Deuxième Programme national de Gestion des Terroirs (PNGT2) : Le Président du Faso remet des conventions de la 3e phase aux collectivités territoriales

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a présidé, le samedi 17 juin 20117 à Manga, chef-lieu la région du Centre-Sud, la cérémonie de remise de conventions de co-financement des investissements 2017 de la 3e phase du deuxième Programme national de Gestion des Terroirs (PNGT 2-3). Cette cérémonie a été aussi l’occasion pour le chef de l’Etat de procéder au lancement officiel de l’opération de distribution des intrants et matériels agricoles aux producteurs pour la campagne agricole 2017-2018.
Le montant total de l’enveloppe s’élève à environ 33 milliards de francs CFA, soit 14 milliards pour le financement des investissements des collectivités territoriales (12 milliards aux communes rurales et 2 milliards aux régions) et 19 milliards pour les intrants et les matériels agricoles au titre de la campagne agricole 2017-2018 de production en saison humide.
La remise des conventions de co-financement aux communes rurales et aux régions vise à encourager et à galvaniser l’ensemble des acteurs du développement local dans la réalisation de leurs plans locaux de développement qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES).
Les investissements des 13 régions et 302 communes rurales sont relatifs entre autres, à la conservation des eaux et des sols, à la réalisation d’infrastructures hydrauliques et d’assainissement, à la construction d’infrastructures marchandes, d’éducation, de santé, à l’installation d’éclairages solaires, etc.
Quant aux appuis en intrants et équipements au monde rural, ils devraient permettre, selon le Ministre en charge de l’Agriculture, Monsieur Jacob OUEDRAOGO, « l’atteinte des objectifs de production que nous nous sommes fixés à savoir produire 5,2 millions de tonnes de céréales, 1,5 millions de tonnes de cultures de rente dont 800 000 tonnes de coton, 980 000 tonnes d’autres cultures constituées essentiellement de niébé et de tubercules, 1 890 000 tonnes de productions maraichères ».
Le Ministre Jacob OUEDRAOGO a saisi l’occasion pour renouveler ses remerciements aux nombreux partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, le Fonds pour l’Environnement mondial et l’ensemble des acteurs du monde rural.
Le représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Monsieur Cheick KANTE (chef de file des bailleurs de fonds du PNGT), s’est réjoui des résultats engrangés et a salué la démarche inclusive et participative adoptée par le PNGT2 dans l’élaboration des plans locaux de développement des collectivités. Il a annoncé à l’occasion, l’allocation supplémentaire d’une enveloppe de 36 milliards de F CFA au bénéfice du Programme d’Appui aux Collectivités territoriales (PACT) afin de l’étendre à l’ensemble des 13 régions du Burkina Faso. Monsieur KANTE a renouvelé la disponibilité de son institution à « accompagner le Burkina Faso dans toutes ses priorités de développement » et invité les autres Partenaires techniques et financiers à se joindre à la dynamique.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Les populations de la Région du Centre Sud réservent un accueil chaleureux au Président du Faso en partance pour Manga

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE s’est rendu ce samedi 17 juin 2017 dans la matinée à Manga, dans le cadre de la cérémonie de remise des conventions de co-financement des investissements 2017 de la troisième phase du deuxième Programme national de Gestion des Terroirs (PNGT2-3) aux 302 communes rurales et aux 13 collectivités régionales. A cette cérémonie était couplé le lancement officiel de l’opération de distribution des instants et matériels agricoles au titre de la campagne agricole 2017/2018.
Le convoi du chef de l’Etat a pris la direction de Manga, chef-lieu de la région du Centre Sud, ce matin sous de généreuses averses. Une pluie qui n’a pas émoussé la volonté de la population de la région, de réserver un accueil chaleureux au Président Roch Marc Christian KABORE et à sa délégation. Elles sont sorties nombreuses tout le long de la route pour exprimer leur joie de recevoir le chef de l’Etat.
Devant cette expression de bienvenue, le Président du Faso n’a pas manqué de faire des escales à Kombissiri, à Toecé, à Nioryida, à Guiba ainsi qu’à l’entrée de Manga pour remercier les populations pour leur accueil chaleureux.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

2e session du Cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les Organisations de la Société civile : Echanges directs avec le chef de l’Etat

