Lutte contre le VIH/Sida : Les acteurs réaffirment leur engagement pour l’éradication de la pandémie d’ici à 2030

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, a co-présidé dans l’après-midi du mercredi 8 juin 2016 au siège des Nations unies à New York avec la Première Dame du Panama, un deuxième panel sur le thème : « financement en vue de mettre fin au Sida : une fenêtre d’opportunité ». 

Au cours de ce panel, tous les intervenants ont reconnu la nécessité d’investir dans le secteur de la santé en général et dans la prévention du Sida en particulier.

Les travaux de la rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida ouverts le 8 juin 2016 se sont poursuivis dans l’après-midi. A cette occasion, le Président Roch Marc Christian KABORE a co-présidé un panel dont l’objectif est de montrer la nécessité pour les Etats, le secteur privé et les organismes internationaux d’investir dans la lutte contre le Sida. 

Tous les panélistes se sont accordés pour dire que pour vaincre la pandémie d’ici à 2030, « il faut plus d’argent et ne pas considérer l’argent injecté dans la santé comme une dépense mais comme un investissement ». Venant en appoint à cette vision, Roch Marc Christian KABORE a, dans son mot de clôture qui se veut une synthèse des débats lors du panel, indiqué qu’« accroître les ressources consacrées à une prévention efficace représente un investissement stratégique pour avoir davantage de résultats ».

En effet, pour mettre fin à l'épidémie de sida, l'ONUSIDA a établi une série d'objectifs assortis d'échéances, notamment réduire le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH de 2,1 millions en 2015 à moins de 500.000 en 2020, réduire le nombre de personnes qui meurent de maladies liées au sida de 1,1 million en 2015 à moins de 500.000 en 2020 et éliminer la discrimination liée au VIH.

La lutte contre la pandémie n’étant pas seulement l’affaire des Etats, les intervenants appellent à une mobilisation tous azimuts allant de la contribution de solidarité (les taxes) à un appui de la communauté internationale en passant par le soutien du secteur privé, des organisations de la société civile, etc. 

A l’issue du panel, les Etats, les organismes sous régionaux et internationaux se sont engagés à investir dans la lutte contre le VIH/Sida pour l’atteinte des objectifs de la déclaration politique issue de la rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida.

Le Président du Faso s’entretient avec l’Administrateur du PNUD

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE s’est entretenu avec l’Administrateur du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), Madame Helen CLARK, le mercredi 8 juin 2016 au siège du PNUD à New York.

Présent à New York dans le cadre de la rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida, Roch Marc Christian KABORE  a été reçu par deux personnalités de haut rang du système des Nations Unies : d’abord le Secrétaire général, Monsieur BAN Ki-Moon dans la matinée du 7 juin et l’Administrateur du PNUD, Madame Helen CLARK en fin d’après-midi du 8 juin 2016. 

Ces rencontres entre le chef de l’Etat burkinabè et les principaux animateurs du système des Nations unies témoignent de la bonne relation entre l’ONU et le Burkina Faso.

Avec le PNUD, il a surtout été question de renforcer la coopération dans les différents secteurs d’intervention de l’institution internationale.

Madame Helen CLARK a annoncé sa venue prochaine au Burkina Faso.

A la tribune des Nations unies, Roch Marc Christian KABORE a réaffirmé « l’engagement du Burkina Faso dans l’accélération de la prévention et du traitement du VIH »

L’ouverture officielle de la réunion de haut niveau sur le VIH/SIDA organisée par l’ONU a eu lieu le 8 juin 2016 en présence du Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur BAN Ki-Moon, du Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Monsieur Michel SIDIBE et de plusieurs personnalités venues du monde. Cette rencontre internationale a pour objectif de susciter un intérêt plus palpable dans la lutte contre le VIH/Sida.

La cérémonie d’ouverture de la rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida s’est déroulée en deux phases :

D’abord, le vote de la déclaration politique suivi de la motivation du vote par chaque pays ayant droit de vote. Ensuite, est intervenue la série de discours dont celui du Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE.

La rencontre intervient au moment où un nouveau rapport mondial produit par l’ONUSIDA montre que le nombre de personnes ayant accès aux médicaments antirétroviraux a doublé depuis 2010. On estime en effet, à 17 millions, le nombre de personnes ayant accès à ces médicaments vitaux en 2015, soit 2 millions de plus sur une période de douze mois.

Du haut de la tribune des Nations unies où il intervient pour la première fois en tant que chef de l’Etat, Roch Marc Christian KABORE a déclaré que « le Burkina Faso est honoré de prendre part à cette rencontre de haut niveau sur le VIH/Sida, cadre qui nous donne le privilège d’évaluer avec la communauté des Nations, les progrès accomplis dans la mise en œuvre des déclarations politiques et engagements sur le VIH/Sida des années 2001, 2006 et 2011 ». Il a en outre indiqué que le Burkina Faso a « régulièrement produit et transmis à l’ONUSIDA les rapports d’activités sur la riposte au sida au Burkina Faso, qui montrent les progrès réalisés vers l’atteinte d’indicateurs définis par les Nations unies. »

Faisant un bilan des efforts déployés par l’Etat burkinabè en matière de financement de la lutte contre le sida, Roch Marc Christian KABORE a déclaré : « En matière de financement dans la lutte contre le VIH, le sida, et les IST, il est aussi important de rappeler que les efforts de plaidoyer pour la mobilisation des ressources internes se sont traduits par une augmentation des allocations budgétaires de l’Etat depuis 2011 en créant une ligne budgétaire dans la loi de finances consacrée à la lutte contre le VIH, mais aussi en augmentant substantiellement sa contribution par rapport aux engagements pris. Les montants inscrits dans le budget de l’Etat sont passés de 8 millions de dollars en 2012, à 17 millions de dollars à partir de 2014 ».

Cependant, a-t-il relevé, des efforts restent à faire pour mettre fin à la pandémie. Pour ce faire, il a préconisé que « des progrès notables devraient être enregistrés dans les domaines clefs suivants : la réduction de nouvelles infections au sein des populations, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, l’atteinte de l’objectif 3.90 à l’horizon 2020 ».

Avant de descendre de la tribune de l’ONU, le Président du Faso a réaffirmé « l’engagement du Burkina Faso dans l’accélération de la prévention et du traitement du VIH en vue de mettre fin à l’épidémie du Sida à l’horizon 2030 ».

La rencontre a abouti à la déclaration politique qui a pour ambition d’accélérer la riposte au VIH/Sida en vue de mettre fin à la pandémie. Selon l’assemblée, « rien ne doit limiter l’accès universel aux produits de lutte contre le VIH/Sida ».

Pour y parvenir, les différents pays ont réaffirmé leur volonté d’intensifier leurs efforts pour mettre fin à l'épidémie du sida d’ici à 2030.

La réunion de haut niveau a également été l’occasion pour les personnes infectées et affectées par la maladie de livrer des témoignages émouvants à la tribune de l’ONU.

Roch Marc Christian KABORE appelle à « des engagements budgétaires conséquents et à la solidarité internationale » pour vaincre le VIH/Sida

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, a présidé dans la soirée du mardi 7 juin 2016 au siège des Nations unies, un panel sur le thème « mettre fin aux nouvelles infections : un quart pour la prévention du VIH ». Ce panel a pour objectif de sonner la mobilisation des ressources financières au profit de la lutte contre le Sida.
Le Président du Faso a dans sa déclaration liminaire, indiqué que « la lutte contre le VIH/Sida est loin d’être gagnée » et déclaré que « l’Afrique à elle seule enregistre plus de 2 millions de nouvelles infections. »
En effet, le rythme de la diminution du nombre de personnes nouvellement infectées a ralenti au cours de ces dernières années dans certaines régions.
Aussi, parmi certains groupes de population, les chiffres concernant les personnes qui contractent le VIH sont entrain de rebondir. On estime actuellement à plus de 2 millions les personnes qui contractent encore le VIH chaque année.
Selon Roch Marc Christian KABORE, ce recul dans la lutte est lié « à l’insuffisance des programmes de lutte contre le Sida » qui rime avec « les financements de plus en plus faibles dans le domaine ». D’où, la pertinence de ce panel sur le thème « mettre fin aux nouvelles infections : un quart pour la prévention du VIH » dont l’objectif est de susciter un investissement d’un quart, les ressources financières dans la lutte contre le VIH/Sida.
Pour réduire le nombre de personnes nouvellement infectées par le VIH sur le plan mondial à moins de 500 000 d’ici à 2020, les panelistes proposent entre autres, des engagements au niveau mondial et national en faveur de la prévention, l’accès aux services de la prévention, la prise en compte des facteurs structurels qui entravent l’utilisation ou l’observance des méthodes de prévention, l’établissement des objectifs en matière de programmes de prévention, l’attribution de ressources adéquates pour la prévention, etc.
C’est pourquoi le Président du Faso en clôturant ce premier panel, a relevé que « nous devons prendre la prévention au sérieux. En même temps que nous traitons les personnes vivant avec le VIH, nous devons aussi travailler à la prévention qui est une question centrale et appelle à des engagements budgétaires et à la solidarité internationale ». Un appel qui a suscité un réel espoir dans l’assistance qui l’a manifesté par un tonnerre d’applaudissement à l’endroit du chef de l’Etat burkinabè.