avec efficacité l’œuvre édificatrice d’une éducation de qualité dans notre pays, avec l’aide de toutes et de tous », a-t-elle réaffirmé à l’endroit de ses camarades lauréats.
Pour le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Monsieur Jean-Martin COULIBALY, cette jeunesse récompensée ce jour a conquis sa place par le mérite, le travail bien fait, la persévérance et surtout la foi en la capacité de l’école, du savoir de les rendre meilleurs. Pour lui, elle est la meilleure réponse que le Burkina Faso doit opposer à la sauvagerie terroriste.
La célébration de cette jeunesse brillante et conquérante est pour le ministre, « la lumière de la connaissance que nous brandissons devant nous et cette lumière dissipera les ténèbres de l’ignorance et de la haine. Cette jeunesse faite de la meilleure pâte, porte les promesses d’un futur de progrès qui triomphera des forces de régression et de mort ».
Monsieur Jean-Martin COULIBALY a fait remarquer que si l’école burkinabé a connu des insuffisances en matière d’infrastructures, de personnel enseignant, de ressources financières et même des perturbations de cours durant l’année scolaire 2016-2017, c’est bien les attaques terroristes qui ont court au Sahel qui ont privé pendant un moment, des milliers d’écoliers burkinabè du plaisir d’aller à l’école.
Aussi, a-t-il a rappelé la place qu’occupe l’école dans le projet de société du Président Roch Marc Christian KABORE à savoir, « une école burkinabè nouvelle, capable d’offrir une formation de qualité pour tous les enfants du Burkina Faso, disposant d’une offre de formations diversifiées, en phase avec les besoins de notre économie et prenant une option sur le futur en intégrant les métiers du numérique, ne saurait être on ne peut plus à propos ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Attaque terroriste de Ouagadougou : Le Professeur Alpha CONDE apporte le soutien de la Guinée et de l’Union africaine

Après l’attaque terroriste perpétrée contre le « café restaurant Aziz Istanbul » le 13 août 2017, le Président de la République de Guinée est arrivé dans l’après-midi du 17 août 2017 à Ouagadougou. Le Professeur Alpha CONDE est venu témoigner le soutien de son pays et de l’Union africaine (UA) dont il est également le Président en exercice.
A sa descente d’avion, le Président guinéen a été accueilli avec les honneurs par son homologue burkinabè. Après un bref entretien au salon présidentiel, l’hôte du jour s’est rendu sur le site de l’attentat sis avenue Kwamé N’KRUMAH. Si les lieux ont été nettoyés, les impacts de balles sur les murs du bâtiment témoignent de la violence de l’attaque et de la riposte des éléments de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale. Le Commandant de cette unité qui a piloté l’opération a retracé au Président guinéen le film des événements du 13 août 2017 qui ont fait 18 victimes innocentes et des blessés. Attentif aux explications de l’officier de gendarmerie, le Président Alpha CONDE a fait le tour du bâtiment pour voir de plus près les lieux où les deux terroristes ont été abattus. Il a félicité le Commandant de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie et ses hommes pour la promptitude de leur réaction qui a permis de libérer de nombreux otages. Du site de l’attentat, le Président guinéen s’est rendu au Palais présidentiel où l’attendait son homologue burkinabè, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.
S’adressant aux médias à l’issue de l’audience, le Professeur Alpha CONDE a déclaré être venu apporter le soutien et la solidarité de la Guinée et de l’Union africaine suite à l’attaque terroriste du 13 août dernier. Il a aussi indiqué que les échanges avec son « frère » burkinabè ont porté sur la mise à disposition rapide aux pays du G5 Sahel, des moyens adéquats pour qu’ils puissent assurer la sécurité de leurs populations.
Pour le Président de l’Union africaine, c’est aux Africains d’abord d’organiser leur défense contre le terrorisme. « Mais nous avons aussi besoin d’être accompagnés par nos amis du point de vue des équipements, du point de vue financier, du point de vue des moyens de renseignements », a-t-il ajouté.
Les attaques terroristes font des victimes au sein de la population et endeuillent des familles. Elles portent aussi atteinte aux économies des pays touchés, souligne le Président de la République de Guinée. A cet effet, annonce-t-il, « nous allons faire tout notre possible au niveau de l’Union africaine, non seulement pour apporter notre soutien, mais aussi demander à nos amis d’accélérer la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel ». En plus du réconfort moral, le Président guinéen a remis une enveloppe de 100 000 dollars US au profit des familles des victimes.
Avant de prendre congé des journalistes, il a donné sa vision sur l’organisation de la lutte contre le terrorisme dans nos pays. Pour lui, la première réponse est militaire. Mais la réponse définitive reste la lutte contre la pauvreté et l’injustice. « C’est par le développement économique, la justice sociale, l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables, c’est-à-dire les femmes et les jeunes qui peut nous permettre de vaincre définitivement le terrorisme », a conclu le Professeur Alpha CONDE.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Coopération germano-burkinabè : Le Ministre délégué à la Défense allemand salue la mémoire des victimes de l’attentat du café Aziz Istanbul

