Allocution de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Chef de l’Etat du Burkina Faso à la Cérémonie d’ouverture officielle de la 10ième Edition des Journées européennes du Développement.


Présidence du Faso


Excellences, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

Monsieur le Président de la Commission européenne

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Mesdames et Messieurs les Commissaires

Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatique et consulaire

Distinguées personnalités

Honorables invités

Mesdames et Messieurs


Le Burkina Faso par ma voix se réjouit de l’aimable invitation qui m’a été adressée pour participer à l’ouverture solennelle de la 10ième édition des Journées européennes du Développement.
Aussi, voudrais-je avant tout autre propos, exprimer ma gratitude au Président de la Commission, aux organisateurs de la présente édition ainsi qu’aux autorités belges pour toutes les attentions dont ma délégation et moi-même sommes l’objet depuis notre arrivée à Bruxelles, en plein cœur des institutions européennes qui forcent le respect et l’admiration des autres continents.

Je transmets à toutes les personnalités présentes ou représentées, ainsi qu’à tous les participants à cette 10ième édition des JED, les salutations fraternelles et amicales du vaillant peuple burkinabé qui se bat au quotidien pour sa dignité, son émancipation sociale et économique tout en contribuant à la paix, à la sécurité, à la coopération et à la solidarité agissante entre toutes les nations du monde.

Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
C’est avec beaucoup de satisfaction que le peuple burkinabè a réussi sa transition politique consécutive à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. L’organisation réussie des élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015 a consacré la maturité politique des Burkinabè qui ont su se surpasser pour offrir une belle leçon de démocratie en sortant de la plus grave crise politique de son histoire.

Le 22 mai dernier, nous avons bouclé, avec l’organisation réussie des élections municipales, le retour intégral à l’ordre constitutionnel avec la mise en place de toutes les institutions représentatives pour nous donner les moyens de réaliser la volonté du peuple souverain du Burkina Faso selon les standards démocratiques universellement reconnus.

Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Paix, justice et institutions efficaces sont les trois questions majeures au cœur de la thématique de la 10ième édition des Journées européennes du Développement. L’expérience démocratique burkinabé est plus que jamais en phase avec ces préoccupations de la gouvernance dans tous les pays du monde en général, et dans le tiers-monde en particulier.
Partout, la question de la légitimité des gouvernants est posée, souvent et par endroits avec acuité.
Il s’agit encore et toujours de créer ou consolider les conditions d’une participation citoyenne responsable à la gestion des affaires publiques et à la mise en œuvre des réformes rendues nécessaires et incontournables dans la quasi-totalité des secteurs d’activités.
On note malheureusement que l’insécurité généralisée, les extrémismes religieux, l’incivisme galopant, la corruption grandissante et les injustices sociales criardes font le lit des crises multiples qui naissent un peu partout.
Elles ont le don de remettre permanemment en cause nos choix et nos méthodes dans la résolution des problèmes que connaissent nos Etats, nos institutions et nos populations.
J’ai la faiblesse de croire que la solution réside dans une gestion transparente et responsable des affaires publiques et une bonne implication de la société civile et de leaders religieux, culturels et coutumiers soucieux de la préservation de la paix, de la promotion des bonnes mœurs et des règles morales propices au progrès et à l’égalité de traitement des citoyens.
Tous les dirigeants de nos Etats et les responsables à différents niveaux sont interpellés individuellement et collectivement pour que cessent les injustices, les passe-droits au sommet, l’exploitation de la misère des hommes et des nations.
Ces injustices alimentent les crises et les violences diverses, au nom de la politique, de la foi ou de la justice.

Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs

Sous ma direction, le Burkina Faso s’est engagé à vider les dossiers pendants devant la justice et qui ont longtemps défrayé la chronique au niveau national et préoccupé nos partenaires internationaux.


Au nombre de ceux-ci, l’affaire Thomas SANKARA, mais aussi les dossiers relatifs à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, le coup d’Etat du 16 septembre 2015, les crimes de sang, les crimes économiques et politiques sous la IVème République.
La lutte contre la corruption, et de manière plus globale, la mise en œuvre de bonnes pratiques à travers les audits sur la gestion des gouvernements précédents et le devoir de redevabilité qui pèse désormais sur toute personne exerçant une parcelle de l’autorité de l’Etat devront nous permettre d’assainir le climat des affaires et d’attirer au Burkina Faso des investissements directs.

C’est le lieu pour moi de porter à votre connaissance que pour financer le Plan national de développement économique et social (PNDES) tous nos partenaires économiques et financiers sont conviés à y apporter leur contribution.
Le succès du PNDES est rendu incontournable pour nous permettre de redonner espoir à notre jeunesse plus que jamais confrontée au chômage. La création d’emplois pour les jeunes et les femmes, avec l’appui de l’Etat et surtout du secteur privé tiennent donc une bonne place dans nos priorités.


De même, la réconciliation nationale, à travers le processus vérité-justice-réconciliation est un grand chantier en cours avec la mise en place du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale. Remettre les Burkinabè au travail et engager le retour à l’intégrité par la bonne gouvernance, la transparence et le devoir de redevabilité sont à ce prix.


Monsieur le Président de la Commission
Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Aujourd’hui plus que jamais les efforts de démocratisation et de relance économique pour l’emploi et la prospérité au profit des jeunes et des femmes doivent être soutenus pour entretenir l’espoir d’un lendemain meilleur au profit de nos populations.
La crédibilité de nos processus démocratiques se joue sur le terrain du succès de nos réformes institutionnelles et économiques porteuses de prospérité et donc d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.
Au moment où la jeunesse et la société civile africaines sont connectées à l’échelle mondiale et que les revendications relatives à la démocratie, à la justice, à la prospérité et à l’amélioration des conditions de vie et de travail sont de plus en plus précises et pressantes, les dirigeants que nous sommes ont plus que jamais des obligations de résultat.
Nous devons les tenir pour donner un sens aux efforts quotidiens de nos laborieuses populations, et aux sacrifices consentis notamment par les jeunes et les femmes pour défendre la liberté et la démocratie.


Je reste persuadé que c’est dans la conjugaison de nos initiatives au sommet de l’Etat et dans la coordination de nos actions au plan international que nous pourrons créer de manière durable les conditions de la paix, de la stabilité, de la prospérité et de la solidarité en faveur des peuples du monde.
L’Europe doit y contribuer fortement, dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant avec les autres continents pour un monde plus sûr et plus ouvert.


C’est ce message d’espoir que je tenais à partager à l’occasion de la 10ième édition des Journées européennes du Développement, en ayant la ferme conviction que les dirigeants du monde, des secteurs public et privé, et les organisations de la société civile sauront relever le défi pour être à la hauteur des attentes de nos populations.
Plein succès à la 10ième édition des Journées européennes du développement.

Je vous remercie.

MOT INTRODUCTIF DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA ET LES IST (CNLS-IST) A LA XVe SESSION ORDINAIRE DU CNLS-IST

Salle Polyvalente de la Présidence du Faso

Ouagadougou, le 13 mai 2016

Mesdames et Messieurs les membres du CNLS-IST
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Avant tout propos, je voudrais me réjouir de votre présence effective à cette cérémonie entrant dans le cadre des travaux de la XVe Session ordinaire du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST, témoignant ainsi de l’intérêt que vous accordez aux questions de santé en général, et en particulier de la lutte contre le VIH/Sida et les IST dans notre pays.
Je voudrais particulièrement saluer les partenaires techniques et financiers dont l’accompagnement est vital pour le succès de nos actions.
Je tiens à féliciter et encourager les acteurs du monde communautaire, jeunes, femmes, personnes âgées, responsables coutumiers et religieux dont la mobilisation toujours active constitue pour nous un motif de satisfaction, car source de consolidation de la réponse nationale au VIH/Sida et aux infections sexuellement transmissibles.
Je ne voudrais pas passer sous silence la contribution combien significative des travailleurs des secteurs privé et public qui, en dépit de leurs contraintes professionnelles ont mis en exergue la lutte contre le VIH/Sida et les IST dans le cadre de leurs missions quotidiennes.
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
La tenue de cette session intervient à un tournant important dans l’histoire de la lutte contre cette pandémie caractérisée par les faits majeurs suivants :
- Sur le plan international, par les objectifs ambitieux et volontaristes de l’ONUSIDA visant à mettre fin d’ici 2030 à l’épidémie du Sida ;
- Sur le plan national, par l’élaboration d’un nouveau document d’orientation de la lutte contre le VIH, le Sida et les IST pour la période
2016 – 2020 ;
- Sur le plan financier par une diminution du nombre de partenaires techniques et financiers appuyant les programmes et projets de lutte contre le Sida.
Bien que des progrès importants aient été enregistrés en termes de prévention des nouvelles infections, de prise en charge, de soutien aux personnes infectées et affectées par le VIH, de lutte contre la stigmatisation et de gouvernance, il y’a hélas encore de nombreux défis qui nous interpellent tous.
Dans le domaine de la prévention, les interventions en population générale, et celles ciblant les groupes marginalisés et spécifiques ont permis des avancées significatives dans l’inversion de la tendance à la hausse de la prévalence.
Néanmoins, il reste que des risques certains de rebond de l’épidémie existent, aux regards des comportements dans certains groupes dont la prévalence est nettement supérieure à la moyenne nationale. Une analyse des comportements sexuels des composantes de la population montre que des efforts restent à fournir, si nous voulons atteindre les objectifs internationaux visant à mettre fin à l’épidémie à l’horizon 2030. La recrudescence des grossesses précoces en milieux scolaire et non scolaire, l’âge de plus en plus bas des jeunes filles s’adonnant au travail du sexe ; la pratique de l’homosexualité par les jeunes gens ;
les disparités régionales de la prévalence etc., sont autant d’éléments qui nous invitent à revoir nos stratégies d’intervention et de communication.
Nous devrons par ailleurs renforcer nos stratégies pour favoriser le dépistage massif à l’effet de réduire le nombre de séro-ignorants et de mettre sous traitement le maximum de personnes testées séropositives.
Dans le domaine de la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, un effort considérable a été fait pour favoriser l’accès au traitement par les Anti-Retro-Viro (ARVs) à un nombre important de personnes. De même, l’offre de services en matière de suivi biologique, de comptage des lymphocytes CD4 et de mesure de la charge virale a connu un essor certain.
Néanmoins, nous devons accélérer la décentralisation et la délégation des tâches ainsi que le passage à l’échelle du nombre de formations sanitaires offrant ces différents services.
Par ailleurs, s’il faut saluer l’augmentation du nombre de formations sanitaires offrant la Prévention de la Transmission Mère Enfant (PTME), nous devrons toutefois revoir nos stratégies pour augmenter le taux d’adhésion des femmes enceintes et surtout de leurs partenaires hommes. Le diagnostic précoce du VIH chez l’enfant et le suivi du couple mère-enfant devront aussi être au centre de nos préoccupations. Toutes ces actions invitent au renforcement de la participation communautaire dans le continuum des soins et la recherche des perdus de vue et autres absents au traitement.
C’est à ce prix que nous pourrons atteindre en 2020 les objectifs de notre cadre stratégique et contribuer aux objectifs des « 3 quatre-vingt-dix » de l’ONUSIDA sur le plan international ce qui signifie que :
1. 90% des Personnes vivant avec le VIH (PV VIH) connaissent leur statut sérologique ;
2. 90% des Personnes vivant avec le VIH (PV VIH) connaissant leur statut sérologique sont sous traitement ARV ;
3. 90% des Personnes vivant avec le VIH (PV VIH) qui sont sous traitement ARV sont rendus indétectables.
En matière de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, l’engagement des communautés coutumières et religieuses, les actions des organisations de la société civile, les efforts des acteurs du monde du travail ont permis de donner une image positive de la personne vivant avec le VIH et d’offrir des assistances juridiques substantielles aux personnes victimes de discrimination.
Cependant, la négation du droit de certains groupes spécifiques aux services VIH en raison de considérations diverses, les stéréotypes et les préjugés constituent encore des freins qui annihilent par moments nos acquis.
Dans le domaine de la gouvernance et du financement, le CNLS-IST s’est engagé à s’adapter aux différentes évolutions et des efforts ont été fournis pour la mobilisation des ressources endogènes avec une augmentation remarquable de la part du Budget de l’Etat. Il faut aussi se féliciter des mesures qui ont été prises par les institutions, les ministères et certaines collectivités territoriales pour l’inscription de lignes budgétaires en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA et les IST.
Néanmoins, nous devrons poursuivre les réflexions en vue de développer des stratégies de mobilisation des ressources internes pour réduire notre dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Au-delà de ce que nous venons de présenter comme acquis et défis, il convient de noter que la tenue de cette Session intervient, dans un contexte international marqué par la raréfaction des ressources, l’exigence d’aboutir à des résultats concrets, et, au plan national, à la fin de la mise en œuvre de notre troisième cadre stratégique de lutte contre le VIH, le Sida et les IST.
De même, 2016 correspond à la fin de la 30ème année de déclaration des 1ers cas de sida au Burkina, alors que nous sommes à 15 ans de la fin souhaitée de la pandémie du Sida (l’horizon 2030).
C’est pourquoi, au cours de nos travaux, nous allons analyser le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2015, adopter le Cadre Stratégique national de lutte contre le VI/Sida et les IST 2016-2020 en vue de son approbation par le gouvernement, et examiner les orientations de la réponse pour l’année 2016.
J’invite donc les membres du CNLS-IST à des discussions franches et constructives, afin que les conclusions de nos présentes assises favorisent une mise en œuvre harmonieuse des orientations futures de la lutte.
Il est nécessaire qu’au cours de nos débats, nos interventions soient assorties de propositions concrètes et d’idées novatrices. Je suis certain que chacun de nous gardera à l’esprit la responsabilité qui a toujours été la nôtre à chacune de nos sessions.
Sur ce, je déclare ouverte la quinzième session du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST.

Plein succès à nos travaux
Je vous remercie.

Déclaration prononcée par Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des Ministres,13ème SOMMET ISLAMIQUE

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

 

 


Istanbul, le 14 avril 2016
(Vérifier au prononcé)
Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire Général de l’OCI,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président,
Permettez-moi avant tout propos, de vous adresser mes sincères et chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence du 13ème Sommet de notre organisation, ainsi que pour la sagesse et la clairvoyance avec lesquelles vous conduisez nos travaux.

Ma délégation vous assure de son soutien et de sa collaboration pour le succès de nos délibérations.

Ces félicitations s’adressent également aux autres membres du bureau.

Je voudrais aussi traduire ma profonde gratitude au Peuple ainsi qu’au Gouvernement de la République de Turquie pour l’hospitalité chaleureuse dont ma délégation et moi-même faisons l’objet depuis notre arrivée dans cette belle ville d’Istanbul.

J’exprime par ailleurs notre appréciation pour l’important travail accompli tout au long de son mandat, par la République Arabe d’Egypte, qui a présidé la 12ème session de notre Conférence.


Il me plait enfin de traduire ma reconnaissance au Secrétaire général de l’OCI, S.E.M Iyad Ameen MADANI, pour son engagement à œuvrer sans relâche pour la promotion des nobles objectifs de notre Organisation commune.

Monsieur le Président,

En décidant de prendre part au présent Sommet, j’ai voulu exprimer ma conviction et ma foi inébranlable aux idéaux de notre organisation.

Je voudrais renouveler l’attachement de mon pays aux valeurs de tolérance et de paix que prône l’OCI, à l’image de l’Islam dont elle est le porte-voix.

Le thème qui nous réunit en ce moment, à savoir : « l’Unité et la Solidarité pour la Justice et la Paix », est pertinent au regard de la problématique du rôle de la communauté internationale pour l’instauration d’une paix durable.

Notre Organisation se doit de s’affirmer en faisant prévaloir les valeurs qu’elle prône et ses principes fondateurs, pour œuvrer à la consolidation de la paix et de la sécurité internationales.

Le fléau du terrorisme, qui constitue aujourd’hui un défi majeur de nos pays, mérite des actions solidaires et des initiatives courageuses de notre part.

C’est le lieu d’adresser notre reconnaissance au serviteur des deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salman Bin Abdoulaziz Al Saoud, Roi d’Arabie Saoudite, pour l’initiative heureuse qu’il a prise, de créer la coalition islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme, ainsi que pour les innombrables efforts que son pays ne cesse de déployer, pour soutenir notre Organisation et en particulier les pays africains, dans leur quête de stabilité et de développement.

Monsieur le Président,
Le Burkina Faso réaffirme sa pleine adhésion à la cause palestinienne et exprime son entière solidarité avec le peuple palestinien dans sa lutte légitime en vue de recouvrer sa dignité.

Nos efforts doivent se poursuivre afin de parvenir à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien avec à la clef, la création d’un Etat Palestinien, conformément aux résolutions des Nations Unies.

Monsieur le Président,

L’OCI continue de jouer un important rôle sur l’échiquier international, et je me félicite de l’image positive que notre organisation continue de véhiculer à travers ses nombreuses actions qui doivent se poursuivre, afin de renforcer sa contribution dans les résolutions des conflits, en particulier ceux touchant les Etats membres.

A cet égard, la situation au Mali, en Syrie, en Lybie et au Yémen doit entres autres continuer de nous interpeller afin d’y trouver des solutions idoines.

Par ailleurs, notre engagement doit être le même lorsqu’il s’agit de relever les importants défis du sous-développement et des questions liées à la jeunesse, afin d’être à même d’éradiquer les fléaux que sont : la pauvreté, l’extrémisme violent et le terrorisme.

Monsieur le Président,

L’appui de la Communauté internationale à la transition au Burkina Faso a permis un retour à une vie constitutionnelle normale après les élections libres et démocratiques du 29 novembre 2015 plébiscitées de par le monde.

Au moment où se mettaient en place les nouvelles institutions démocratiques, la nation burkinabè a malheureusement été frappée le 15 janvier 2016, par un attentat terroriste ayant endeuillé de nombreuses familles de diverses nationalités.

C’est le lieu de réitérer notre reconnaissance à l’ensemble de la communauté internationale, aux pays membres de l’OCI et à son Secrétaire Général pour leur soutien au Peuple burkinabè lors de cette douloureuse épreuve
Toujours dans le but d’aider mon pays, la communauté internationale dont l’OCI a mis en place récemment le Groupe international de soutien à la consolidation de la démocratie et à la relance économique du Burkina Faso. Ce groupe a pour but d’accompagner le Gouvernement dans l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fond prévue d’ici la fin de l’année.

Je lance un appel solennel aux pays membres de l’OCI et à toutes les institutions de développement du monde islamique, à apporter leur contribution au succès de cette initiative.


Monsieur le Président,
Pour faire face aux problèmes sécuritaires dans la zone sahelo-saharienne, le G5 Sahel, cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité a été créé en 2014, et regroupe en plus du Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Tchad.

Aussi, j’invite les Etats membres de l’OCI à soutenir activement les efforts de cette organisation.

Vive la fraternité et la solidarité au sein de la Oummah Islamique

Je vous remercie.

Wa salam aleikoum waramatoulaye wabarakatou

Déclaration du Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE à l’Elysée

A l’issue de son entretien avec François HOLLANDE, Roch Marc Christian KABORE a dans une déclaration, salué la coopération bilatérale exemplaire qui existe entre le Burkina Faso et la France.
Cette visite officielle a été une occasion pour nous de saluer l’excellence de la coopération qui existe entre nos deux pays. Je voudrais également remercier le Président François HOLLANDE pour l’appui qui nous a été apporté lors de l’attaque terroriste du 15 janvier 2016. Cet appui nous a permis, en liaison avec nos forces de sécurité, de mettre fin à l’attaque des terroristes qui a fait beaucoup de dégâts au plan humain. Je voudrais dire que l’avenir est dans le renforcement de cette coopération.
Comme le Président HOLLANDE l’a souligné lui-même, la sécurité a une place importante dans la vie de nos pays. Désormais, nous sommes tenus de prendre la question du terrorisme comme un élément permanent dans la vie de nos différents pays. C’est pour cela qu’au plan régional, nous avons décidé de mutualiser nos efforts en matière de renseignements pour empêcher les terroristes de se déployer comme ils le veulent. A ce niveau, nous avons aussi demandé à la France de continuer de nous accompagner dans la formation et voir la possibilité d’appuyer nos forces spéciales en équipements pour que cette action internationale contre le terrorisme connaisse des succès. Aujourd’hui comme vous pouvez le constater, le risque zéro en matière de sécurité n’existe nulle part dans le monde.
Le second volet de nos discussions a concerné l’économie :autant le Burkina Faso est félicité pour le succès de son processus démocratique compte tenu du fait que nous avons renoué avec l’Etat de droit, autant il est important, pour parachever ce succès, que le Burkina Faso reparte sur de bonnes bases économiques. Il faut faire en sorte qu’à partir de 2017, nous puissions véritablement prendre toutes les dispositions pour relancer notre économie.
Au plan politique nous avons échangé sur l’organisation des élections municipales du 22 mai prochain et sur notre volonté de passer à une Vè République. Nous avons également parlé du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) qui a pour objectif la réconciliation des Burkinabè avec leur histoire.
C’est un vaste chantier qui est ouvert et je crois que les discussions que nous avons eues ont montré la disponibilité et l’engagement de part et d’autre pour que nous puissions consolider la relation bilatérale entre la France et le Burkina Faso. L’accord qui vient d’être signé entre l’AFD et l’ONEA en est un signe palpable. Cet accord vise à renforcer les capacités de l’ONEA en matière d’eau potable, l’assainissement dans les villes de Bobo-Dioulasso et Ouagadougou car la question de l’eau est fondamentale pour notre pays.