DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DU PREMIER CONGRES SCIENTIFIQUE DU SERVICE DE SANTE DES ARMEES



BURKINA FASO
Unité – Progrès – Justice

 

Ouagadougou, le 13 décembre 2016


Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Monsieur le Chef d’Etat-Major Général des Armées

Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Défense nationale et des Anciens Combattants

Monsieur le Secrétaire Général à la Défense nationale

Monsieur l’Inspecteur Général des Forces Armées nationales

Messieurs les Chefs d’Etats-majors d’Armées

Messieurs les Officiers Généraux
Monsieur le Directeur Central du service de Santé des Armées
Mesdames et Messieurs les Experts
Mesdames et Messieurs les Congressistes

Distinguées personnalités
Honorables invités
Mesdames et Messieurs


La tenue du premier Congrès scientifique du service de santé des Forces armées nationales constitue en soi un fait marquant de la vie de notre Armée.
Au regard de l’importance des missions du service de santé des Forces armées pour l’amélioration des capacités opérationnelles des hommes et des femmes qui ont embrassé le métier des armes, je voudrais saluer le Directeur central du service de santé des Forces armées, ses collaborateurs ainsi que toutes les sommités du monde de la santé pour l’organisation de ce Congrès placé sous le thème « Le Service de Santé des Armées face aux grands défis de santé actuels ».
Le service de santé des armées, comme son nom l’indique, est responsable du soutien médical des Forces armées, en temps de paix et en temps de guerre.
A ce titre, il est présent sur toutes les positions occupées par l’Armée burkinabè et je note avec beaucoup de satisfaction que sa présence y est fortement appréciée.
Partout et dans la discrétion, dans nos hôpitaux, en ville comme en campagne, la contribution du service de santé des armées à la prise en charge médicale des soldats, mais également des populations civiles est notable.
Cette appréciation positive donne une dimension particulière aux travaux du présent Congrès qui doit réfléchir sur la participation du service de santé des armées aux efforts que nous devons engager pour faire face aux grands défis de santé. Ce congrès permettra en effet, de présenter une des facettes de l’Armée à la population et de créer un cadre de concertations pour le renforcement de la médecine militaire dans notre Pays.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

L’efficacité et la réactivité d’une Armée dépendent essentiellement de la bonne santé mentale et physique des hommes et des femmes qui l’animent.
C’est pourquoi, l’accompagnement du service de santé des armées dans la conduite de ses missions est une impérieuse nécessité.
Pour ce faire, il est important que notre pays puisse se doter d’une politique ambitieuse et d’une stratégie à moyen et long terme de développement de la médecine militaire.
Par la même occasion, j’invite les officiers, sous-officiers, militaires du rang et personnels civils du service de santé des armées à faire des grands défis de santé un combat de tous les jours.
Aussi voudrais-je, en ma qualité de Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, réaffirmer mon engagement à veiller à ce que les préoccupations du service de santé des Forces armées nationales trouvent des solutions appropriées à la hauteur de nos ambitions communes pour une Armée moderne, républicaine et opérationnelle.
Je voudrais enfin remercier les Représentants des services de santé des pays amis venus pour apporter leur contribution aux travaux du Congrès.
A tous les congressistes, je voudrais vous assurer de l’attention toute particulière que j’accorderai aux conclusions et recommandations qui sortiront de cette rencontre.
Sur ce, je déclare ouvert le premier Congrès scientifique du service de santé des armées tout en souhaitant plein succès à vos travaux.
Je vous remercie.

DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA 11ème EDITION DU FORUM NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DES INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES (FRSIT)


Présidence du Faso

 

Ouagadougou, le 19 novembre 2016

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales,

Autorités administratives, politiques, paramilitaires et militaires, coutumières et religieuses,

Mesdames et Messieurs les chercheurs, inventeurs et innovateurs
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
L’idée d’organiser, tous les deux ans, le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) est à saluer. Elle relève de la volonté des acteurs du domaine de faire connaître leurs réalisations et de mettre leurs connaissances au service du développement socio-économique de notre pays.
Le thème de cette onzième édition du FRSIT est non seulement d’actualité mais nous interpelle tous, à plus d’un titre.
En effet, la communauté mondiale se trouve aujourd’hui à un tournant important de son histoire. Les effets néfastes du dérèglement climatique touchent tous les domaines de la vie socio-économique et politique de nos Etats.
Le doute n’est plus permis, au regard de l’occurrence des phénomènes climatiques extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les tsunamis, etc., autant d’évènements et de sinistres qui affectent les différentes régions de notre planète. Les prévisions du Groupe International d’Etude sur le Climat (GIEC) ne sont guère reluisantes. Elles placent nos populations dans l’anxiété car ne sachant pas de quoi demain sera fait.
C’est pourquoi la recherche et l’innovation doivent être le moteur du développement économique et technologique du Burkina Faso. Cela s’est traduit, dans le Plan national de développement économique et social (PNDES), par l’élaboration d’un objectif stratégique qui vise à promouvoir la recherche et l’innovation au service de la transformation structurelle de l’économie.
Il faut orienter la recherche vers des objectifs de développement, renforcer le partenariat public privé en matière de recherche et d’innovation, valoriser les résultats de la recherche et de l’innovation, et promouvoir la coopération internationale en la matière.
D’où l’impérieuse nécessité d’avoir un système d’innovation performant qui intègre de façon cohérente et efficace les chercheurs, les populations, les opérateurs économiques, les agents de l’Etat, les décideurs politiques, les médias et la société civile. Il est en effet reconnu que l’existence d’interactions et de partenariats spécifiques dans un réseau socio-économique constitue un gage de réussite de la transformation de ce réseau.
C’est en cela que la contribution de la Recherche est attendue, et ce, pour la promotion du développement de notre pays et pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030.
Mesdames et Messieurs
Aucune recherche scientifique ne peut se développer sans un minimum de moyens. Aussi, malgré la modicité de nos moyens, ferons-nous en sorte que, en plus des efforts consentis au niveau national, notre pays puisse bénéficier des mécanismes financiers existants au niveau international.
Dans mon discours à la COP22 à Marrakech le 15 novembre en cours, je rappelais notamment, je cite : « L’Afrique, dans un contexte de justice climatique, sollicite des financements additionnels, à la hauteur de nos ambitions communes, l’accès aux technologies d’adaptation aux changements climatiques ainsi que le renforcement de ses capacités dans le domaine de la gestion des risques climatiques, de la sécurité alimentaire et des transports », fin de citation.
Il s’agit de disposer d’un financement durable, prévisible et échelonné pour le développement des technologies et le renforcement des capacités de tous les acteurs.
Le Gouvernement s’engage à fournir au secteur de la recherche et de l’innovation, les moyens adéquats pour contribuer à la promotion du développement de notre pays.
Chercheurs, Inventeurs et Innovateurs du Burkina Faso
et des pays frères
Je voudrais saisir l’occasion pour vous adresser mes félicitations et mes encouragements pour la qualité de vos résultats.
Je remercie les participants des pays frères, notamment, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Mali, le Sénégal, le Maroc et la France pour l’intérêt qu’ils portent à la recherche scientifique et à l’innovation dans notre pays.
Je ne doute pas un seul instant que la foire d’exposition à travers les espaces thématiques, les conférences, les tables-rondes et les ateliers scientifiques prévus vous permettront d’avoir des échanges fructueux en vue de proposer des actions concertées pour une plus grande prise en compte des acquis de la recherche et de l’innovation dans le processus du développement de nos différents pays.
Faites en sorte que, de par les résultats découlant de vos multiples actions et activités, les changements climatiques ne soient plus perçus comme une fatalité, mais plutôt une opportunité pour induire un développement durable.
En effet, les convergences d’intérêts nés des crises multiformes liées aux changements climatiques peuvent représenter un champ fertile à l’épanouissement de concepts nouveaux de changements comportementaux et d’actions à même de nous assurer un mieux-être futur à travers les modes de consommation et de production durables.
Honorables invités
Mesdames et Messieurs
Ma reconnaissance va aux partenaires techniques et financiers qui, par des projets spécifiques ou des appels à proposition, apportent leur soutien à la recherche scientifique et technologique de notre pays.
Je les invite à y accorder davantage d’importance car le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation de notre pays regorge d’hommes et de femmes compétents comme le montrent les différents résultats de nos chercheurs et enseignants-chercheurs lors des différentes sessions du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES).
Je fonde un réel espoir que nous, acteurs d’aujourd’hui, serons à mesure de regarder nos enfants demain, avec la fierté et le bonheur d’avoir laissé aux jeunes générations un patrimoine riche et bien préservé pour leur survie et leur épanouissement.
Sur ce, je déclare ouverts, les travaux de la onzième édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT).
Plein succès à vos travaux.
Je vous remercie !