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience le mercredi 16 août 2017, le Ministre délégué à la Défense (Secrétaire parlementaire) de la République fédérale d’Allemagne, le Docteur Ralf BRAUKSIEPE. Introduit auprès du chef de l’Etat par le Ministre de la Défense et des Anciens combattants du Burkina, Monsieur Jean-Claude BOUDA, le Docteur BRAUKSIEPE a dit avoir présenté les condoléances de son gouvernement et du peuple allemand au Président du Faso suite à l’attaque terroriste du 13 août 2017. 

A l’issue de l’entretien avec le chef de l’Etat, le ministre allemand s’est exprimé en ces termes : « Nous partageons la douleur des victimes de cet attentat terroriste. Nous condamnons cet attentat d’autant plus maintenant que nous sommes engagés dans la coopération et nous pensons que c’est maintenant que nous devons faire face ensemble à ce défi du terrorisme ».
Le Docteur Ralf BRAUKSIEPE a aussi réaffirmé le soutien de son gouvernement à l’organisation sous régional de lutte contre le terrorisme, le G5 Sahel : « Nous soutenons fortement au niveau politique cette coopération conjointe au niveau du G5 Sahel. Puisque le terrorisme ne respecte pas les frontières, la lutte contre le fléau doit, elle aussi être transfrontalière. C’est très important ».
Le Ministre BRAUKSIEPE a par ailleurs évoqué l’excellente qualité des relations entre les deux pays et précisé les domaines de coopération : « L’Allemagne fournit un soutien au programme de gestion des frontières au niveau du Burkina Faso et nous mettons un accent prioritaire sur le Nord de votre pays pour protéger et surveiller les frontières face aux défis qui existent. Et puis dans le cadre de l’Union européenne, l’Allemagne est engagée au Mali, mais dans le seul cadre de la formation des forces maliennes. Nous avons décidé de l’élargir et de le proposer également aux forces de sécurité burkinabè. Nous sommes heureux de constater que le Burkina Faso a accepté cette proposition ».
Restant dans le domaine de la coopération bilatérale, Monsieur BRAUKSIEPE a précisé que deux autres initiatives sont également développées par la République fédérale d’Allemagne: La première, dénommée l’alliance pour le Sahel, est une initiative franco-allemande avec le soutien de l’Union européenne et celui financier de partenaires telle que la Banque mondiale. Elle vise à fournir un appui au Burkina Faso, mais aussi à ses partenaires. La seconde a été adoptée lors du Sommet du G20 tenu à Hambourg en Allemagne, en juillet dernier. Au cours de ce sommet, le soutien des pays du G20 a été total à cette initiative allemande qui « vise à encourager l'investissement privé, y compris dans les infrastructures ».
Pour le Docteur Ralf BRAUKSIEPE, afin de garantir une stabilité et soutenir la lutte contre le terrorisme dans la région, il faut « coordonner toutes ces initiatives pour assurer leur efficacité ».
Le séjour du ministre allemand au Burkina intervient quelques mois après la visite officielle effectuée en Allemagne du 20 au 22 mars 2017 par le Président du Faso. Le chef de l’Etat s’était entretenu avec de nombreuses personnalités allemandes dont la Chancelière Angela MERKEL.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Attaque terroriste du 13 août 2017 à Ouagadougou: « Je m’incline sur les victimes innocentes qui ont été fauchées », déclare le Président Ibrahim Boubacar KEÏTA

Le Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, a déclaré le mardi 15 août 2017 à Ouagadougou, être venu « s’incliner sur les victimes innocentes qui ont été fauchées » lors de l’attaque terroriste contre le café Aziz Istanbul de Ouagadougou le dimanche 13 août 2017. Le chef de l’Etat malien s’exprimait à l’issue de sa visite de « solidarité et d’empathie » aux côtés du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.

Après le cérémonial d’accueil, les deux chefs d’Etat se sont directement rendus sur le site de l’attaque pour constater de visu l’ampleur de cette barbarie. Ils y ont eu droit également aux explications de la Procureure Maïza SEREME et du Commandant de l’unité spéciale d’intervention de la gendarmerie nationale sur le mode opératoire des terroristes.
A la Présidence du Faso, les Présidents KABORE et KEÏTA se sont entretenus en tête à tête avant d’élargir les échanges aux membres de leurs délégations. C’est à l’issue de cette entrevue que le Président de la République du Mali a expliqué le sens de sa venue à Ouagadougou : « Nous ne pouvions ne pas faire ce voyage sur Ouaga pour venir témoigner notre solidarité et dire notre empathie avec le peuple frère du Burkina Faso dans le temps où il est agressé, violenté de la façon la plus brutale, la plus sauvage. Cette douleur vive que, encore une fois on fait subir au peuple du Burkina comme au peuple du Mali, le mien, à Douentza, à Tombouctou ».
Pour le Président Ibrahim Boubacar KEÏTA, « nous ne pouvions donc ne pas venir à Ouaga et surtout étant aujourd’hui le président en exercice du G5 Sahel. Mais peu importe que nous le soyons aujourd’hui ou que nous l’eussions pas été, nous aurions fait le voyage de Ouaga comme nous l’avons fait en d’autres temps ».
Cette attaque terroriste, de l’avis du chef de l’Etat malien, est encore et aussi la preuve que si « le G5 Sahel n’existait pas, il aurait fallu peut-être le créer ». Aussi, a-t-il révélé que la force conjointe du G5 Sahel est en « phase de mise en place avec sa base opérationnelle qui est en cours d’installation à Sévaré ».
Le Président Ibrahim Boubacar KEÏTA a donc salué la mutualisation des ressources à travers le G5 Sahel, même si, a-t-il fait remarquer que la zone sahélienne traverse une période difficile en matière de sécurité, mais que les gouvernants feront face à leurs responsabilités : « C’est un dur temps qui est imposé à nos peuples, un très dur temps. Nous avons d’autres besoins aujourd’hui que des besoins de renforcement de sécurité, de défense. Nous devrions aujourd’hui ne nous dédier qu’aux tâches de développement au profit de nos peuples, de nos populations. Mais voilà qu’on nous en distrait pour nous occuper davantage avec beaucoup plus d’investissements du secteur de la sécurité et de la défense. Mais si tel est le prix à payer, nous y sommes prêts ».
Ce déplacement à Ouagadougou du Président en exercice du G5 Sahel dans cette situation de deuil national s’inscrit dans le prolongement de la solidarité internationale qui s’est manifestée à travers le monde en faveur de notre pays aussitôt après l’attaque terroriste : « Ma présence aujourd’hui ici à Ouaga aux côtés de mon frère Roch Marc Christian KABORE, c’est simplement la solidarité, la sympathie et l’empathie, et dire que le G5 Sahel comme tout le Sahel est uni dans cette douloureuse circonstance et que nous ne baisserons pas les bras, on ne nous effraiera pas ».
Avant de quitter la capitale burkinabè, le Président Ibrahim Boubacar KEÏTA a invité chaque citoyen du G5 Sahel au patriotisme et à la vigilance : « Peut-être que le temps est venu pour nous aussi de changer quelques habitudes. Le doux temps de l’insouciance est terminé et nous sommes obligés d’admettre que nous sommes quelque part dans une situation aujourd’hui où à tout moment nous pouvons être agressés. Donc, que chacun de nous fasse preuve de la plus grande vigilance ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso