Monsieur le Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme Mesdames et Messieurs le ministres

 

Monsieur le Gouverneur des Hauts- Bassins

Distingués personnalités

Monsieur le représentant des Artistes

Mesdames et Messieurs les artistes


Je voudrais au nom du Gouvernement et à mon nom personnel saluer les hommes et les femmes qui œuvrent chaque jour pour faire de notre pays, le Burkina Faso, une terre de culture et d’action culturelle en Afrique et dans le monde.

En rendant cet hommage mérité aux actrices, acteurs et mécènes du monde de la culture, je voudrais avoir une pensée pour ceux qui nous ont quittés, et je vous invite à observer une minute de silence en leur mémoire(…). Je vous remercie.

Mesdames et Messieurs les acteurs culturels
J’apprécie votre engagement à mettre en œuvre la politique culturelle, artistique et touristique résultant de mon programme quinquennal. En effet dans le cadre de ce programme, je m’engage à :

? créer les conditions propices à l’expression et au rayonnement des talents des artistes ;

? renforcer les capacités des acteurs ;

? organiser régulièrement des salons thématiques afin de stimuler l’émergence des talents ;


? valoriser les productions artistiques ;

? créer un mécanisme pour repérer les jeunes talents musicaux qui bénéficieront des facilités d’accès aux structures de formation et d’encadrement pour s’élever vers l’excellence ;

? favoriser l’octroi des bourses aux plus méritants pour des stages dans des structures offrant de meilleures conditions d’encadrement ;

? améliorer la disponibilité et l’accessibilité des infrastructures culturelles.

Il s’agit en un mot d’accompagner les acteurs dans la perspective de développer une industrie culturelle nationale à même de promouvoir et défendre les valeurs culturelles nationales tout en améliorant les conditions de vie et de travail des artistes et promoteurs culturels.

En Effet, le Burkina Faso est plus que jamais un pays aux richesses culturelles multiples, variées et reconnues que nous devons promouvoir pour cimenter l’unité nationale autour de valeurs fortes et porteuses de paix, de cohésion et de prospérité.
A cet effet, les artistes et les acteurs culturels sont des vecteurs majeurs et sûrs de notre vouloir vivre ensemble.
C’est pour réussir cet ordre socio-culturel désirable que nous invitons les partenaires et sponsors à continuer à multiplier les initiatives pour accroître leurs capacités d’accompagnement et de financement de la culture et des initiatives culturelles dans notre pays.

C’est pourquoi je suis très attentif aux suggestions et recommandations que vous venez de faire pour l’émergence d’un secteur de la culture plus productif, tant pour la cohésion nationale que pour l’atteinte des objectifs de développement durables(ODD).

Elles seront reversées dans le débat sur la réforme et la rationalisation des institutions que nous devons engager.

En dépit des contraintes budgétaires de l’année en cours, l’excellent plaidoyer de votre ministre de tutelle lors de l’examen de loi de finance rectificative a permis de sauver trois-cents millions dans le Fonds de développement culturel et touristique pour 2016.
Ces efforts vont se poursuivre, comme vous le souhaitez avec l’amélioration progressive de la santé financière du pays.

Distingués personnalités
Mesdames et Messieurs les artistes

Le projet de construction de la « Cité des arts » dont la réalisation est très attendue par les artistes a retenu toute mon attention. C’est le genre de projet qui se prête bien à une prise en charge à travers un partenariat-public-privé.
L’année 2016 qui est en cours est une année très difficile en termes d’investissements sur le budget de l’Etat.
Mais je voudrais être rassurant sur le fait que je ne ménagerai aucun effort pour soutenir le monde de la culture et faire en sorte que ce projet soit une réalité.

Tout en vous félicitant pour votre engagement collectif et soutenu en faveur de la culture, je vous souhaite une excellente soirée.
Je vous remercie.

 

DISCOURS DE S.E.M LE PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INSTALLATION OFFICIELLE DU HAUT CONSEIL POUR LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALE (HCRUN)

 

22 Mars 2016
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Monsieur le Président du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale

Messieurs les Anciens Chefs de l’Etat du Burkina Faso

Mesdames et Messieurs les Ministres

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et inter africaines

Sa Majesté le Mogho-Naaba Bângho

Autorités coutumières et religieuses

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs


L’installation officielle du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN) est un acte majeur qui montre notre attachement commun à la paix, à la cohésion nationale, à la bonne gouvernance et à la lutte contre l’impunité.
Avec le retour à l’ordre constitutionnel normal, consécutif aux élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, il nous faut asseoir les bases solides d’une Nation démocratique, unie, paisible et prospère.
C’est pourquoi, en soulignant avec force mon engagement en faveur du processus de réconciliation si nécessaire à notre communauté nationale, je voudrais saluer tous les efforts qui ont été faits par les Gouvernements successifs sur ce chantier. Aussi, voudrais-je inviter le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale à s’approprier les précieuses conclusions du Collège des sages ainsi que celles de la Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes.
Ces deux instances, faut-il le rappeler, ont fait un diagnostic sans ambiguïté des sujets, des sources de fractures et des crises, qui minent les secteurs socio-économique et politique de notre pays.
J’en profite pour féliciter leurs membres et les inviter à rester disponibles pour la paix au Burkina Faso.
J’ai personnellement montré durant la campagne présidentielle et après mon investiture, ma détermination à consolider les fondements de la justice, de la paix, du progrès et de la prospérité pour le bonheur des fils et des filles du Burkina Faso.
L’instrument par excellence pour assurer cette mission est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale dont la cérémonie d’installation officielle des membres nous rassemble dans cette salle.

Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil
Au cours de ma première prise de contact avec vous, j’ai souligné la noblesse mais également la délicatesse de votre mission.
Elle consiste à créer les conditions les plus favorables à la réconciliation et à l’unité nationale.
C’est une gageure pour chacune et chacun de vous, mais un pari de haute portée pour la Nation entière que nous devons forcément gagner.
Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes et les causes depuis leurs racines.
En un mot, la Nation demande au Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale d’établir un ordre nouveau, débarrassé de violences de diverses natures, et d’atteintes variées aux droits humains.
C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris en vue d’aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous. Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu.
Je dois convenir qu’il s’agit aussi d’une mission noble et exaltante, mais combien exigeante et ardue !
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Permettez-moi de saisir cette occasion pour interpeller notre communauté nationale sur les valeurs d’engagement et de responsabilité qui doivent soutenir notre volonté commune de justice et de paix.
En clair, il faut panser les plaies, en construisant un esprit nouveau, respectueux de la légalité, de nos valeurs morales et des exigences de la bonne gouvernance. Bâtir cet esprit de concorde demande donc la contribution de toutes les personnes, physiques et morales, soucieuses de la qualité et de la force de notre vouloir vivre ensemble.
Construire cet esprit de réconciliation et d’apaisement requiert, certes, notre engagement national à tous les niveaux, mais exige également l’attention et la prévenance des amis du Burkina Faso à travers le monde. Je pense en particulier à nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans nos efforts de développement.
De ce point de vue, la participation remarquable à la présente cérémonie des membres du corps diplomatique, des institutions internationales et interafricaines est un signal fort allant dans la bonne direction et je tiens à les en remercier. Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil, soyez assurés de ma sollicitude et de mon appui pour le succès de votre mission. Sur ce, je vous déclare installés dans vos fonctions et vous souhaite beaucoup de réussite.
Je vous remercie.

ALLOCUTION DE SEM ROCH MARC CHRISTIAN KABORE PRESIDENT DU FASO (Ouagadougou, le 15 janvier 2016)

PRESIDENCE DU FASO BURKINA FASO
-=-=- -=-=- Unité-Progrès-Justice

PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE
DU HAUT CONSEIL
POUR LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALE
(HCRUN)

 

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs.
Je voudrais tout d’abord, vous adresser à toutes et à tous, mes félicitations pour votre désignation en tant que membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.
La Commission de la Réconciliation Nationale et des Réformes dont vous héritez du travail, et dont certains d’entre vous ici présents ont été membres, a établi un inventaire exhaustif des crimes économiques et de sang de 1960 à nos jours qui n’ont jamais fait l’objet de règlement satisfaisant.
Plus de 5000 cas sont ainsi concernés. Ce sont des traumatismes, des lésions, des injustices subis par des victimes, des ayants droit, des Burkinabè.
Ces traumatismes et injustices constituent des évènements perturbateurs de la cohésion nationale et accentuent le sentiment d’impunité au sein de nos populations.
Il est temps que les Burkinabè se parlent, non pas dans le cadre d’une tribune de vengeance ou de revendication de toute nature, mais dans le cadre d’une tribune de vérité comme facteur de réconciliation et de pardon, pour un mieux vivre ensemble.
Comme je l’ai déclaré lors de mon investiture, « la réconciliation nationale sera le socle de mon programme, la paix, le moteur ; la vérité, la justice et la transparence, les adjuvants essentiels ».
Cette fondation doit être la plus solide possible pour que notre maison commune le Burkina, puisse résister à toutes les épreuves.
C’est donc dire l’importance que j’accorderai tout au long de mon mandat au processus de réconciliation qui devra se fonder sur la vérité, la justice et le pardon.
C’est dire aussi l’importance que représente le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.
Etablir la vérité, évaluer les préjudices, indemniser les victimes et les ayants droit, mais surtout réconcilier, telles sont, mesdames et messieurs les membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale, les attentes de la nation de votre noble et délicate mission.
Il vous appartiendra d’adapter les mesures de réparation à notre contexte socio-culturel et surtout aux réalités de nos finances publiques.
Pour cela, vous devez et devrez transcender tous les clivages, qu’ils soient d’ordres ethnique, religieux ou de toute autre nature, et garder à l’esprit l’intérêt supérieur qui est celui de la concorde nationale.
Cette première Assemblée générale étant consacrée à la mise en place de vos organes, je vous souhaite une bonne séance élective, et plein succès à vos travaux.

PEUPLE DU BURKINA FASO CONCITOYENNES ET CONCITOYENS

Hier 15 janvier 2016, pour la première fois de son histoire, notre pays a été victime d’une série d’attaques terroristes barbares, ignobles, d’une ampleur sans précédent, et d’une lâcheté inouïe.
D’abord, dans l’après-midi, dans le secteur d’Ina Bao, dans la province de l’Oudalan, un convoi officiel de la Gendarmerie nationale a été attaqué, faisant deux morts et deux blessés dont un dans un état critique.
Ensuite, dans la soirée, à Ouagadougou, à l’Hôtel Splendid, à l’hôtel Yibi et au café Capuccino, une attaque armée suivie d’une prise d’otages a occasionné, selon un bilan provisoire :
• 28 morts ;
• une cinquantaine de blessés civils ;
• 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité dont 1 militaire français, deux policiers et 1 militaire burkinabè ;
• 3 terroristes tués pour le moment, le ratissage étant toujours en cours ;
• 156 otages libérés.
Enfin, toujours dans la nuit du 15 au 16 janvier, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot dans cette localité ont été enlevés. Une alerte générale a été donnée aux forces de défense et de sécurité dans la zone pour les retrouver et capturer les auteurs de cet enlèvement.
Au nom du Peuple burkinabè, du Gouvernement et à mon nom personnel, j’adresse mes condoléances aux familles éplorées victimes de ces actes terroristes. Tous mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les personnes blessées.


Je tiens à saluer le professionnalisme et la solidarité entre les forces de défense et de sécurité burkinabè et les forces spéciales françaises et américaines qui ont permis de lancer et de conduire avec succès l’offensive contre ces terroristes.
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Ces actes criminels, d’une rare barbarie, perpétrés contre d’innocentes personnes et que l’organisation criminelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vient de revendiquer visent à déstabiliser notre pays et ses institutions républicaines et à saper les efforts de construction d’une nation démocratique, paisible et prospère.
Or, c’est pour reconquérir, préserver et consolider ces valeurs de démocratie, d’Etat de droit, de justice, de liberté et de progrès que notre peuple insurgé s’est battu, depuis les 30 et 31 octobre 2014 et lors du coup d’Etat des 16 et 17 septembre 2015, jusqu’au succès des élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, marquant le retour à une vie constitutionnelle normale au Burkina Faso.
Aujourd’hui encore, face à ces terroristes et à leurs actes ignobles, nous devons nous mobiliser pour apporter la riposte appropriée afin de les mettre hors d’état de nuire.
Ma conviction est établie que dans l’unité et la cohésion nationale, nous sortirons victorieux de cette guerre qu’ils imposent à notre Peuple ainsi qu’à tous les autres peuples du monde, épris de paix et de liberté.
D’ores et déjà, le Gouvernement a reçu les instructions pour prendre les mesures qu’exigent les circonstances, en vue de renforcer la sécurité de nos Institutions, de nos lieux sensibles et publics ainsi que celle de nos frontières et des entrées de nos grandes villes.
Nous devons les mettre en œuvre dans la rigueur et la discipline parce que désormais la lutte anti-terroriste fait partie de notre quotidien.

PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Lors de mon discours d’investiture le 29 décembre dernier, je rappelais notamment qu’« Au moment où j’accède à la plus haute charge de l’Etat, la situation sécuritaire dans le monde en général et dans la sous-région ouest africaine en particulier est préoccupante en raison de l’ampleur des menaces et actions terroristes.
C’est pourquoi nous devons mutualiser nos moyens de défense, nos informations, entre nos pays et de concert avec tous les autres pays qui luttent contre le terrorisme dans le monde pour présenter un front uni contre ces fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats ».
Devant ce lourd bilan humain que ces forces du mal ont infligé à notre peuple et à ses amis d’autres pays en visite au Burkina Faso, la nation burkinabè reste sous le choc.
Aussi, ai-je décidé, qu’à compter du dimanche 17 janvier 2016, un deuil national de 3 jours sera observé sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET CONCITOYENS
En ces moments difficiles pour la nation, je vous invite à rester déterminés parce que notre engagement commun pour un Burkina démocratique et prospère est plus fort que jamais.
Aussi, voudrais-je inviter les populations à la vigilance et à la franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité pour dénoncer toute personne ou toute situation suspecte dans les meilleurs délais.
Uni et déterminé contre le terrorisme et toutes les forces du mal dirigés contre notre pays, le Peuple burkinabè restera toujours victorieux.

VIVE LE PEUPLE BURKINABE !
VIVE LA SOLIDARITE NATIONALE ET INTERNATIONALE !
QUE DIEU BENISSE LE BURKINA FASO !
JE VOUS REMERCIE.