Avec le Président du Faso, les architectes du Burkina plaident pour leur implication dans tout le processus de construction

Une délégation du Conseil de l’Ordre des Architectes du Burkina conduite par sa présidente, Madame Valérie F. SANOU/GOUNGOUNGA a été reçue en audience dans la matinée du lundi 16 mai 2016 par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE. Les architectes ont parlé avec le chef de l’Etat de leur implication dans le processus de construction, de la conception à la finition du bâtiment.

Le Conseil de l’Ordre des Architectes du Burkina a, au cours de cette audience avec le Président KABORE, évoqué les difficultés rencontrées par la corporation. De ces difficultés, Madame Valérie F. SANOU/GOUNGOUNGA a souligné entre autres le non-respect de l’article 29 du Code de l’Urbanisme et de la Construction qui stipule : « Toute construction soumise à permis de construire doit faire appel à un bureau d’études d’architecture ou à un architecte agréé, et/ou au service technique chargé de la construction territorialement compétent pour l’établissement du projet architectural ». 

A cela, s’ajoute « le problème de la non prise en compte par le Code des marchés publics, de l’architecte dans le suivi du processus de construction. Cette situation rend difficile la responsabilisation des acteurs lors de la survenue de situations dommageables tels les effondrements de bâtiments », de l’avis de la présidente du Conseil de l’Ordre des Architectes du Burkina

Pour mieux jouer leur partition, les architectes demandent à être associés au processus d’obtention du permis de construire et à l’obtention du certificat de conformité. 

Par ailleurs, l’Ordre des Architectes du Burkina, à en croire sa présidente, assure le Secrétariat permanent de la Conférence des Ordres de l’UEMOA. 

Cependant, déplore-t-elle, l’Ordre n’a pas encore de siège et l’audience a été l’occasion pour les architectes de demander l’intercession du Président du Faso pour leur faciliter l’obtention d’un terrain pour l’érection d’un siège. 

En vue de s’ouvrir aux populations et se faire connaître davantage, l’Ordre des Architectes du Burkina qui compte plus de 100 membres inscrits, organise ses journées portes ouvertes du 3 au 9 octobre 2016 sous le patronage du Président Roch Marc Christian KABORE.

Les Etats-Unis d’Amérique revisitent leurs domaines de coopération avec le Burkina Faso

L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso, Son Excellence Tulinabo MUSHINGI a été reçu en audience dans la matinée du lundi 16 mai 2016 par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE. 

Les échanges entre le chef de l’Etat et le diplomate américain  ont porté sur la coopération bilatérale entre les deux pays et sur des questions d’actualité. « Nous avons passé en revue la coopération entre les Etats-Unis d’Amérique et le Burkina Faso. Je viens de terminer le circuit des rencontres avec les ministres où j’ai demandé à chacun d’eux d’exposer ses priorités ; je leur ai également exposé les priorités du gouvernement américain. Il s’est agi donc avec le Président du Faso de rendre compte de mes différentes réunions avec tous les ministres et voir comment nous allons continuer à travailler ensemble », a confié Tulinabo MUSHINGI à sa sortie d’audience. 

L’Ambassadeur MUSHINGI a également rendu compte au Président KABORE de son déplacement à Djibo dans la région du Nord en compagnie du ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure. Un déplacement au cours duquel il s’est rendu sur le site d’accueil des réfugiés maliens. Tulinabo MUSHINGI se félicite de la parfaite cohabitation entre ces réfugiés et les populations locales et remercie le gouvernement burkinabè pour le soutien apporté à ces déplacés : « Je remercie le gouvernement burkinabè d’avoir accueilli tous ces réfugiés et de continuer à les supporter. Il y a encore environ 30.000 réfugiés maliens  sur le  territoire burkinabè dont 12.000 dans le camp de Mentao. Nous y avons vu le degré de  coopération entre la population autochtone et les réfugiés, une coopération qui se passe bien et j’en ai remercié le gouvernement burkinabè ».

Pour terminer, l’Ambassadeur américain a fait savoir qu’il a aussi abordé avec le Président Roch Marc Christian KABORE, la question des élections municipales qui se tiendront dans une semaine et du projet de referendum portant sur la modification de la Constitution.

Roch Marc Christian KABORE visite le chantier de construction de l’hôpital de district de l’ex-secteur 30

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a visité en fin de  matinée du samedi 14 mai 2016, le chantier de construction de l’hôpital de district de l’ex-secteur 30 de la ville de Ouagadougou. Une visite guidée par les responsables du projet en présence du ministre de la Santé, Monsieur Smaïla OUEDRAOGO. 

Deuxième visite après celle qu’avait effectuée le chef de l’Etat sur le même site le 27 mars dernier où le taux d’exécution des travaux était de 95%, le Président KABORE est allé en constater l’état d’avancement. 

