MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU DEUXIEME ANNIVERSAIREDE LA RESISTANCE AU PUTSCH DU 16 SEPTEMBRE 2015

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO
A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU DEUXIEME ANNIVERSAIREDE LA RESISTANCE
AU PUTSCH DU 16 SEPTEMBRE 2015
Ouagadougou, le 15 septembre 2017
Chers compatriotes
Démocrates et patriotes du Burkina Faso
La journée du 16 septembre qui marque le deuxième anniversaire de l’héroïque résistance de notre peuple au putsch de 2015, m’offre l’occasion de saluer la mémoire de nos martyrs tombés sur le champ d’honneur pour préserver notre dignité et promouvoir les idéaux de notre patrie commune, le Burkina Faso.
La Nation reconnaissante les a logés au Panthéon de notre histoire commune et j’adresse à leurs parents et proches, ainsi qu’à tous les blessés, l’expression de notre solidarité et de notre proximité.
Grâce à leur audace et à leur engagement, notre pays a réaffirmé aux yeux du monde son attachement profond à la liberté, à la justice, à la démocratie et à l’Etat de droit.
Par la même occasion, notre Peuple a montré à souhait son aversion pour les coups d’Etat et les dictatures déguisées en régimes démocratiques.
La participation active de la jeunesse, des organisations politiques, de la société civile, des syndicats, des Forces de Défense et de Sécurité, et la contribution des autorités coutumières et religieuses à cette résistance populaire face à l’imposture nous imposent désormais un devoir, celui de la fidélité aux aspirations profondes de notre peuple.
Peuple du Burkina Faso
C’est un bel exemple d’unité, de solidarité et de courage face au danger qui mérite de faire école. Cette mobilisation exceptionnelle qui a permis de défendre les institutions de la République doit continuer à inspirer notre combat actuel contre le terrorisme, le grand banditisme et les trafics transfrontaliers de tous ordres qui sapent nos efforts de développement.
C’est la preuve aussi que nous sommes capables de compter d’abord sur nous-mêmes, sur les ressorts internes de notre peuple pour faire face aussi bien aux menaces internes qu’externes.
Car, seul un peuple mobilisé et conscient de son destin peut se montrer aussi intransigeant comme vous l’avez démontré tout au long de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015.
C’est pourquoi la réconciliation nationale, tout en restant une priorité doit être fondée sur la vérité et la justice pour qu’enfin, dans un même élan, tous les fils et filles du Burkina Faso tournent définitivement les pages sombres de notre histoire. J’en suis profondément attaché.
Nous avons un devoir de fidélité aux valeurs d’intégrité, de bravoure et de témérité qui forment le socle de notre Burkindlum. Burkinabè et fiers de l’être, nous nous devons donc de rester attachés à la source et au sens de ce qui nous lie à notre patrie. Servir la patrie, c’est prendre en main notre destin, renforcer l’Etat de droit et consolider le « vivre ensemble ».
La grandeur d’un peuple, c’est aussi d’avoir fait de grandes choses dans le passé. J’ai l’intime conviction que le Burkina Faso ne peut se construire qu’avec l’engagement patriotique de chacun et de tous, aujourd’hui et demain.
Je tiens à rappeler que le Burkina Faso de l’aspiration profonde de notre peuple ne saurait se construire dans l’incivisme, le désordre et le délitement des valeurs morales et sociales.
Au-delà de nos colères parfois sincères, de notre impatience compréhensible, voire de nos craintes, sommes toutes légitimes, nous ne devons pas perdre de vue l’essentiel qui est de préserver la foi en nous-même et à la capacité de notre peuple à unir ses forces pour accomplir notre destin commun.
Ensemble, nous devons retrouver la sérénité pour affronter les nombreux défis, notamment sécuritaires et de développement qui sont les nôtres.
C’est pourquoi, je veillerai avec toute la rigueur qui sied, au respect des valeurs républicaines qui fondent notre « communauté de destin ».
J’invite donc les populations des villes et des campagnes, les agents de l’Etat, les travailleurs du public et du privé à renouer avec les valeurs de probité, d’efficacité, de responsabilité et de dialogue.
Peuple du Burkina Faso
Les nombreuses épreuves que notre pays a vécues ces dernières années doivent contribuer à raffermir notre foi en l’unité nationale. C’est le lieu de saluer toutes les initiatives notamment les marches silencieuses, la chaîne de lumière, que des Burkinabè, sans calcul quelconque et guidés par le patriotisme ont régulièrement organisées pour montrer que nous restons debout et demeurons des résistants face à la volonté de déstabilisation de notre pays.
Ces épreuves doivent nous permettre de retrouver la maîtrise de notre destin, la fierté de notre attachement individuel et collectif aux valeurs qui font la grandeur de notre Nation.
Chers compatriotes
La commémoration du deuxième anniversaire de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015 nous rappelle que la liberté et le renouveau démocratique que nous vivons aujourd’hui ont été sauvegardés au prix du sang de nos martyrs. C’est la preuve qu’il n’y a pas d’avenir pour un peuple qui ne consent pas de sacrifices.
Pour ce qui me concerne, je continuerai à travailler pour garantir les libertés fondamentales à chacune et à chacun de nos compatriotes.
C’est le lieu pour moi de réitérer mes encouragements à notre Armée nationale et aux forces de sécurité pour leur loyalisme, leur abnégation et leur professionnalisme dans l’exécution de leurs missions.
Je les invite à continuer, dans le respect de la Constitution et des lois de la République, à défendre l’intégrité de notre territoire, à assurer la sécurité des personnes et des biens et celle des institutions de la République.
A vous tous, Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur, nourris à la sève du devoir de mémoire qui nous incombe, j’en appelle à plus d’engagement et de veille citoyenne pour relever tous les défis qui se dressent et qui se dresseront sur notre marche déterminée pour la liberté, la démocratie, la justice, la réconciliation nationale et la prospérité partagée.
Peuple du Burkina Faso
Sans distinction d’opinions politiques, de religions, de croyances ou de conditions sociales, nous avons la responsabilité, individuellement et collectivement, de consolider la paix, de promouvoir par le travail le développement économique et social au profit de tous.
C’est à ce prix que nous serons à la hauteur des attentes de notre peuple dont nous ne devons jamais trahir la lutte et les aspirations.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso !

DISCOURS INTRODUCTIF DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CNLS-IST A L’OUVERTURE DE LA SEIZIEME SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES O

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

 

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST
Mesdames et Messieurs les participants
Distingués invités
Mesdames et Messieurs
Je vous souhaite la bienvenue aux travaux de cette seizième session ordinaire du Conseil National de Lutte Contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST).
Je me réjouis de la tenue régulière des sessions, depuis la création du CNLS-IST en 2001. C’est la preuve de notre volonté de toujours privilégier les échanges afin de mieux orienter et coordonner les actions de lutte contre cette infection dans notre pays
C’est le lieu pour moi de saluer la forte mobilisation des membres du Conseil, ce qui témoigne de l’intérêt particulier qu’ils portent à cette instance.
Je ne doute point que cette mobilisation augure des débats fructueux à même d’accroître l’efficacité de nos actions multisectorielles pour une riposte plus efficace au Sida.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil
Honorables invités
Bien que des progrès importants aient été enregistrés en matière de prévention, de prise en charge et de soutien aux personnes infectées et affectées, le VIH/Sida représente toujours une menace pour l’humanité en général et pour le Burkina Faso en particulier. C’est pourquoi, le PNDES l’a inscrit parmi les priorités pour le renforcement du capital humain.
Je saisis l’opportunité de cette session pour saluer l’engagement soutenu des différents acteurs de la réponse nationale qui ont toujours joué un rôle primordial dans la riposte, par des actions salvatrices sur le terrain.
Je renouvelle ma gratitude aux partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent chaque jour dans la quête d’un mieux-être de nos populations.
A tous et à toutes, je voudrais exprimer toute notre reconnaissance pour les engagements pris au cours de la table-ronde des bailleurs de fonds pour le financement du Cadre stratégique national de lutte contre le Sida et les IST 2016-2020 et le plan d’urgence pour l’accélération de la réponse 2017-2018 tenue le 23 juin 2017 à Ouagadougou.
Je ne doute point que des efforts supplémentaires seront fournis en vue de combler le gap du financement.
Mesdames et Messieurs les Membres du CNLS-IST
Honorables invités
Au moment où nous devons nous pencher sur les résultats du Plan national multisectoriel de lutte contre le Sida et les IST (PNM) 2016, je note avec satisfaction que les difficultés rencontrées n’ont pas empêché d’engranger des acquis perceptibles dans les domaines de la prévention, de la prise en charge, de la coordination et de la gestion de l’information stratégique.
Ainsi, les dernières statistiques indiquent une baisse de la prévalence de 0,9% à 0,8% entre 2014 et 2016. On note néanmoins que cette prévalence reste élevée dans nombre de régions et au sein de certains groupes de populations. Par ailleurs, certains indicateurs indirects comme les grossesses, surtout chez les jeunes scolaires et non scolaires, restent alarmants et nous invitent aussi à plus de réactivité et d’adaptation. Enfin, il faut déplorer le taux encore élevé de la transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant.
Dans le domaine de la prise en charge médicale, le nombre des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH) dépistées et suivies sur le plan médical, est passé de 77 648 (dont 51 946 femmes) en 2015 à 82 837 (dont 57 976 femmes) en 2016, mais seulement 69% des PVVIH sont sous ARV. Le nombre de PVVIH qui devrait être traité chaque année par les ARV n'est pas couvert du fait de la faible décentralisation du traitement. En plus des efforts pour la mise sous traitement, il faudrait renforcer le suivi biologique, car moins de 60% des PVVIH sous traitement ARV en 2015 ont été suivies dans les laboratoires, ce qui peut hypothéquer la survie des malades.
En matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, de nombreux efforts ont été fournis pour un environnement favorable à travers notamment le renforcement du dialogue, l’adoption et le paraphe de Principes Directeurs pour le traitement et la diffusion de l’information ciblant les populations clés dans le contexte du VIH par les hommes de médias. Néanmoins, un nombre important de Personnes vivant avec le VIH et de groupes spécifiques sont toujours l’objet d’exclusion.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil
Honorables invités
Ces différents constats appellent de notre part des actions fortes.
C’est pourquoi, je me réjouis de l’élaboration du plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale qui prend en compte l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2018 et l’initiative « All-In » qui cible les adolescents et les jeunes dans le contexte du VIH en intégrant la promotion de la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre la consommation des substances psychotropes et la capacitation/habilitation des jeunes.
J’appelle les différents acteurs ainsi que les partenaires techniques et financiers, à nous accompagner dans la mise en œuvre de ces différentes initiatives.
Je réaffirme mon engagement et celui du gouvernement, à ne ménager aucun efforts pour jouer pleinement notre partition.
Mesdames et Messieurs
Au cours de nos travaux, nous aurons à examiner et approuver le bilan de la mise en œuvre du Plan national multisectoriel (PNM) 2016 ainsi que les orientations du PNM 2017. Des communications spécifiques seront aussi présentées sur des sujets d’intérêt, en réponse à des préoccupations.
Je vous invite à des débats francs et constructifs, porteurs de propositions concrètes et réalistes.
Je souhaite plein succès à nos travaux, et déclare ouverte la seizième session ordinaire du conseil national de lutte contre le Sida et les IST au Burkina Faso.
Je vous remercie.

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO,A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE PRESENTATION DES VŒUX DES PERSONNELS DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS


DISCOURS DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO,
CHEF SUPREME DES FORCES ARMEES NATIONALES,
MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE
ET DES ANCIENS COMBATTANTS
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A L’OCCASION
DE LA CEREMONIE DE PRESENTATION DES VŒUX DES
PERSONNELS DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
ET DES ANCIENS COMBATTANTS


Ouagadougou, le 09 Janvier 2017

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants
Monsieur l’Inspecteur Général des Forces Armées Nationales par intérim
Monsieur le Chef d’Etat-major Général Adjoint des Armées
Messieurs les Chefs d’Etat-major d’Armées
Officiers, Sous-officiers, Militaires du Rang
Personnel civil de la Défense
Mesdames et Messieurs les représentants de l’Association Unique des Anciens Combattants, Anciens Militaires, Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs


La cérémonie de présentation des vœux des personnels du ministère de la défense nationale et des anciens combattants revêt pour moi un cachet particulier.
Elle se déroule à un moment où notre peuple a été victime d’attentats terroristes meurtriers qui, en 2016 ont endeuillé de nombreuses familles et causé à nos forces armées la perte de vaillants soldats qui avaient choisi par vocation, de servir leur pays par les armes.
Cette situation interpelle à la fois le Gouvernement, notre Armée nationale et nos forces de sécurité, mais aussi nos populations dont les besoins de sécurité doivent être impérativement pris en charge.
J’exprime ma compassion aux familles des défunts ainsi que ma solidarité et mes vœux de prompt rétablissement aux blessés.
En mémoire de tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur, je vous demande d’observer une minute de silence (…).
Je vous remercie.

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Monsieur le Secrétaire Général
Officiers, sous-officiers, militaires du rang, personnel civil de la Défense
Mesdames et Messieurs

Je vous remercie pour les vœux que le Secrétaire Général vient de formuler à mon endroit et à celui de ma famille. En retour, je souhaite que l’année 2017 soit pour vous, vos familles et tous ceux qui vous sont chers, une année de santé, de paix, de succès et d’accomplissement individuel et collectif.
Le bilan de vos actions en 2016 que le Secrétaire général vient de présenter mérite d’être salué à juste titre, et atteste de votre engagement renouvelé à œuvrer pour l’atteinte des objectifs qui vous avaient été fixés.
Je note que ce bilan appelle encore à plus de détermination dans l’accomplissement des tâches quotidiennes et de celles à venir.
Je voudrais féliciter nos Forces Armées nationales pour le dévouement avec lequel elles se battent au quotidien pour sécuriser notre pays.
A cet égard, les événements tragiques qui nous ont durement éprouvés en 2016 nous ont rappelé l'impérieuse nécessité de revisiter nos modes d’action pour nous adapter efficacement aux nouvelles menaces.

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Mesdames et Messieurs

2017 sera une année de renforcement des synergies d’action avec les pays voisins, notamment ceux du Nord que sont le Mali et le Niger pour une sécurité maximale le long de nos frontières et à l’intérieur du pays.
Ainsi, des opérations militaires conjointes avec les pays voisins seront organisées pour améliorer nos capacités d’anticipation et de riposte face aux menaces et attaques.
Une rencontre au sommet est prévue à cet effet à Niamey le 24 janvier prochain.
Ce combat de longue haleine n’étant pas uniquement l’apanage des Forces de Défense et de sécurité, je voudrais en appeler à la collaboration de tous les citoyens. Les populations doivent aider nos forces de défense et de sécurité dans toutes leurs actions et constituer pour elles un soutien indéfectible de tous les instants.
Notre Armée nationale doit adapter résolument son approche en matière de lutte contre les risques multiformes, et face à des adversaires hybrides et diffus.
J’ai foi en sa capacité de réaction pour opérer les transformations nécessaires afin de faire face aux nouveaux défis sécuritaires.
Elle dispose des ressources humaines nécessaires pour une lutte efficace et efficiente contre le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité transfrontalière.
C’est pourquoi nous devons nous armer de courage, de bravoure et de détermination à tous les niveaux pour venir à bout de ces fléaux.
Pour ma part, je prends l’engagement de tout mettre en œuvre pour accroitre les capacités opérationnelles de l’institution militaire, en accélérant la mise à sa disposition des moyens supplémentaires, de formation, de mobilité, de projection et d’équipements nécessaires à une plus grande réactivité et à une protection maximale des personnels déployés sur le terrain, des populations et de la Nation entière.

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Mesdames et Messieurs

Je note avec satisfaction que le Burkina Faso a continué à bénéficier de l’appui de pays amis et de partenaires dans le cadre de la coopération militaire. En votre nom à tous, je leur adresse mes vifs remerciements et leur témoigne ma profonde reconnaissance.
Pour la période à venir, les efforts seront poursuivis pour renforcer cette coopération militaire qui est fondamentale pour nos armées, dans l’objectif final de nous doter d’une armée opérationnelle, professionnelle et républicaine.
Au plan national, un projet de loi de programmation militaire sera élaboré et transmis à l’Assemblée nationale au cours de cette année.
Notre engagement aux côtés des pays frères et amis pour une sécurité continentale et sous régionale porteuse de paix et propice à un développement intégré pour le bien-être des populations sera poursuivi et consolidé.
C’est le lieu pour moi, de saluer tous les soldats burkinabè de la paix déployés sur le continent africain, dont l’esprit de sacrifice et le professionnalisme nous font honneur et contribuent grandement au rayonnement international de notre pays.
Le renforcement de la discipline, la poursuite de la formation civique et professionnelle sont plus que jamais au cœur de la mise en œuvre de notre politique nationale de défense.
Les valeurs de référence de notre armée doivent être préservées et renforcées et la bonne gouvernance érigée en crédo pour plus de transparence et de justice dans la vie de l’institution militaire.
Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées
Officiers, sous-officiers, militaires du rang, personnel civil
de la défense
Mesdames et Messieurs

Les défis sont immenses, certes, mais je sais pouvoir compter sur vous pour aborder l’année nouvelle avec espoir et détermination et traduire en actes concrets notre commune volonté de vaincre le terrorisme et le crime organisé sous toutes ses formes, afin de redonner confiance à nos populations.
Je rends un hommage appuyé aux anciens combattants et anciens militaires, sources inépuisables d’honneur et de vaillance pour les générations futures.
Je félicite les éléments des Forces Armées nationales (FAN) et leur témoigne ma satisfaction, tout en les encourageant à cultiver l’esprit de discipline, de cohésion, de solidarité et de fraternité d’armes qui les a toujours caractérisés.
Enfin, j’exhorte l’ensemble des personnels du Département de la défense, à redoubler d’ardeur pour la paix et le succès des armes du Burkina Faso.

Bonne et Heureuse année 2017 !
Je vous remercie !

 

Discours de Son Excellence Monsieur le Président du Faso en réponse aux vœux de nouvel an 2017du Corps diplomatique

Ouagadougou, le 06 janvier 2017

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel
Mesdames et Messieurs les Présidents d’institution
Monsieur Jean-Baptiste OUEDRAOGO, Ancien Chef d’Etat du Burkina
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Monsieur l’Ambassadeur du Royaume du Maroc, Doyen du Corps Diplomatique
Excellences, Mesdames et Messieurs les chefs de Mission diplomatique
Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission consulaire
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et interafricaines
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames etMessieurs

C’est un plaisir pour moi d’honorer ce rendez-vous annuel avec les représentants de la Communauté internationale au Burkina Faso, à l’occasion de cette cérémonie de présentation des vœux du nouvel an.
J’ai été particulièrement sensible aux vœux bien chaleureux que vous venez, par la voix du Doyen du Corps diplomatique, de formuler à mon endroit et à celui du peuple burkinabè. L’amitié et le soutien des peuples frères et amis, que vous représentez si dignement,sont pour nous très précieux. Ils ont été une source de réconfort pour nous en 2016, une année qui fut particulièrement éprouvante pour notre pays.
En vous remerciant pour ces vœux, il me plaît en retourde vous souhaiter, au nom du peuple burkinabè, du Gouvernement et au mien propre, mes vœux de très bonne et heureuse année 2017, faite de santé, de paix, de bonheur et de succès pour vous-mêmes, vos collaborateurs et vos familles respectives.
Je voudrais également par votre intermédiaire, saluer les souverains et les peuples amis du Burkina Faso qui soutiennent notre action et travaillent sans relâche à la paix et à la sécurité dans le monde. Je leur présente mes vœux les meilleurs pour l’année nouvelle.

Monsieur le Doyen du Corps diplomatique
Excellences
Mesdames etMessieurs

C’est à l’aune des épreuves et des défis que leur imposel’histoire que se forge le destin des peuples.
Quelques jours seulement après la nomination du Gouvernement, les questions sécuritaires se sont invitées et imposées à notre agenda.
Les attaques terroristes dans notre pays ont cependant révélé le courage, la résilience du peuple burkinabè, qui a su montrer à la face de tous que, jamais, il ne pliera l’échine, ni face à ces actes ignobles, ni devant leurs auteurs.
Elles ont enfin fini de nous convaincre de l’impérieuse et urgente nécessité d’un partenariat sous-régional, régional et international plus accru, plus effectif, pour éradiquer le fléau du terrorisme et créer les conditions de la stabilité et du développement durable de nos pays.
Qu’il me soit permis, à ce moment précis de mon propos, de saluer de nouveau la mémoire de toutes les victimes de ces attaques. Je voudrais rendre un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, en première ligne dans la lutte contre le terrorisme, et aux populations qui ont payé un lourd tribut.
En souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, j’exprime ma solidarité à tous les peuples et pays épris de paix, sous la menace ou frappés parces forces obscurantistes. C’est ensemble, en mutualisant nos efforts et nos moyens, que nous les vaincrons.
C’est pourquoi je salue l’action du G5 Sahel, qui s’est inscrite dans cette dynamique et je lance un appel solennel aux pays amis et à l’ensemble de la communauté internationale afin qu’ils apportent leur plein appui à cette organisation.
Au Burkina Faso, nous sommes bien conscients de l’importance de tous ces enjeux et je voudrais réaffirmer ici notre engagement à mener, ensemble avec nos partenaires de la sous-région et d’ailleurs, une lutte sans répit contre le terrorisme sous toutes ses formesetmanifestations.
Pour vous qui vivez au quotidien avec nous, vous pouvez porter le témoignage de notre détermination et de la réalité selon laquelle,le Burkina Faso est et demeure un pays et une destination sûrs.


Excellences
Distinguées personnalités
Mesdames etMessieurs

L’année 2016 qui s’en est allée a connu les effets pervers de la crise économique internationale que nous vivons depuis quelques années. L’Afrique de l’Ouest et le continent africain dans son ensemble n’ont pas été épargnées. C’est pourquoi, maintenir l’Afrique au cœur de l’agenda de développement de la communauté internationale est par conséquent un impératif. Aussi, les engagements en faveur du continent doivent-ils être tenus. Il s’agit notamment de ceux relatifs au Programmede développement à l’horizon 2030, à l’Accord de Paris sur le changement climatique, à la COP22 à Marrakech et à la Déclaration de New York sur les migrants et les réfugiés.
L’histoire du monde en 2016, marquée par certains événements et évolutions politiques dans nombre de pays et régions, peut parfois susciter des inquiétudes et des interrogations, surtout lorsque ces événements nourrissent la montée des extrémismes, du radicalisme et de l’intolérance.
Aussi bien les dirigeants que nous sommes que les peuples et les citoyens, devons être pleinement conscients que notre responsabilité est grande et historique. Notre monde a plus que jamais besoin de paix, et notre devoir est de le lui garantir. C’est notre obligation à l’égard de la génération actuelle, et ce serait notre principal legs aux générations futures.


Monsieur le Doyen du Corps diplomatique
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Malgré les difficultés, l’ancrage de la démocratie et de la bonne gouvernance s’est renforcé sur le continent au cours de l’année écoulée, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il faut s’en réjouir.
Au Burkina Faso, la réforme et la garantie de l’indépendance de la Justice, la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN), celle de la Commissionconstitutionnelle et l’amélioration de la gouvernance politique, économique et sociale procèdent de notre volonté de mettre à la disposition de notre peuple, de ses intérêts et de ses ambitions, des institutions fortes, efficaces, qui sauront, comme je l’ai maintes fois répété, survivre à ses géniteurs.
Dans cette œuvre de construction nationale, les Burkinabè de l’extérieur, partie intégrante de la Nation,et que j’ai régulièrement rencontrés lors de mes déplacements, seront pleinement associés.
Afin de consolider notre présence à leurs côtés, d’assurer la mobilisation de leur expertise et leur participation aux projets de développement de leur pays, je poursuivrai l’extension et le renforcement de notre réseau diplomatique. Pour réussir ces missions dans vos pays, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, je sais pouvoir compter sur votre précieux concours et sur celui de vos mandants.


Excellences
Mesdames etMessieurs

Je voudrais me réjouir à nouveau de l’excellente qualité des relations que le Burkina Faso entretient avec vos Etats et organisations respectifs. Depuis mon accession à la magistrature suprême, je m’emploie à assurer leur renforcement.
La tenue effective et réussie de la 5ème session du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) avec la République sœur de Côte d’Ivoire, l’organisationde plusieurs commissions mixtes, la signature de nombreux accords et conventions de financement, l’élection du Burkina Fasoà un nouveau compact du MCC, et surtout la mobilisation et l’engagement sans précédents de nos partenaires pour le financement du PNDES, sont la preuve de la pertinence de notre démarche, et le témoignage de la confiance renouvelée au Burkina Faso dans le concert des Nations. Je puis vous assurer qu’il saura y jouer pleinement sa partition.
Lors de la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU tenue en septembre 2016 à New York, j’ai porté la voix et les positions de mon pays sur des questions aussi cruciales que celles du développement inégal, des migrations et leurs lots de drames, le dérèglement climatique, la problématique de la jeunesse et la marginalisation des femmes.
Dans le domaine de la paix et de la sécurité internationales, le Burkina Faso a réaffirmé avec constance son appel à un désarmement général et complet, y compris par la non-prolifération des armes de petits calibres et celle des armesde destruction massive. Concernant en particulier les armes nucléaires, seule l’entrée en vigueur rapide du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires nous garantira un monde plus sûr.
Permettez-moi de saisir cette opportunité pour réitérer nos félicitations à Monsieur Antonio Guterres pour son élection au poste de Secrétaire général de l’ONU.
En lui souhaitant plein succès, je voudrais saluer l’action de son prédécesseur, Monsieur Ban Ki-Moon, qui fut un ardent avocat de la cause de l’Afrique.

Excellences
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

L’année nouvelle porte de grandes espérances et des perspectives prometteuses pour le peuple burkinabè, désireux de tourner la page des événements douloureux de ces derniers mois, et d’ouvrir l’ère de la vérité, de la justice et de la réconciliation, ainsi que celle de la croissance et du développement.
Le traitement diligent des dossiers pendants en justice, la relance de l’économie autour d’un secteur privé dynamique et performant, sur des bases saines ettransparentes dont nous avons posé les fondements, permettront à notrepeuple de voir enfin se réaliser sa soif légitime de paix et de bien-être.
Une attention particulière sera accordée aux attentes de la jeunesse, qui fut le fer de lance de l’ancrage démocratique dans notre pays.
L’année 2017 sera assurément une année d’engagement et d’ardeur au travail. Engagement d’abord du Gouvernement à exécuter le Programme national de développement économique et social (PNDES) ; engagement ensuite du peuple burkinabè à s’inscrire dans une dynamique de sauvegarde de la paix sociale et de recherchede l’intérêt commun; engagement enfin, nous en sommes persuadés, de nos partenaires à encore et toujours nous accompagner, en particulier pour la mise à disposition effective des ressources et facilités promises dans le cadre de la mise en œuvredu PNDES. C’est l’occasion pour moi de leur réitérer toute notre reconnaissance.


Monsieur l’Ambassadeur du Royaume du Maroc, Doyen du Corps Diplomatique
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Au moment de clore mon propos, je voudrais vous réitérer mes sincères remerciements pour vos nombreux témoignages d’amitié, de fraternitéet de solidarité à l’endroit du peuple burkinabè et à ses dirigeants. Par vos actions quotidiennes, vous contribuez à renforcer les relations entre notre pays et vos pays et institutions. Vous êtes ainsi les artisans de la paix dans le monde, et vous pouvez en être légitimement fiers.
Je puis vous assurer que notre peuple et ses dirigeants vous accueilleronttoujours à bras ouverts, et vous offriront également avec générosité leuramitié et leur hospitalité.
Bonne et heureuse année 2017 !
Je vous remercie.