La problématique du développement économique au centre des échanges entre le groupe Partenaires Investisseurs et le Président du Faso

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a échangé avec Monsieur Jean-Michel SEVERINO, président d’Investisseurs Partenaires  et ses associés sur la problématique du développement économique au cours d’une audience le jeudi 4 février 2016.

« Je suis venu avec mes collègues présenter au Président du Faso, les activités d’Investisseurs Partenaires  au Burkina et recueillir ses recommandations. Investisseurs Partenaires est une société d’investissements qui est entièrement consacrée ou soutien  et à la promotion des entrepreneurs africains. Nous travaillons dans toute l’Afrique. Nous avons investi en tant qu’apporteurs de capital dans plus d’une soixantaine de sociétés dans une quinzaine de pays africains. Nous avons commencé les trois dernières années à travailler au Burkina en faisant des investissements directs dans des sociétés burkinabè. Nous sommes aussi ici avec une dizaine de co actionnaires burkinabè, une société d’investisseurs au Burkina qui s’appelle Synergie Burkina. Cette société, avec un capital de 1, 7 milliards de francs CFA participe au financement de PME et starters entre 20 et 200 millions de francs CFA », a expliqué le président d’Investisseurs Partenaires.

Monsieur Jean-Michel SEVERINO espère continuer à s’intéresser aux investissements directs avec les plus grosses PME burkinabè et à travers Synergie Burkina. « Nous avons pu parler de ces activités au Président du Faso qui a aussi partagé avec nous ses grandes priorités. Il souhaite mettre l’accent sur la problématique du développement agricole, l’accès à l’internet, l’accès à l’énergie », a confié Jean-Michel SEVERINO. 

Parlant de l’accompagnement de son groupe au Burkina Faso sur les questions du développement économique, Monsieur SEVERINO a dit qu’« étant membre du Conseil présidentiel pour l’Investissement, Investisseurs Partenaires est heureux de pouvoir contribuer à la réflexion gouvernementale sur les sujets économiques en apportant ses modestes contributions. Aussi nous pouvons de façon opérationnelle le faire en augmentant nos investissements dans des directions qui sont cohérentes avec les désirs du gouvernement burkinabè ».

 

Roch Marc Christian KABORE pour une Armée républicaine où règnent « la cohésion, la discipline et l’unité du corps »

 

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a rencontré dans la matinée du jeudi 04 février 2016 au ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants, la haute hiérarchie de l’armée, les hauts cadres du ministère et les membres de la Commission de la Réforme de l’Armée.     

Cette rencontre, première du genre entre le Président Roch Marc Christian KABORE, Ministre en charge de la Défense nationale, chef suprême des Armées et la haute hiérarchie militaire a été l’occasion de faire au Chef de l’Etat une présentation succincte des Forces Armées Nationales, ses défis et surtout les urgences dans le domaine de l’équipement de l’armée en vue de faire face aux menaces terroristes, aux attaques contre la sécurité du pays. Il a également été question de la réflexion sur la réforme de l’Armée.

 A l’issue de la rencontre, le Président du Faso a confié qu’« en tant que Ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, il était normal qu’il rencontre non seulement la haute hiérarchie de l’Armée nationale, mais également tous les cadres qui y travaillent pour les saluer et  les féliciter  pour le travail  accompli  au quotidien dans le cadre de la sécurisation du territoire national et des populations ».  

A cette occasion, le Chef de l’Etat a été informé par la haute hiérarchie de notre armée, non seulement de ses préoccupations, mais aussi des travaux en cours de la commission de réflexion sur la réforme de l’Armée : « cette séance de travail m’a permis  de voir avec eux les préoccupations qui sont aussi bien d’ordre matériel qu’organisationnel et relancer la nécessaire question de la réforme de l’armée. A ce sujet, j’ai demandé qu’il y ait la plus grande participation possible qui tienne compte non seulement des aspects générationnels mais également des grades. Des mesures ont été prises dans le sens  d’améliorer les conditions des militaires, à savoir la prolongation des âges de la retraite », a affirmé le Président Roch Marc Christian KABORE. 

Il a souhaite par ailleurs qu’au sortir de ces discussions sur la réforme de l’Armée, qu’il y ait un consensus. «Nous avons eu un très bel échange qui m’a permis de prendre la mesure de l’organisation au niveau de nos Forces Armées Nationales. Nos différends doivent être mis sous le boisseau et ne penser qu’à la paix, au renforcement de la sécurité du Burkina Faso, notre chère patrie, la cohésion, la discipline, l’unité du corps. Ce sont des aspects sur lesquels j’ai fortement insisté. Aussi ai-je souhaité que les discussions dans les commissions soient franches pour atteindre ces objectifs ».

Promesse a été faite par le Président du Faso de « mettre en place  une loi programmatique de l’armée sur cinq ans. Cela va permettre de résoudre les problèmes d’équipements, les problèmes de matériels roulants, bref, les problèmes militaires ». 