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DU FASO Au SOMMET DE HAUT NIVEAU DE LA 22ème CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Sa Majesté le Roi Mohammed VI


Monsieur le Président de la 22ème Conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement

Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

Le Burkina Faso se réjouit de prendre part à cette 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques qui se tient ici à Marrakech, terre africaine et hospitalière du royaume du Maroc.
Permettez-moi, à ce stade de mon propos, de présenter mes remerciements et exprimer ma gratitude à l’ensemble des autorités et au peuple chérifien, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité réservés à ma délégation ainsi que pour la parfaite organisation de cette manifestation.
C’est une fierté pour notre continent d’abriter la COP22 et je voudrais saluer l’engagement personnel de Sa Majesté Mohamed VI qui n’a ménagé aucun effort pour le succès de cette conférence.

Monsieur le Président
Monsieur le Secrétaire général de l’ONU
Distinguées personnalités

Nous sommes en train de poser les fondements de la société de demain que nous voulons responsable, avec de grandes ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre et une communauté engagée à développer de vastes programmes sobres en carbone et capables d’apporter le mieux-être au plus grand nombre.

A travers la mise en œuvre effective et entière de ce nouveau régime climat qui se veut universel, solidaire et durable, l’Afrique entière entend jouer sa partition pour un monde plus sûr.
Le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES), de mon pays qui sera présenté les 7 et 8 décembre 2016 à la Conférence des partenaires à Paris pour son financement prend en compte la question majeure des changements climatiques dont les conséquences mettent à mal les productions énergétiques, agricoles, forestières, pastorales et halieutiques. C’est pourquoi notre engagement dans les énergies renouvelables s’est imposé comme une priorité.
En dépit des adversités de la nature, le Burkina Faso a montré à travers sa jeunesse, qu’il peut opposer aux contraintes climatiques, des solutions innovantes, inspirées de nos savoirs et nos savoir-faire locaux.


C’est le lieu de saluer l’action de la société civile dont les initiatives sur le terrain dans le domaine des changements climatiques, la conduite des projets et programmes d’électrification au photovoltaïque appuyés par les partenaires au développement sont portées par les communautés à la base.

Distinguées personnalités
Honorables Invités
Mesdames et Messieurs

La communauté internationale doit s’engager davantage pour répondre aux défis des changements climatiques et les pays industrialisés qui ont une responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre doivent assumer leur part selon le principe bien compris de la « responsabilité commune mais différenciée et des capacités respectives ».
Tout en saluant la promptitude avec laquelle les Etats se sont libérés de leurs obligations internationales, notre souhait est qu’un délai suffisant soit accordé aux pays qui ne l’ont pas encore fait pour leur permettre de parachever leur processus de ratification, pour ne laisser aucun pays au bord du chemin.
Dans ce sens, le Burkina Faso souhaite que la République de Chine Taiwan puisse avoir un statut d’observateur afin de se joindre à la Communauté internationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Solidaire de la position commune africaine sur le climat, nous faisons nôtres les préoccupations de l’Afrique pour la mise en œuvre des objectifs du Développement durable ainsi que le vaste programme sur les énergies renouvelables que notre Union porte depuis quelques années dans le processus climat.
Dans cette dynamique, la mise en place du Fonds Vert Climat est une action forte à saluer.


L’Afrique, dans un contexte de Justice climatique, sollicite des financements additionnels, à la hauteur de nos ambitions communes, l’accès aux technologies d’adaptation aux changements climatiques, ainsi que le renforcement de ses capacités dans le domaine de la gestion des risques climatiques, de la sécurité alimentaire et des transports.
D’où l’impérieuse nécessité, en plein accord avec les partenaires du Nord, de redéfinir nos priorités fondées, sur une vision commune prenant en compte l’équité et le bien-être des populations.


Je voudrais terminer mon propos en formulant le vœu qu’avec l’ambition et la volonté qui nous animent, cette Conférence de Marrakech permette d’ouvrir de meilleures perspectives pour le bonheur des générations présentes et futures.

Pleins succès à nos travaux

Je vous remercie.

Message à la Nation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres à l’occasion de la Commémoration nationale des journées des 30 et 31 octobre

Burkinabè de l’intérieur et de l’extérieur
Vaillant Peuple insurgé d’octobre 2014
La commémoration des journées historiques des 30 et 31 octobre 2014 m’offre l’occasion de saluer la mémoire de nos martyrs tombés sur le champ d’honneur, il y’a deux ans déjà. Elle permet aussi de rappeler les responsabilités individuelles et collectives qui sont les nôtres, pour tirer les enseignements de ce douloureux épisode de notre histoire contre lequel notre vaillant peuple s’est dressé avec bravoure et succès.
C’est pourquoi, j’invite tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, ainsi que tous les amis du Burkina Faso à avoir une pensée pieuse pour les victimes et les blessés de ces journées glorieuses qui ont permis au Peuple de reconquérir sa dignité et de donner ses chances au rétablissement et à l’approfondissement de la démocratie, de l’Etat le droit et de la justice au profit de tous. Mes encouragements et ma compassion vont aux familles des victimes et des blessés.
Cette épreuve qui nous a été imposée par les tenants du pouvoir de l’époque, est un patrimoine commun à tous les Burkinabè qui doivent se l’approprier pour construire un Burkina Faso plus démocratique et mieux gouverné.

Je voudrais, en ces journées mémorables, rendre hommage à l’ensemble des forces de progrès, qui ont contribué à l’avènement d’une ère nouvelle et au renouveau démocratique dans notre pays.
Je tiens à faire une mention spéciale à notre vaillante jeunesse et aux femmes qui n’ont ménagé aucun effort ni sacrifice pour aller au charbon, afin de rendre le changement possible.
La victoire et l’héroïsme de notre peuple, doivent être des raisons d’espérer un lendemain meilleur, pour relever le défi de la paix, de la bonne gouvernance, de la justice et de la prospérité.

