DISCOURS DE S.E.M LE PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INSTALLATION OFFICIELLE DU HAUT CONSEIL POUR LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALE (HCRUN)

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Monsieur le Président du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale

Messieurs les Anciens Chefs de l’Etat du Burkina Faso

Mesdames et Messieurs les Ministres

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et inter africaines

Sa Majesté le Mogho-Naaba Bângho

Autorités coutumières et religieuses

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

L’installation officielle du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN) est un acte majeur qui montre notre attachement commun à la paix, à la cohésion nationale, à la bonne gouvernance et à la lutte contre l’impunité.

Avec le retour à l’ordre constitutionnel normal, consécutif aux élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, il nous faut asseoir les bases solides d’une Nation démocratique, unie, paisible et prospère.

 C’est pourquoi, en soulignant avec force mon engagement en faveur du processus de réconciliation si nécessaire à notre communauté nationale, je voudrais saluer tous les efforts qui ont été faits par les Gouvernements successifs sur ce chantier. Aussi, voudrais-je inviter le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale à s’approprier les précieuses conclusions du Collège des sages ainsi que celles de la Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes.

Ces deux instances, faut-il le rappeler, ont fait un diagnostic sans ambiguïté  des sujets, des sources de fractures et des crises,  qui minent les secteurs socio-économique et politique de notre pays.

 J’en profite pour féliciter leurs membres et les inviter à rester disponibles pour la paix au Burkina Faso.

J’ai personnellement montré durant la campagne présidentielle et après mon investiture, ma détermination à consolider les fondements de la justice, de la paix,  du progrès et de la prospérité pour le bonheur des fils et des filles du Burkina Faso.

L’instrument par excellence pour assurer cette mission est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale dont la cérémonie d’installation officielle des membres nous rassemble dans cette salle.

Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil

Au cours de ma première prise de contact avec vous, j’ai souligné la noblesse mais également la délicatesse de votre mission. 

Elle consiste à créer les conditions les plus  favorables à la réconciliation et à l’unité nationale. 

C’est une gageure pour chacune et chacun de vous, mais un pari de haute portée pour la Nation entière que nous devons forcément gagner.

Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut  éviter la récidive,  il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions  et d’en éradiquer les germes et les causes depuis leurs racines.

En un mot,  la Nation demande au Haut Conseil pour  la Réconciliation et l’Unité Nationale d’établir un ordre nouveau, débarrassé de violences de diverses natures, et d’atteintes variées aux droits humains. 

C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris en vue d’aboutir à un retour à la sérénité et  à une paix durable et bienfaisante pour tous. Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu. 

Je dois convenir qu’il s’agit aussi d’une mission noble et exaltante, mais combien exigeante et ardue !

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

Permettez-moi de saisir cette occasion pour interpeller notre communauté nationale sur  les valeurs d’engagement et de responsabilité qui doivent soutenir notre volonté commune de justice et de paix.

En clair, il faut panser les plaies, en construisant un esprit nouveau, respectueux de la légalité, de nos valeurs morales et des exigences de la bonne gouvernance. Bâtir cet esprit de concorde demande donc la contribution de toutes les personnes,  physiques et morales,  soucieuses de la qualité et de la force de notre vouloir vivre ensemble. 

Construire cet esprit de réconciliation et d’apaisement requiert, certes,  notre engagement national à tous les niveaux,  mais exige également l’attention et la prévenance des amis du Burkina Faso à travers le monde. Je pense en particulier à nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans nos efforts de développement.

De ce point de vue, la participation remarquable à la présente cérémonie des membres du corps diplomatique, des institutions internationales et interafricaines est un signal fort allant dans la bonne direction et je tiens à les en remercier. Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil,  soyez assurés de ma sollicitude et de mon appui pour le succès de votre mission. Sur ce, je  vous déclare installés dans vos fonctions et vous souhaite beaucoup de réussite. 

Je vous remercie.

Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale:Asseoir les bases solides d’une Nation démocratique, unie, paisible et prospère

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a présidé dans la matinée du mardi 22 mars 2016 à Ouagadougou, la cérémonie d’installation officielle des membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN). Etaient présentes à cette cérémonie, plusieurs personnalités dont le Premier ministre Paul Kaba THIEBA.

Avec la naissance du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN), a fait savoir son président Benoît KAMBOU, « une page vient de s’ouvrir dans l'histoire institutionnelle du Burkina Faso ». Un acte voulu par le Président Roch Marc Christian KABORE qui l’a inscrit dans son programme et qui « fait de la concorde nationale un socle de son mandat ».

La mission du HCRUN : « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel ». Il faut permettre donc au Burkina « de ne plus trainer, comme un boulet au pied, ni les rancœurs trop longtemps enfouies ni les crimes économiques et de sang,  trop longtemps relégués aux oubliettes ». C’est cette énorme et délicate tâche qui attend les membres installés ce jour : solder toutes ces affaires pendantes, ces 5000 dossiers qui ne devront plus dormir dans les tiroirs.

Le Président du Faso s’y est engagé car depuis la campagne, il a montré sa « détermination à consolider les fondements de la justice, de la paix, du progrès et de la prospérité pour le bonheur des fils et des filles du Burkina Faso ».

Pour le Président Roch Marc Christian KABORE, après les élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, « il nous faut asseoir les bases solides d’une Nation démocratique, unie, paisible et prospère ». C’est en cela qu’il a invité le HCRUN « à s’approprier les précieuses conclusions du Collège des sages ainsi que celles de la Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes ».

Les Burkinabè espèrent beaucoup du HCRUN, voient en ce Haut Conseil, les prémices d’un Burkina nouveau. Le Président du Faso l’a dit en ces termes : « la Nation demande au Haut Conseil pour  la Réconciliation et l’Unité Nationale d’établir un ordre nouveau, débarrassé de violences de diverses natures, et d’atteintes variées aux droits humains. C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris en vue d’aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous. Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu ».

Mandatés pour cinq ans, il s’agira pour les membres du HCRUN, de rechercher et de situer les responsabilités sur les crimes et toute autre violation grave de droit humain à caractère politique. 

La Direction de la communication de la Présidence du Faso

Le Directeur général de l’AIEA chez le Président du Faso

Le Directeur général de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) a été reçu en audience le lundi 21 mars 2016 en fin d’après-midi par le Président du Faso. Le renforcement de la coopération entre l’AIEA et le Burkina Faso était au cœur des échanges entre Monsieur Yukiya AMANO et le Président Roch Marc Christian KABORE. 

« J’ai eu l’honneur de rendre visite au Président du Faso. L’objectif était d’échanger avec lui sur des sujets d’intérêts communs. Nous avons eu un entretien très constructif. L’AIEA a des relations assez bonnes avec le Burkina Faso », a déclaré à la presse, Monsieur Yukiya AMANO à l’issue de l’audience. 

A en croire le Directeur général de l’AIEA, les relations entre son institution et le Burkina se traduisent sur le terrain par la réalisation de projets communs. « Nous allons travailler avec le Burkina Faso à renforcer les efforts dans le domaine de contrôle du cancer. La technologie nucléaire, notamment dans le domaine de la médecine, comme la radiothérapie est très efficace dans la lutte contre le cancer », a indiqué Monsieur Yukiya AMANO.  

Le premier responsable de l’AIEA a promis le renforcement de cette coopération  déjà fructueuse. 

Fondée en 1957 et basée à Vienne  en Autriche, l’AIEA cherche à promouvoir les usages pacifiques de l'énergie nucléaire et à limiter le développement de ses applications militaires.

 

Les Nations unies réitèrent leur soutien continu au Burkina Faso

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a reçu le 18 mars 2016, une délégation onusienne avec à sa tête Monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et Monsieur Oscar Fernandez TARANCO, Sous-Secrétaire général du Bureau d’appui  à la consolidation de la paix. 

A l’issue de leur audience avec le Chef de l’Etat, Monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS a, dans une déclaration lue devant la presse, dit qu’ils sont venus rencontrer le Président Roch Marc Christian KABORE sur recommandation de Monsieur BAN Ki-Moon avec pour objet « d’approfondir les discussions avec les autorités burkinabè sur l’appui de l’ONU aux efforts nationaux en vue de la consolidation de la paix et l’établissement d’une paix durable au Burkina Faso ».  

Le Représentant spécial de BAN Ki-Moon pour l’Afrique de l’Ouest a ainsi  insisté sur la notion de la consolidation de la paix. « Nous avons discuté de l’appui des Nations unies aux priorités du gouvernement dans les domaines de la consolidation de la paix, notamment dans les secteurs de la sécurité, la justice, l’état de droit, la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Nous avons également échangé sur les énormes défis transnationaux auxquels sont confrontés les pays du Sahel, notamment la montée de la menace terroriste, la radicalisation et l’extrémisme violent », a expliqué le diplomate onusien. 

Monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS pour terminer, a réitéré le soutien continu des Nations unies au Burkina Faso.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso