Discours de Son Excellence Monsieur le Président du Faso à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des états généraux des hôpitaux.


BURKINA FASO
Unité – Progrès – Justice

 

 


Ouagadougou, le 15 décembre 2016
Salle des banquets de Ouaga 2000


Monsieur le Président de l’Assemblée nationale


Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Monsieur le Ministre de la Santé

Mesdames et Messieurs les Ministres

Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission Diplomatique et Consulaire

Mesdames et Messieurs les Participants
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

La tenue ici à Ouagadougou, pendant quatre jours, des états généraux des hôpitaux est un grand rendez-vous des actrices et acteurs du secteur de la santé que nous attendions tous.
En effet, le bon état général de santé des populations constitue une préoccupation constante du Gouvernement que le ministère de la Santé doit prendre en charge.
C’est pourquoi je salue la pertinence du thème retenu à savoir : « Hôpital public : quelles réformes pour des soins de qualité dans la perspective de l’assurance maladie universelle ». Assurément, ces assises permettront de mener la réflexion pour renforcer la capacité de nos hôpitaux à répondre efficacement aux besoins de santé de nos populations.
L’organisation des présents états généraux des hôpitaux répond à la volonté du Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des réformes dans ce secteur, afin de relever la qualité des soins de santé au profit des populations.
Ce n’est possible que si tous les acteurs, à savoir, les professionnels de la santé du public et du privé, les Partenaires techniques et financiers, les partenaires sociaux et les autres secteurs s’engagent dans la même dynamique.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Les investissements dans les secteurs sociaux, et plus particulièrement dans celui de la santé jouent un rôle important dans le développement de tout pays.
C’est pourquoi ces assises doivent être l’occasion pour les participants de réfléchir et de faire le diagnostic complet des problèmes qui entravent le bon fonctionnement de nos hôpitaux et de proposer des solutions pratiques et durables.
Je ne doute pas que les débats qui seront menés durant cette rencontre, notamment sur la fonction publique hospitalière, les urgences, la pharmacie hospitalière, les équipements, l’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle et bien d’autres thématiques déboucheront sur des recommandations pertinentes.
Je voudrais vous rassurer que les recommandations de vos assises sont attendues et qu’elles seront examinées avec la plus grande attention par le Gouvernement, convaincu qu’elles vont contribuer à l’amélioration de la qualité de l’offre des services, de la fréquentation des services de santé et aussi des conditions de vie et de travail des agents de santé.
C’est le lieu pour moi de saluer et remercier toutes celles et tous ceux qui œuvrent au quotidien pour la santé de nos populations.
Mes remerciements s’adressent également aux partenaires techniques et financiers pour leur présence à nos côtés et leur accompagnement dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé.
Tout en exhortant les participants à des échanges francs, respectueux et constructifs, je déclare ouverts les états généraux des hôpitaux.

Plein succès à vos travaux.
Je vous remercie.

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DU PREMIER CONGRES SCIENTIFIQUE DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES



BURKINA FASO
Unité – Progrès – Justice

 

Ouagadougou, le 13 décembre 2016


Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées

Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants

Monsieur le Secrétaire Général à la Défense nationale

Monsieur l’Inspecteur Général des Forces Armées nationales

Messieurs les Chefs d’Etats-majors d’Armées

Messieurs les Officiers Généraux
Monsieur le Directeur Central du service de Santé des Armées
Mesdames et Messieurs les Experts
Mesdames et Messieurs les Congressistes

Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs


La tenue du premier Congrès scientifique du service de santé des Forces armées nationales constitue en soi un fait marquant de la vie de notre Armée.
Au regard de l’importance des missions du service de santé des Forces armées pour l’amélioration des capacités opérationnelles des hommes et des femmes qui ont embrassé le métier des armes, je voudrais saluer le Directeur central du service de santé des Forces armées, ses collaborateurs ainsi que toutes les sommités du monde de la santé pour l’organisation de ce Congrès placé sous le thème « Le Service de Santé des Armées face aux grands défis de santé actuels ».
Le service de santé des armées, comme son nom l’indique, est responsable du soutien médical des Forces armées, en temps de paix et en temps de guerre.
A ce titre, il est présent sur toutes les positions occupées par l’Armée burkinabè et je note avec beaucoup de satisfaction que sa présence y est fortement appréciée.
Partout et dans la discrétion, dans nos hôpitaux, en ville comme en campagne, la contribution du service de santé des armées à la prise en charge médicale des soldats, mais également des populations civiles est notable.
Cette appréciation positive donne une dimension particulière aux travaux du présent Congrès qui doit réfléchir sur la participation du service de santé des armées aux efforts que nous devons engager pour faire face aux grands défis de santé. Ce congrès permettra en effet, de présenter une des facettes de l’Armée à la population et de créer un cadre de concertations pour le renforcement de la médecine militaire dans notre Pays.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

L’efficacité et la réactivité d’une Armée dépendent essentiellement de la bonne santé mentale et physique des hommes et des femmes qui l’animent.
C’est pourquoi, l’accompagnement du service de santé des armées dans la conduite de ses missions est une impérieuse nécessité.
Pour ce faire, il est important que notre pays puisse se doter d’une politique ambitieuse et d’une stratégie à moyen et long terme de développement de la médecine militaire.
Par la même occasion, j’invite les officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnels civils du service de santé des armées à faire des grands défis de santé un combat de tous les jours.
Aussi voudrais-je, en ma qualité de Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, réaffirmer mon engagement à veiller à ce que les préoccupations du service de santé des Forces armées nationales trouvent des solutions appropriées à la hauteur de nos ambitions communes pour une Armée moderne, républicaine et opérationnelle.
Je voudrais enfin remercier les Représentants des services de santé des pays amis venus pour apporter leur contribution aux travaux du Congrès.
A tous les congressistes, je voudrais vous assurer de l’attention toute particulière que j’accorderai aux conclusions et recommandations qui sortiront de cette rencontre.
Sur ce, je déclare ouvert le premier Congrès scientifique du service de santé des armées tout en souhaitant plein succès à vos travaux.
Je vous remercie.

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA 11ème EDITION DU FORUM NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DES INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES (FRSIT)


Présidence du Faso

 

Ouagadougou, le 19 novembre 2016

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales,

Autorités administratives, politiques, paramilitaires et militaires, coutumières et religieuses,

Mesdames et Messieurs les chercheurs, inventeurs et innovateurs
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
L’idée d’organiser, tous les deux ans, le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) est à saluer. Elle relève de la volonté des acteurs du domaine de faire connaître leurs réalisations et de mettre leurs connaissances au service du développement socio-économique de notre pays.
Le thème de cette onzième édition du FRSIT est non seulement d’actualité mais nous interpelle tous, à plus d’un titre.
En effet, la communauté mondiale se trouve aujourd’hui à un tournant important de son histoire. Les effets néfastes du dérèglement climatique touchent tous les domaines de la vie socio-économique et politique de nos Etats.
Le doute n’est plus permis, au regard de l’occurrence des phénomènes climatiques extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les tsunamis, etc., autant d’évènements et de sinistres qui affectent les différentes régions de notre planète. Les prévisions du Groupe International d’Etude sur le Climat (GIEC) ne sont guère reluisantes. Elles placent nos populations dans l’anxiété car ne sachant pas de quoi demain sera fait.
C’est pourquoi la recherche et l’innovation doivent être le moteur du développement économique et technologique du Burkina Faso. Cela s’est traduit, dans le Plan national de développement économique et social (PNDES), par l’élaboration d’un objectif stratégique qui vise à promouvoir la recherche et l’innovation au service de la transformation structurelle de l’économie.
Il faut orienter la recherche vers des objectifs de développement, renforcer le partenariat public privé en matière de recherche et d’innovation, valoriser les résultats de la recherche et de l’innovation, et promouvoir la coopération internationale en la matière.
D’où l’impérieuse nécessité d’avoir un système d’innovation performant qui intègre de façon cohérente et efficace les chercheurs, les populations, les opérateurs économiques, les agents de l’Etat, les décideurs politiques, les médias et la société civile. Il est en effet reconnu que l’existence d’interactions et de partenariats spécifiques dans un réseau socio-économique constitue un gage de réussite de la transformation de ce réseau.
C’est en cela que la contribution de la Recherche est attendue, et ce, pour la promotion du développement de notre pays et pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030.
Mesdames et Messieurs
Aucune recherche scientifique ne peut se développer sans un minimum de moyens. Aussi, malgré la modicité de nos moyens, ferons-nous en sorte que, en plus des efforts consentis au niveau national, notre pays puisse bénéficier des mécanismes financiers existants au niveau international.
Dans mon discours à la COP22 à Marrakech le 15 novembre en cours, je rappelais notamment, je cite : « L’Afrique, dans un contexte de justice climatique, sollicite des financements additionnels, à la hauteur de nos ambitions communes, l’accès aux technologies d’adaptation aux changements climatiques ainsi que le renforcement de ses capacités dans le domaine de la gestion des risques climatiques, de la sécurité alimentaire et des transports », fin de citation.
Il s’agit de disposer d’un financement durable, prévisible et échelonné pour le développement des technologies et le renforcement des capacités de tous les acteurs.
Le Gouvernement s’engage à fournir au secteur de la recherche et de l’innovation, les moyens adéquats pour contribuer à la promotion du développement de notre pays.
Chercheurs, Inventeurs et Innovateurs du Burkina Faso
et des pays frères
Je voudrais saisir l’occasion pour vous adresser mes félicitations et mes encouragements pour la qualité de vos résultats.
Je remercie les participants des pays frères, notamment, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, le Sénégal, le Maroc et la France pour l’intérêt qu’ils portent à la recherche scientifique et à l’innovation dans notre pays.
Je ne doute pas un seul instant que la foire d’exposition à travers les espaces thématiques, les conférences, les tables-rondes et les ateliers scientifiques prévus vous permettront d’avoir des échanges fructueux en vue de proposer des actions concertées pour une plus grande prise en compte des acquis de la recherche et de l’innovation dans le processus du développement de nos différents pays.
Faites en sorte que, de par les résultats découlant de vos multiples actions et activités, les changements climatiques ne soient plus perçus comme une fatalité, mais plutôt une opportunité pour induire un développement durable.
En effet, les convergences d’intérêts nés des crises multiformes liées aux changements climatiques peuvent représenter un champ fertile à l’épanouissement de concepts nouveaux de changements comportementaux et d’actions à même de nous assurer un mieux-être futur à travers les modes de consommation et de production durables.
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Ma reconnaissance va aux partenaires techniques et financiers qui, par des projets spécifiques ou des appels à proposition, apportent leur soutien à la recherche scientifique et technologique de notre pays.
Je les invite à y accorder davantage d’importance car le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation de notre pays regorge d’hommes et de femmes compétents comme le montrent les différents résultats de nos chercheurs et enseignants-chercheurs lors des différentes sessions du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES).
Je fonde un réel espoir que nous, acteurs d’aujourd’hui, serons à mesure de regarder nos enfants demain, avec la fierté et le bonheur d’avoir laissé aux jeunes générations un patrimoine riche et bien préservé pour leur survie et leur épanouissement.
Sur ce, je déclare ouverts, les travaux de la onzième édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT).
Plein succès à vos travaux.
Je vous remercie !

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO Au SOMMET DE HAUT NIVEAU DE LA 22ème CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Sa Majesté le Roi Mohammed VI


Monsieur le Président de la 22ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

Le Burkina Faso se réjouit de prendre part à cette 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui se tient ici à Marrakech, terre africaine et hospitalière du royaume du Maroc.
Permettez-moi, à ce stade de mon propos, de présenter mes remerciements et exprimer ma gratitude à l’ensemble des autorités et au peuple chérifien, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité réservés à ma délégation ainsi que pour la parfaite organisation de cette manifestation.
C’est une fierté pour notre continent d’abriter la COP22 et je voudrais saluer l’engagement personnel de Sa Majesté Mohamed VI qui n’a ménagé aucun effort pour le succès de cette conférence.

Monsieur le Président
Monsieur le Secrétaire général de l’ONU
Distinguées personnalités

Nous sommes en train de poser les fondements de la société de demain que nous voulons responsable, avec de grandes ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et une communauté engagée à développer de vastes programmes sobres en carbone et capables d’apporter le mieux-être au plus grand nombre.

A travers la mise en œuvre effective et entière de ce nouveau régime climat qui se veut universel, solidaire et durable, l’Afrique entière entend jouer sa partition pour un monde plus sûr.
Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), de mon pays qui sera présenté les 7 et 8 décembre 2016 à la Conférence des partenaires à Paris pour son financement prend en compte la question majeure des changements climatiques dont les conséquences mettent à mal les productions énergétiques, agricoles, forestières, pastorales et halieutiques. C’est pourquoi notre engagement dans les énergies renouvelables s’est imposé comme une priorité.
En dépit des adversités de la nature, le Burkina Faso a montré à travers sa jeunesse, qu’il peut opposer aux contraintes climatiques, des solutions innovantes, inspirées de nos savoirs et nos savoir-faire locaux.


C’est le lieu de saluer l’action de la société civile dont les initiatives sur le terrain dans le domaine des changements climatiques, la conduite des projets et programmes d’électrification au photovoltaïque appuyés par les partenaires au développement sont portées par les communautés à la base.

Distinguées personnalités
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

La communauté internationale doit s’engager davantage pour répondre aux défis des changements climatiques et les pays industrialisés qui ont une responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre doivent assumer leur part selon le principe bien compris de la « responsabilité commune mais différenciée et des capacités respectives ».
Tout en saluant la promptitude avec laquelle les Etats se sont libérés de leurs obligations internationales, notre souhait est qu’un délai suffisant soit accordé aux pays qui ne l’ont pas encore fait pour leur permettre de parachever leur processus de ratification, pour ne laisser aucun pays au bord du chemin.
Dans ce sens, le Burkina Faso souhaite que la République de Chine Taiwan puisse avoir un statut d’observateur afin de se joindre à la Communauté internationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Solidaire de la position commune africaine sur le climat, nous faisons nôtres les préoccupations de l’Afrique pour la mise en œuvre des objectifs du Développement durable ainsi que le vaste programme sur les énergies renouvelables que notre Union porte depuis quelques années dans le processus climat.
Dans cette dynamique, la mise en place du Fonds Vert Climat est une action forte à saluer.


L’Afrique, dans un contexte de Justice climatique, sollicite des financements additionnels, à la hauteur de nos ambitions communes, l’accès aux technologies d’adaptation aux changements climatiques, ainsi que le renforcement de ses capacités dans le domaine de la gestion des risques climatiques, de la sécurité alimentaire et des transports.
D’où l’impérieuse nécessité, en plein accord avec les partenaires du Nord, de redéfinir nos priorités fondées, sur une vision commune prenant en compte l’équité et le bien-être des populations.


Je voudrais terminer mon propos en formulant le vœu qu’avec l’ambition et la volonté qui nous animent, cette Conférence de Marrakech permette d’ouvrir de meilleures perspectives pour le bonheur des générations présentes et futures.

Pleins succès à nos travaux

Je vous remercie.