Roch Marc Christian KABORE: « Nous devons revoir l’organisation pour rendre l’Union Africaine beaucoup plus efficace, beaucoup plus proche des préoccupations des populations, moins bureaucratique et administrative », à propos du 26è Sommet de l’UA

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, a accordé une interview à la presse burkinabè présente à Addis-Abeba en Ethiopie le dimanche 31 janvier 2016 en fin d’après-midi. Ce fut l’occasion pour le Chef de l’Etat de faire un bilan de la participation du Burkina Faso au 26è Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine. 

D’abord sur l’organisation du Sommet, le Chef de l’Etat a donné son avis et a formulé des propositions. « J’ai un bilan mitigé. De mon point de vue, il y a un problème d’organisation pour rendre efficace ce type de conférence. La disponibilité des documents pour permettre aux pays de trancher sur certaines questions est tardive. Beaucoup de résolutions sont prises, mais sur le plan de l’application par pays, il n’est pas évident du tout que cette application soit effectuée au bon niveau. Cela montre que nous devons revoir l’organisation pour rendre l’Union Africaine beaucoup plus efficace, beaucoup plus proche des préoccupations des populations, moins bureaucratique et administrative ».

Le thème de la 26è Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement « 2016 : Année africaine des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits de la femme » est un thème essentiel, a jugé le Président Roch Marc Christian KABORE. Le Chef de l’Etat est convaincu que ce thème porte sur un sujet sensible en ce sens que « les questions de droits de l’homme  ramènent à une chose, la bonne gouvernance économique, sociale et politique. La mal gouvernance entraîne facilement des conflits qui, la plupart du temps sont mal gérés et ont des conséquences sur les droits de l’homme »

Concernant les droits des femmes, le Président du Faso, se référant à l’Agena 2063 de l’Union Africaine, a reconnu « que le Burkina Faso a été épinglé pour le fait que la représentation des femmes au parlement reste insuffisante, même si théoriquement il y avait 30% des femmes sur les listes ». Pour corriger cet état des faits, le Président du Faso a donné quelques indications : « Ce que nous devons faire au Burkina Faso, c’est de renforcer l’engagement des femmes, de les soutenir financièrement et de promouvoir l’éducation des femmes. Nous avons pris l’engagement que dans les aménagements de nouvelles terres par l’Etat, 25 à 30% seront attribués aux femmes »

Répondant aux questions portant sur la sécurité, Roch Marc Christian KABORE  a fait savoir que « le premier des points qui a été discuté au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, a porté sur les questions de terrorisme. L’engagement est qu’il faut renforcer la lutte contre le terrorisme au niveau de nos législations, et aussi que nous puissions unir nos moyens aussi bien en termes de renseignements, en termes militaires.  En même  temps, il est important que le développement soit à l’ordre du jour. Puisque si les jeunes n’ont pas d’emplois, on crée toujours le terreau pour que les terroristes puissent faire des recrutements. Aussi, en marge du Sommet, le G5 Sahel a tenu une rencontre de haut niveau où il a été question de lutte contre le terrorisme. La décision a été d’opérationnaliser le plus tôt possible la Force conjointe avec pour objectif principal de mettre fin aux trafics de tous ordres qui se déroulent au Nord du Mali »

 

Roch Marc Christian KABORE aux Burkinabè d’Ethiopie : « Si aujourd’hui nous sommes l’objet d’attaques, c’est parce que la trêve qui était une forme de collusion entre le régime de Blaise COMPAORE et ses mouvements est terminée ».

A la faveur de sa participation au 26e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a rencontré ses compatriotes vivant en Ethiopie, le dimanche 31 janvier 2016 dans l’enceinte de l’Ambassade du Burkina. 

A bâtons rompus, le Président KABORE a échangé avec eux sur sa vision et sa stratégie de développement du pays, les problèmes de sécurité et la lutte contre le chômage des jeunes et des femmes, etc.

D’entrée, l’Ambassadeur du Burkina Faso en Ethiopie et Représentant permanent auprès de l’Union Africaine et de la Communauté Economique Africaine (CEA), Monsieur Amidou TOURE, a au nom de la communauté burkinabè vivant en Ethiopie, souhaité la bienvenue et félicité le Président du Faso, pour son accession à la magistrature suprême, à l’issue d’élections libres, transparentes et démocratiques. 

Après avoir demandé une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat terroriste du 15 janvier 2016, l’Ambassadeur TOURE a dit qu’une « nouvelle page de notre histoire, chargée de promesses est en train de s’écrire », avec cette nouvelle ère démocratique au Burkina. 

Au nom de tous les Burkinabè résidant en Ethiopie, il a remercié le Président du Faso pour sa disponibilité à venir échanger avec ses compatriotes, eux qui ont la chance aujourd’hui de le recevoir un mois seulement après son investiture. Cela témoigne de l’intérêt manifeste que le Chef de l’Etat accorde à la participation de tous les fils du pays, à l’intérieur comme à l’extérieur à l’édification d’un Burkina Nouveau.