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a présidé dans l’après-midi du vendredi 16 juin 2017, la cérémonie de clôture de la 2e session du Cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les Organisations de la Société civile (OSC). Les participants ont eu des échanges directs avec le chef de l’Etat.
Dans un dialogue qui s’est voulu « franc, sincère et direct », les 9 OSC engagées dans la concertation et le dialogue avec l’Etat ont exposé au chef de l’Etat leurs préoccupations. Sans détours, le Président Roch Marc Christian KABORE a examiné, point par point, les problèmes évoqués.
Ainsi, les questions concernant les femmes, la jeunesse, le développement socioéconomique, la défense des droits humains, les personnes vivant avec un handicap ont été abordées au cours des échanges. Les hommes de médias, les religieux et coutumiers, les chercheurs dans les instituts et les centres de formations et les organisations paysannes ont aussi soumis leurs préoccupations au Président du Faso.
Les points majeurs évoqués ont concerné les crimes de sang et les crimes économiques et le vote des Burkinabè de l’extérieur. Sur ces sujets, le chef de l’Etat a été sans équivoque : « Nous ne pouvons pas aboutir à la réconciliation que s’il y a la vérité et la justice ». Et d’ajouter qu’« en 2020, les Burkinabè de l’extérieur voteront, il n’y a pas de discussion, il n’y a pas de polémique ». Il a rassuré que les dispositions seront prises pour rendre effectif ce vote.
Mais avant de répondre à toutes ces préoccupations, le Président du Faso a fait des remarques préliminaires sur la vie, le rôle et l’importance des OSC dans la construction d’une culture de démocratie au Burkina
Faso.
« En tant que Président du Faso, je considère que les OSC sont une nécessité. Je considère que nous devons travailler en bonne intelligence de manière à ce que tout en interpellant le gouvernement, vous soyez des vecteurs de formation et du relèvement de la compréhension du citoyen sur son rôle dans la Nation », a-t-il déclaré.
Cependant, a fait remarquer le Président du Faso, le rôle des OSC n’est pas la prise du pouvoir d’Etat, ni de faire la politique, ni de créer la division entre les Burkinabè. Et d’ajouter en retour: « De même il ne nous appartient pas en tant que gouvernement d’instrumentaliser les OSC à notre faveur ».
Le chef de l’Etat a aussi donné sa vision de la cohésion. Pour lui, la cohésion ce n’est pas uniquement suivre le gouvernement. Mais il s’agit de critiquer pour que les choses s’améliorent pour tout le monde.
Dans ses remarques préliminaires, le Président Roch Marc Christian KABORE a rappelé que si les partenaires du Burkina sont engagés derrière le PNDES, c’est grâce à la confiance qu’ils ont au peuple burkinabè. « Nous n’avons pas de richesses, mais nous avons le cœur au travail et nous devons rester déterminés. On n’a pas de pétrole, on n’a pas de gaz, mais on est fier d’être Burkinabè », a-t-il clamé.
Plusieurs fois ovationné par les OSC pour son franc parlé, le chef de l’Etat les a exhortés à faire du Conseil national des Organisations de la Société civile, le creuset des organisations de la société civile au Burkina Faso.

Les Présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger « vent debout » contre la désertification

Ouagadougou abrite du 14 au 17 juin 2017, la célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification (JMLCD) pour conjurer la menace sur le développement, la prospérité et la paix. L’un des moments forts de cette célébration est intervenu, le jeudi 15 juin 2017, dans la salle de conférences de Ouaga 2000, en présence des Présidents Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso, Ibrahim Boubacar KEITA du Mali et Mahamadou ISSOUFOU du Niger.
La célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification à Ouagadougou n’a pas été qu’une rencontre d’échanges. Après la réflexion autour du thème « notre terre, notre maison, notre futur », les participants ont décidé de lancer des appels à l’action.
Le premier appel, celui des communautés religieuses, a été lancé par l’Archevêque de Ouagadougou, le Cardinal Philippe OUEDRAOGO. « Agissons ensemble pour la sauvegarde de l’environnement, notre maison commune », a lancé le leader religieux, avant d’inviter toute la communauté à « soutenir et à accompagner par toutes les initiatives relevant de nos compétences propres, toutes actions de nos gouvernements et de nos Etats visant à relever ensemble ce défi du dérèglement climatique qui menace la survie de notre planète ».
A sa suite, Monsieur Batio BASSIERE, Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a lancé, au nom des participants, l’appel de Ouagadougou pour la création d’emplois liés à l’exploitation de la terre. Il a ainsi invité la communauté internationale à « promouvoir des partenariats afin de réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 2 millions d’emplois liés à l’exploitation durable des terres pour les jeunes, les femmes et les migrants d’ici à 2020 ».
Le ministre burkinabè a aussi exhorté les pays africains à créer « les conditions nécessaires au développement de nouvelles opportunités d’emplois en identifiant les sites où l’accès à la terre peut être renforcé et les droits fonciers sécurisés en particulier au profit des populations vulnérables ».
Le Ministre de l’Environnement a invité les partenaires au développement à « soutenir les pays africains à investir dans les infrastructures rurales, les outils de réhabilitation des terres et le développement des compétences dans les sites identifiés comme les zones de migrations ».
Témoin de ces appels, Madame Monique BARBUT, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la Lutte Contre la Désertification, s’est réjouie de voir que « les participants à ce colloque ont décidé de passer des discours à l’action ». Elle a partagé avec l’assistance ses craintes de voir les moyens de subsistance disparaître du fait de la pression que subissent les ressources naturelles. Cette disparition induirait selon elle, l’exposition de la jeunesse au chômage.
« L’appel à l’action lancé lors de ce colloque démontre une volonté politique forte afin de rendre viables les terres et la vie des communautés rurales en particulier pour les jeunes », a-t-elle souligné.
La célébration de la 23e JMLCD a permis selon elle, de mettre en lumière le fait que « les terres constituent l’élément vital pour créer des opportunités économiques dans le développement, la stabilité et la sécurité en Afrique ».
La présence des trois chefs d’Etat à cette cérémonie est le témoignage de leur engagement commun à prendre à bras le corps la question de la désertification. Selon le Président du Faso qui s’est exprimé au nom de ses pairs, la lutte contre ce phénomène commande une mobilisation et une solidarité internationale agissantes. Se prononçant sur le thème de cette célébration, le Président Roch Marc Christian KABORE a indiqué qu’il s’agit d’une interpellation à « considérer la terre productive comme la mère nourricière du monde ». Cela doit conduire, selon lui, à « développer ensemble des technologies vertes intégrées et partager nos connaissances pour promouvoir et mettre à l’échelle les bonnes pratiques de gestion durable des terres ». Il a reconnu qu’au-delà des technologies, il faut « des financements innovants au niveau international, régional et national ». Il a enfin engagé ses pairs à œuvrer pour la « promotion de partenariats régionaux et mondiaux pour l’investissement dans la réhabilitation et la gestion durable des terres à toutes les tribunes d’échanges » à travers le monde.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso