DISCOURS DE S.E.M LE PRESIDENT DU FASO A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INSTALLATION OFFICIELLE DU HAUT CONSEIL POUR LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALE (HCRUN)

 

22 Mars 2016
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Monsieur le Président du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale

Messieurs les Anciens Chefs de l’Etat du Burkina Faso

Mesdames et Messieurs les Ministres

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et inter africaines

Sa Majesté le Mogho-Naaba Bângho

Autorités coutumières et religieuses

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs


L’installation officielle du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN) est un acte majeur qui montre notre attachement commun à la paix, à la cohésion nationale, à la bonne gouvernance et à la lutte contre l’impunité.
Avec le retour à l’ordre constitutionnel normal, consécutif aux élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, il nous faut asseoir les bases solides d’une Nation démocratique, unie, paisible et prospère.
C’est pourquoi, en soulignant avec force mon engagement en faveur du processus de réconciliation si nécessaire à notre communauté nationale, je voudrais saluer tous les efforts qui ont été faits par les Gouvernements successifs sur ce chantier. Aussi, voudrais-je inviter le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale à s’approprier les précieuses conclusions du Collège des sages ainsi que celles de la Commission de Réconciliation Nationale et des Réformes.
Ces deux instances, faut-il le rappeler, ont fait un diagnostic sans ambiguïté des sujets, des sources de fractures et des crises, qui minent les secteurs socio-économique et politique de notre pays.
J’en profite pour féliciter leurs membres et les inviter à rester disponibles pour la paix au Burkina Faso.
J’ai personnellement montré durant la campagne présidentielle et après mon investiture, ma détermination à consolider les fondements de la justice, de la paix, du progrès et de la prospérité pour le bonheur des fils et des filles du Burkina Faso.
L’instrument par excellence pour assurer cette mission est le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale dont la cérémonie d’installation officielle des membres nous rassemble dans cette salle.

Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil
Au cours de ma première prise de contact avec vous, j’ai souligné la noblesse mais également la délicatesse de votre mission.
Elle consiste à créer les conditions les plus favorables à la réconciliation et à l’unité nationale.
C’est une gageure pour chacune et chacun de vous, mais un pari de haute portée pour la Nation entière que nous devons forcément gagner.
Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes et les causes depuis leurs racines.
En un mot, la Nation demande au Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale d’établir un ordre nouveau, débarrassé de violences de diverses natures, et d’atteintes variées aux droits humains.
C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris en vue d’aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous. Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu.
Je dois convenir qu’il s’agit aussi d’une mission noble et exaltante, mais combien exigeante et ardue !
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Permettez-moi de saisir cette occasion pour interpeller notre communauté nationale sur les valeurs d’engagement et de responsabilité qui doivent soutenir notre volonté commune de justice et de paix.
En clair, il faut panser les plaies, en construisant un esprit nouveau, respectueux de la légalité, de nos valeurs morales et des exigences de la bonne gouvernance. Bâtir cet esprit de concorde demande donc la contribution de toutes les personnes, physiques et morales, soucieuses de la qualité et de la force de notre vouloir vivre ensemble.
Construire cet esprit de réconciliation et d’apaisement requiert, certes, notre engagement national à tous les niveaux, mais exige également l’attention et la prévenance des amis du Burkina Faso à travers le monde. Je pense en particulier à nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans nos efforts de développement.
De ce point de vue, la participation remarquable à la présente cérémonie des membres du corps diplomatique, des institutions internationales et interafricaines est un signal fort allant dans la bonne direction et je tiens à les en remercier. Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil, soyez assurés de ma sollicitude et de mon appui pour le succès de votre mission. Sur ce, je vous déclare installés dans vos fonctions et vous souhaite beaucoup de réussite.
Je vous remercie.

ALLOCUTION DE SEM ROCH MARC CHRISTIAN KABORE PRESIDENT DU FASO (Ouagadougou, le 15 janvier 2016)

PRESIDENCE DU FASO BURKINA FASO
-=-=- -=-=- Unité-Progrès-Justice

PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE
DU HAUT CONSEIL
POUR LA RECONCILIATION ET L’UNITE NATIONALE
(HCRUN)

 

Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs.
Je voudrais tout d’abord, vous adresser à toutes et à tous, mes félicitations pour votre désignation en tant que membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.
La Commission de la Réconciliation Nationale et des Réformes dont vous héritez du travail, et dont certains d’entre vous ici présents ont été membres, a établi un inventaire exhaustif des crimes économiques et de sang de 1960 à nos jours qui n’ont jamais fait l’objet de règlement satisfaisant.
Plus de 5000 cas sont ainsi concernés. Ce sont des traumatismes, des lésions, des injustices subis par des victimes, des ayants droit, des Burkinabè.
Ces traumatismes et injustices constituent des évènements perturbateurs de la cohésion nationale et accentuent le sentiment d’impunité au sein de nos populations.
Il est temps que les Burkinabè se parlent, non pas dans le cadre d’une tribune de vengeance ou de revendication de toute nature, mais dans le cadre d’une tribune de vérité comme facteur de réconciliation et de pardon, pour un mieux vivre ensemble.
Comme je l’ai déclaré lors de mon investiture, « la réconciliation nationale sera le socle de mon programme, la paix, le moteur ; la vérité, la justice et la transparence, les adjuvants essentiels ».
Cette fondation doit être la plus solide possible pour que notre maison commune le Burkina, puisse résister à toutes les épreuves.
C’est donc dire l’importance que j’accorderai tout au long de mon mandat au processus de réconciliation qui devra se fonder sur la vérité, la justice et le pardon.
C’est dire aussi l’importance que représente le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale.
Etablir la vérité, évaluer les préjudices, indemniser les victimes et les ayants droit, mais surtout réconcilier, telles sont, mesdames et messieurs les membres du Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale, les attentes de la nation de votre noble et délicate mission.
Il vous appartiendra d’adapter les mesures de réparation à notre contexte socio-culturel et surtout aux réalités de nos finances publiques.
Pour cela, vous devez et devrez transcender tous les clivages, qu’ils soient d’ordres ethnique, religieux ou de toute autre nature, et garder à l’esprit l’intérêt supérieur qui est celui de la concorde nationale.
Cette première Assemblée générale étant consacrée à la mise en place de vos organes, je vous souhaite une bonne séance élective, et plein succès à vos travaux.

PEUPLE DU BURKINA FASO CONCITOYENNES ET CONCITOYENS

Hier 15 janvier 2016, pour la première fois de son histoire, notre pays a été victime d’une série d’attaques terroristes barbares, ignobles, d’une ampleur sans précédent, et d’une lâcheté inouïe.
D’abord, dans l’après-midi, dans le secteur d’Ina Bao, dans la province de l’Oudalan, un convoi officiel de la Gendarmerie nationale a été attaqué, faisant deux morts et deux blessés dont un dans un état critique.
Ensuite, dans la soirée, à Ouagadougou, à l’Hôtel Splendid, à l’hôtel Yibi et au café Capuccino, une attaque armée suivie d’une prise d’otages a occasionné, selon un bilan provisoire :
• 28 morts ;
• une cinquantaine de blessés civils ;
• 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité dont 1 militaire français, deux policiers et 1 militaire burkinabè ;
• 3 terroristes tués pour le moment, le ratissage étant toujours en cours ;
• 156 otages libérés.
Enfin, toujours dans la nuit du 15 au 16 janvier, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot dans cette localité ont été enlevés. Une alerte générale a été donnée aux forces de défense et de sécurité dans la zone pour les retrouver et capturer les auteurs de cet enlèvement.
Au nom du Peuple burkinabè, du Gouvernement et à mon nom personnel, j’adresse mes condoléances aux familles éplorées victimes de ces actes terroristes. Tous mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les personnes blessées.


Je tiens à saluer le professionnalisme et la solidarité entre les forces de défense et de sécurité burkinabè et les forces spéciales françaises et américaines qui ont permis de lancer et de conduire avec succès l’offensive contre ces terroristes.
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Ces actes criminels, d’une rare barbarie, perpétrés contre d’innocentes personnes et que l’organisation criminelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vient de revendiquer visent à déstabiliser notre pays et ses institutions républicaines et à saper les efforts de construction d’une nation démocratique, paisible et prospère.
Or, c’est pour reconquérir, préserver et consolider ces valeurs de démocratie, d’Etat de droit, de justice, de liberté et de progrès que notre peuple insurgé s’est battu, depuis les 30 et 31 octobre 2014 et lors du coup d’Etat des 16 et 17 septembre 2015, jusqu’au succès des élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, marquant le retour à une vie constitutionnelle normale au Burkina Faso.
Aujourd’hui encore, face à ces terroristes et à leurs actes ignobles, nous devons nous mobiliser pour apporter la riposte appropriée afin de les mettre hors d’état de nuire.
Ma conviction est établie que dans l’unité et la cohésion nationale, nous sortirons victorieux de cette guerre qu’ils imposent à notre Peuple ainsi qu’à tous les autres peuples du monde, épris de paix et de liberté.
D’ores et déjà, le Gouvernement a reçu les instructions pour prendre les mesures qu’exigent les circonstances, en vue de renforcer la sécurité de nos Institutions, de nos lieux sensibles et publics ainsi que celle de nos frontières et des entrées de nos grandes villes.
Nous devons les mettre en œuvre dans la rigueur et la discipline parce que désormais la lutte anti-terroriste fait partie de notre quotidien.

PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Lors de mon discours d’investiture le 29 décembre dernier, je rappelais notamment qu’« Au moment où j’accède à la plus haute charge de l’Etat, la situation sécuritaire dans le monde en général et dans la sous-région ouest africaine en particulier est préoccupante en raison de l’ampleur des menaces et actions terroristes.
C’est pourquoi nous devons mutualiser nos moyens de défense, nos informations, entre nos pays et de concert avec tous les autres pays qui luttent contre le terrorisme dans le monde pour présenter un front uni contre ces fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats ».
Devant ce lourd bilan humain que ces forces du mal ont infligé à notre peuple et à ses amis d’autres pays en visite au Burkina Faso, la nation burkinabè reste sous le choc.
Aussi, ai-je décidé, qu’à compter du dimanche 17 janvier 2016, un deuil national de 3 jours sera observé sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET CONCITOYENS
En ces moments difficiles pour la nation, je vous invite à rester déterminés parce que notre engagement commun pour un Burkina démocratique et prospère est plus fort que jamais.
Aussi, voudrais-je inviter les populations à la vigilance et à la franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité pour dénoncer toute personne ou toute situation suspecte dans les meilleurs délais.
Uni et déterminé contre le terrorisme et toutes les forces du mal dirigés contre notre pays, le Peuple burkinabè restera toujours victorieux.

VIVE LE PEUPLE BURKINABE !
VIVE LA SOLIDARITE NATIONALE ET INTERNATIONALE !
QUE DIEU BENISSE LE BURKINA FASO !
JE VOUS REMERCIE.

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, CHEF DE L’ETAT,A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2016

BURKINA FASO
Unité – Progrès – Justice



 


Ouagadougou, le 31décembre 2015

Peuple du Burkina Faso
Mes chers compatriotes

Au seuil de l’année nouvelle qui nous ouvre ses portes, je voudrais à la fois sacrifier à la tradition et surtout prendre date avec vous sur nos engagements communs dans les limites de la marche inexorable du temps.
L’année 2015 qui s’achève charrie avec elle nos joies et nos peines, nos moments difficiles comme nos moments heureux dont certains resteront gravés dans nos mémoires individuelles et collectives.
Concitoyennes et Concitoyens
Dans ces moments particuliers, j’ai une pensée solidaire pour nos compatriotes qui, au cours de l’année 2015, ont été durement éprouvés par des épreuves diverses.
Je porte tout spécialement dans ma pensée, les blessés, les victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ainsi que ceux consécutifs au putsch du 16 septembre 2015.
Je n’oublie pas toutes les victimes des attaques terroristes dans notre pays au cours de l’année écoulée ainsi que les braves compatriotes tombés sur le champ des opérations de maintien de la paix.
Chers compatriotes
La force d’un peuple ne réside pas seulement dans sa capacité de s’accommoder à un environnement de paix et de stabilité, mais bien plus dans son aptitude à surmonter ses propres contradictions, pour conquérir, jour après jour, un espace où se consolide le « vouloir vivre ensemble ».

Les années 2014 et 2015 nous auront permis de contenir, ensemble, avec force, courage et détermination, les appétences immodérées de forces en marge de l’évolution de notre peuple. C’est là une de nos grandes victoires et un des acquis incontestables qui révèle la grandeur et la solidité de notre organisation sociale. Sans fausse modestie, nous pouvons nous réjouir de cette aptitude indéniable, qui caractérise les grands peuples.
Nous pouvons en outre nous féliciter, de la bonne tenue, le 29 novembre dernier, des élections présidentielles et législatives. Leur transparence a été saluée unanimement par les institutions, les hommes et les femmes appartenant à des structures tant nationales qu’internationales, mobilisés pour en assurer la supervision.
Ce faisant, Chers compatriotes, nous avons démontré, aux yeux du monde, le niveau de maturité de notre peuple dans la construction de la paix, et de la démocratie.
Je voudrais saisir cette heureuse occasion pour réitérer mes chaleureuses félicitations au Président de la Transition, au Premier Ministre et à son Gouvernement, au Conseil National de la transition, et à son Président, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs notamment la CENI, pour l’important rôle qu’ils ont joué en maintenant le cap sur l’organisation des élections couplées du 29 novembre 2015.
Je voudrais saluer tous les candidats à l’élection présidentielle dont l’attitude républicaine a contribué à renforcer la crédibilité du scrutin et à donner du Burkina Faso, une image respectable.
Comme vous le savez depuis hier, la nouvelle Assemblée nationale a validé le mandat de ses membres et porté à sa tête Son Excellence Monsieur Salifou DIALLO.
J’adresse au Président de l’Assemblée nationale et à l’ensemble des députés mes vœux de succès pour une législature féconde et réussie.

Concitoyennes
Concitoyens
Le succès du mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre 2014, et les actions héroïques de résistance populaire au coup de force du 16 septembre 2015, constituent des preuves tangibles des aspirations profondes de toutes les composantes sociales de notre nation à plus de démocratie, de justice sociale, de sécurité, d’accès aux emplois, aux infrastructures de production et aux services sociaux de base, bref, en un mot, au bien-être social et à l’élévation de tout Burkinabè à la dignité humaine.
Je m’attellerai avec honneur et dignité à apporter des réponses à la hauteur de l’immense espoir que vous avez placé en moi.

Peuple du Burkina Faso
Une chose est d’installer des institutions démocratiques fortes, une autre est de faire en sorte qu’elles permettent une représentation authentique des citoyens tout en apportant les solutions pertinentes à leurs aspirations fondamentales et à leurs besoins quotidiens. A cet égard, l’année nouvelle qui commence dans quelques heures est chargée d’espoirs pour les Burkinabè.
L’espoir d’abord de réaliser pleinement les objectifs de mon programme notamment pour l’amélioration des conditions de vie des populations et la création des emplois pour les jeunes et les femmes de nos villes et de nos campagnes.


L’espoir ensuite de voir aboutir les grandes reformes notamment celle de l’armée, de l’Etat, et des institutions ainsi que la mise en place de la constitution de la Ve République pour moderniser l’administration et mettre tout le monde au travail dans l’intérêt supérieur de la Nation. C’est le lieu pour moi de saluer la bravoure, le patriotisme et le professionnalisme de notre armée qui a su prendre ses responsabilités aux côtés du peuple pour le prémunir des périls qui menaçaient la stabilité et l’unité du pays. A tous les membres des contingents burkinabè mobilisés actuellement pour les missions de maintien de la paix à l’étranger, tout comme ceux des unités déployées pour sécuriser le territoire, je renouvelle mes encouragements et ma proximité.
Je réaffirme ici mon engagement à asseoir avec eux les bases solides d’une armée républicaine et apolitique résolument engagée dans la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurité des personnes et des biens.
L’espoir enfin de voir aboutir le dialogue social pour renforcer la cohésion du peuple burkinabè et d’œuvrer à la réconciliation nationale par la vérité et la justice afin d’engager tous les Burkinabè dans l’œuvre de construction d’un Burkina nouveau.
Je crois en votre capacité à relever les défis qui se dressent devant nous, à travers mon programme pour lequel vous m’avez accordé vos suffrages et vous exprime ma profonde gratitude pour cette adhésion populaire.


Je vous engage, chacun, où que vous soyez, où que vous travailliez, à y mettre du vôtre pour sa réalisation, dans l’intérêt supérieur de notre Nation.
Valeureux compatriotes
Je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à tous nos compatriotes dont les exigences professionnelles les maintiennent actuellement loin de leurs familles.
Aux communautés étrangères résidant au Burkina Faso, j’adresse également mes vœux de santé et de bonheur.
Je souhaite à la diaspora burkinabè à travers le monde, une excellente année 2016 dans l’unité, la fraternité et la solidarité.

Mes chers compatriotes
En ce moment même où nous nous préparons à la célébration de l’avènement de la nouvelle année, de nombreux peuples, hors de nos frontières, continuent de subir, qui des conflits armés, qui des attentats terroristes, qui des catastrophes de toutes natures.
A tous ces peuples, proches ou lointains, je voudrais exprimer la solidarité et la compassion de la Nation burkinabè. Puisse l’année 2016 leur apporter plus de joie, de paix, de stabilité, de solidarité et de bonheur.


Concitoyennes
Concitoyens
Depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale, notre pays a toujours bénéficié de la solidarité et de l’assistance de nombreux pays à travers les continents ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Je voudrais en votre nom à tous, témoigner notre gratitude à la communauté internationale, à nos partenaires techniques et financiers, aux ambassadeurs et aux membres du corps diplomatique accrédités au Burkina Faso ainsi qu’à tous les amis du Burkina Faso à l’étranger pour les nombreuses sollicitudes à l’endroit du peuple burkinabè.

Aussi, à l’orée de l’ouverture d’une ère nouvelle de l’histoire de notre pays, marquée par le retour à un régime constitutionnel normal, je voudrais lancer un appel vibrant pour une solidarité internationale plus agissante en faveur du peuple burkinabè, désireux de consolider à jamais, les solides acquis de sa démocratie.
Mes chers compatriotes,
Je reste confiant en votre détermination individuelle et collective pour relever les défis qui se présentent à notre pays dans sa marche résolue vers le progrès véritable et la démocratie.
Puisse l’année 2016 tenir toutes ses promesses dans un environnement de paix, de stabilité, de sérénité et de sécurité pour tous.
Je réitère à toutes et à tous mes vœux de santé, de bonheur et de réussite.
Bonne et heureuse année 2016.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso !
Je vous remercie.