Dans sa communication avec ses compatriotes, le Président Roch Marc Christian KABORE a donné des informations précieuses, apporté des précisions sur tous les sujets concernant le développement du pays.

Sur la vie politique au Burkina Faso, Roch Marc Christian KABORE a dit « qu’après une transition difficile et une tentative avortée de putsch, le Burkina Faso a organisé des élections équitables, ouvertes, crédibles et appréciées aussi bien par les Burkinabè que par la Communauté internationale » et a promis « d’exploiter au maximum cette nouvelle donne démocratique auprès des partenaires pour le développement du pays ».

Sur le plan de la lutte contre l’insécurité, le Président du Faso, après avoir fait le bilan de l’attaque terroriste contre le Burkina Faso le 15 janvier 2016, a rappelé que « dans un passé très récent sous le règne du Président Blaise COMPAORE, tous ces groupuscules étaient basés à Ouagadougou où ils étaient logés dans  des hôtels luxueux, au motif de négociations en vue de résoudre la crise malienne ». Le Président KABORE pense donc que « si aujourd’hui nous sommes l’objet d’attaques, c’est parce que la trêve qui était une forme de collusion entre le régime de Blaise COMPAORE et ces mouvements est terminée ». 

Les attaques terroristes, celle de Yimdi constituent selon le Chef de l’Etat « une tentative de déstabilisation du Burkina Faso, pour nous empêcher de pouvoir travailler et de pouvoir construire le pays ».

L’attaque de Yimdi une semaine après celle des djihadistes  étant attribuée aux anciens soldats du Régiment de Sécurité présidentielle (RSP) réfugiés en Côte d’Ivoire après la tentative du putsch manqué de septembre 2015, le Président du Faso a dit avoir « discuté du problème avec le Président Alassane OUATTARA, pour lui dire que nous considérons que non seulement nous devrons faire face au terrorisme, mais en même temps nous devons veiller sur les frontières entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Il faut que des dispositions soient prises de part et d’autre pour éviter que nos deux pays n’en arrivent à des situations fâcheuses ».

Concernant le mandat d’arrêt lancé contre le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire par la justice burkinabè, le Président du Faso a expliqué que les autorités burkinabè ont saisi la main tendue de la Côte d’Ivoire pour un règlement par voie diplomatique, sans pour autant cacher la vérité « parce qu’il y a des faits pour corroborer qu’à un certain niveau, même si ce n’est pas l’Etat de Côte d’Ivoire, il y a des personnes ou des personnalités qui ont posé des actes au moment du coup d’Etat, qui montraient également leur collusion avec les putschistes de Ouagadougou ».

Sur les questions de développement du Burkina, les échanges ont porté sur l’énergie, l’accès des Burkinabé de l’Etranger à la terre, le management de l’Etat burkinabè pour l’entrée de ses fils dans la fonction publique internationale, la création ou la revitalisation du Forum de la diaspora en vue de la capitalisation de leurs expériences pour impacter positivement le développement du Burkina Faso.

Des réponses et des précisions ont été apportées par le Chef de l’Etat à toutes ces préoccupations. Concernant l’énergie, « il faut prendre une option ferme pour développer l’énergie solaire et faire en sorte que 80% de l’éclairage soit solaire. Il s’agit plus d’une option politique que de manque de moyens », a-t-il fait savoir.

La crise alimentaire selon le Président du Faso peut trouver un début de solution si « nous repensions à doter les agriculteurs de tracteurs, de moyens modernes de production et surtout si nous assurons l’enlèvement des produits agricoles ».

Quant à l’emploi des jeunes et la lutte contre le chômage, il faut une « réforme du système éducatif en mettant l’accent sur la formation professionnelle et technique car l’enseignement général a montré ses limites ». Faire aussi de l’agriculture, de l’élevage, des NTIC, les nouveaux leviers de l’emploi des jeunes.

L’autre déclaration forte faite par le Chef de l’Etat pendant cette rencontre avec les Burkinabè vivant en Ethiopie a concerné les femmes. « Nous allons revisiter les fonds mis en leur faveur et donner plus de moyens aux femmes de s’autonomiser : 30% des terres aménageables seront données aux femmes », a promis le Président du Faso.

Pour terminer, le Chef de l’Etat a indiqué que le gouvernement s’emploie aujourd’hui sur deux volets très importants : renforcer le potentiel de nos Forces de Défense et de Sécurité et assurer le développement ; d’où ses contacts en marge du sommet de l’UA avec les partenaires techniques et financiers pour nous accompagner dans la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social.

Cette rencontre a véritablement constitué le premier « Forum de la diaspora avec les autorités », a souligné le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Monsieur Alpha BARRY. Elle a donné l’opportunité aux Burkinabè vivant en Ethiopie d’exprimer leur fierté d’appartenir à la maison commune le Burkina Faso, de montrer leur volonté d’accompagner les autorités dans la construction du pays. 

« Ces échanges ont été très instructifs aussi bien pour vous que pour nous. Le souci de la diaspora est un souci de participation directe au développement du pays », a conclu le Président du Faso.