A ce jour, les travaux sont réalisés à hauteur de 99%. Un progrès dont s’est félicité le Président du Faso après la séance de travail qu’il a eue avec toutes les parties concernées par ce projet. « J’avais promis de revenir fin avril mais pour des raisons de calendriers, je n’ai pas pu faire le déplacement. Je suis venu aujourd’hui visiter le chantier et  je félicite l’ensemble des entrepreneurs pour le travail qui a été fait. Je pense qu’il n’y a plus d’aménagements à faire dans la cour, la station de traitement des eaux est terminée. Après la séance de travail que nous venons d’avoir avec les parties impliquées dans la réalisation de l’hôpital, nous pensons que la semaine prochaine, les travaux seront terminés. L’équipementier nous a demandé soixante jours pour monter l’ensemble du matériel avec nécessairement la formation des médecins. Je dois me féliciter du fait que les choses avancent assez vite et que nous puissions faire en sorte que le plus rapidement possible, cet hôpital qui est en construction depuis six ans puisse être ouvert pour le bien-être et le bonheur des populations », a déclaré le Président du Faso à la presse.

La voie autour de cet l’hôpital n’est pas bitumée et le chef de l’Etat a souhaité qu’elle soit assainie afin de rendre plus accessible cette infrastructure sanitaire et résoudre  également  le problème d’évacuation des eaux de pluies. 

Toutefois, cette réalisation n’est pas concernée par le projet de construction de l’hôpital ; d’où la nécessité de trouver des fonds à cet effet. « Un autre aspect important que nous avons noté, c’est la construction de la route autour de cet hôpital et la nécessité de faire de l’assainissement. Pour ce faire, il faut environ 2,3 milliards de francs CFA ; je me suis donc engagé afin que nous puissions trouver les solutions pour que cela se fasse très rapidement sinon pendant la saison des pluies, on risque d’être confronté à un problème d’évacuation des eaux, toute chose qui va créer des désagréments. Dès lundi, nous allons voir avec le ministre des Infrastructures comment trouver une solution à ce problème afin que cette voie soit assainie », a conclu le Président du Faso. 

15ème session du CNLS/IST : « Le diagnostic précoce du VIH chez l’enfant et le suivi du couple mère-enfant devront être au centre de nos préoccupations », déclare le Président du Faso

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a présidé le vendredi 13 mai 2016 à Ouagadougou, la 15ème session du Conseil national de Lutte contre le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS/IST). 

Cette session avait pour objectif de faire le bilan sans complaisance des actions menées et de donner des orientations précises pour les actions futures en vue de mettre fin à la pandémie du Sida. 

La 15ème session du CNLS/IST intervient au moment où sur le plan international, la réponse au VIH/SIDA entre dans une phase décisive d’accélération dans le but ultime de mettre fin à la pandémie du Sida d’ici à 2030, sur le plan national, par l’élaboration d’un nouveau document d’orientation de la lutte contre le VIH, le Sida et les IST pour la période 2016 – 2020 et sur le plan financier par une diminution du nombre de  Partenaires Techniques et Financiers (PTF) appuyant les  programmes et projets de lutte contre le Sida. 

Dans son allocution, la Coordonnatrice résidente du système des Nations unies, porte-parole des PTF, Madame Metsi MAKHETHA a salué les résultats atteints par le Burkina en matière de lutte contre le VIH, le SIDA et les infections sexuellement transmissibles. «  Des progrès assez remarquables font que le Burkina Faso est cité en exemple pour le leadership et le financement des antirétroviraux sur le budget national. On retient que tout cela concourt à contrôler les infections, à sauver des vies humaines et  à préserver  le capital humain national », a-t-elle observé.

Le Président du Faso a, dans son discours, indiqué que « bien que des progrès importants aient été enregistrés en termes de prévention des nouvelles infections, de prise en charge, de soutien aux personnes infectées et affectées par le VIH, de lutte contre la stigmatisation et de gouvernance,  il y a hélas encore de nombreux défis qui nous interpellent tous ».

Il a ajouté que « dans le domaine de la prévention, celle ciblant les groupes marginalisés et spécifiques ont permis des avancées significatives dans l’inversion de la tendance à la hausse de la prévalence. Néanmoins, il reste que des risques certains de rebond de l’épidémie existent, aux regards des comportements dans certains groupes dont la prévalence est nettement supérieure à la moyenne nationale ».

Roch Marc Christian KABORE a également salué l’augmentation du nombre de formations sanitaires œuvrant dans la Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME).

Toutefois, a-t-il poursuivi, « nous devons revoir nos stratégies pour augmenter le taux d’adhésion des femmes enceintes et surtout de leurs partenaires hommes. Le diagnostic précoce du VIH chez l’enfant et le suivi du couple mère-enfant devront aussi être au centre de nos préoccupations. Toutes ces actions invitent au renforcement de la participation communautaire dans le continuum des soins et la recherche des perdus de vue et autres absents au traitement ».

2016 correspond à la fin de la 30ème année de déclaration des 1ers cas de sida au Burkina, alors que nous sommes à 15 ans de la fin souhaitée de la pandémie du Sida  (l’horizon 2030). C’est pourquoi, a indiqué le Président du Faso, « au cours de nos travaux, nous allons analyser le bilan des activités réalisées au cours de l’année  2015, adopter le Cadre Stratégique national de lutte contre le VI/Sida et les IST 2016-2020 en vue de son approbation par le gouvernement, et  examiner les orientations de la réponse pour l’année 2016 ». 

Le Conseil est un cadre de concertation pour tous les acteurs qui œuvrent pour l’éradication de la pandémie au Burkina Faso. C’est dans ce sens que de nombreuses préoccupations ont été évoquées par les membres du conseil, des préoccupations qui ont fait objet d’échanges afin d’aboutir à des conclusions satisfaisantes.