Vaillant Peuple du Burkina Faso
Comme vous le savez, cette commémoration se tient aux lendemains des attaques terroristes perpétrées sur notre territoire et contre nos forces de défense et de sécurité qui se sont soldées par la mort de plusieurs de nos compatriotes, militaires et civils, et occasionné de nombreux blessés. Je m’incline respectueusement devant la mémoire de ces valeureux disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Le Gouvernement s’est d’ores et déjà engagé à prendre les dispositions pour renforcer les capacités opérationnelles de nos Forces de Défense et de Sécurité déployées sur les frontières comme à l’intérieur de celles-ci.
C’est le lieu de réaffirmer avec force qu’autant nous devons opposer une lutte implacable contre le terrorisme sous toutes ses formes, autant nous devons être intraitables à l’égard de tous les auteurs de tentatives de déstabilisation de la démocratie et de l’Etat de droit au Burkina Faso. Je voudrais inviter tous les Burkinabè, à se ressaisir, à quitter le terrain de la critique facile et des procès d’intention pour qu’ensemble nous prenions en main notre destinée, dans le respect des lois de la République et de l’intérêt national.
Permettez-moi, de saisir cette occasion pour saluer l’Armée nationale et l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité qui se battent au quotidien avec honneur, dignité et discipline pour défendre les institutions de la République, l’intégrité du territoire ainsi que la paix et la quiétude de nos populations dans les villes et campagnes.
Je voudrais les encourager à relever avec professionnalisme et dévouement, le défi de la sécurité pour tous.
Tout en saluant l’attitude de nos populations qui sont restées dignes devant ces épreuves, je voudrais interpeller tous les Burkinabè à prêter main forte aux Forces de Défense et de Sécurité, par une franche collaboration afin de nous permettre de garantir la stabilité de notre pays et de sa démocratie.
Peuple du Burkina Faso
Burkinabè des villes et des campagnes
Je suis conscient de l’importance des attentes et des difficultés que rencontrent les Burkinabè dans leur ensemble pour faire face à leurs besoins quotidiens.
Aujourd’hui tous les secteurs sont prioritaires dans notre pays.
Le sens des réalités et des responsabilités commande de les hiérarchiser, étant entendu que toutes ces attentes ne peuvent être satisfaites en même temps.
Dois-je rappeler que les préoccupations qui sont celles des Burkinabè sont connues et n’ont pas fondamentalement changé depuis une trentaine d’années. Il n’est donc pas possible de prétendre, à moins d’un an, leur trouver des solutions acceptables et durables, sans se donner le temps et les moyens d’y travailler.
Il nous faut apporter des solutions durables aux problèmes structurels que nous vivons et mettre en œuvre des réformes en profondeur aussi bien sur les plans politique, économique, social et culturel.
La mise en œuvre des mesures d’urgence dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, de l’emploi, l’adoption du Plan National de Développement Economique et Social, l’installation officielle de la Commission constitutionnelle, l’élaboration de la loi de finances pour le budget de l’Etat 2017 s’inscrivent toutes dans cette dynamique.
Tous les efforts et les synergies sont en cours pour faire de la Conférence des partenaires du Burkina Faso à Paris, les 7 et 8 décembre prochain, un succès pour la consolidation des acquis démocratiques et la promotion du développement.
C’est pourquoi je voudrais lancer un appel solennel à la retenue sur le front social pour donner toutes ses chances à la concertation, au dialogue et à l’engagement collectif pour remettre le pays au travail et créer les emplois et les richesses dont nous avons besoin pour garantir la prospérité à tous les habitants du Burkina Faso. Et cela est possible.
Autant les revendications pour une amélioration des conditions de vie, de travail et d’étude sont légitimes, autant nous ne devons pas perdre de vue qu’on ne peut partager ce qu’on n’a ni produit, ni créé. Il est évident que tous les mouvements sociaux et débrayages actuels auront nécessairement des conséquences sur l’économie nationale.
Les actions illégales, les violences gratuites et les incitations à des initiatives contraires aux lois de la République et aux libertés publiques ne sont pas tolérables.
Peuple du Burkina Faso
Burkinabè de l’Intérieur et de l’Extérieur
L’expérience démocratique burkinabè fait la fierté de notre Peuple et des autres Peuples d’ Afrique et du monde. Elle mérite certes d’être connue et partagée, mais elle doit surtout être assimilée par tous les acteurs au Burkina Faso, maintenant et pour toujours.
Je dois rappeler que les mesures pour apporter l’assistance et la prise en charge des pupilles de la Nation et les blessés de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué du 16 septembre 2015 constituent à cet égard un acte majeur pour inscrire dans les consciences individuelles et collectives la proscription et la condamnation unanimes des travers que le peuple a dénoncés dans le cadre de la gestion des affaires de l’Etat.
C’est pourquoi, au nom de la continuité de l’Etat, les décrets adoptés sous la Transition portant soutien social aux veuves, aux ayants droits, aux blessés et aux orphelins ont été mis en œuvre dans leur intégralité.
L’Etat veillera à l’éducation des enfants laissés par les martyrs de l’insurrection populaire et du Coup d’Etat manqué.
Indépendamment de ces mesures prises, il faut se convaincre que la finalité réside dans la justice qu’il faut rendre aux victimes afin de réconcilier les Burkinabè entre eux et avec leur histoire. C’est pourquoi j’invite la Justice à dire le droit et à rétablir chacun dans ses droits.
Dans le respect de l’indépendance de la justice, il faut souligner que plus vite toutes les affaires sensibles pendantes devant elle seront vidées, plus la paix sociale et la réconciliation seront porteuses de stabilité et de prospérité pour tous.
J’ai déjà indiqué que le retour à l’intégrité va de pair avec la tolérance zéro contre l’impunité au Burkina Faso, aussi bien pour les actions passées comme pour celles en cours ou à venir.
C’est sous le tryptique « Vérité-Justice-Réconciliation » que nous panserons nos plaies et blessures pour réussir le pardon et la réconciliation nationale véritable à laquelle je suis très attachée.
Sur un autre registre, il me plait de saluer l’initiative des enquêtes parlementaires sur la gestion du foncier et du secteur minier. Les conclusions de ces travaux serviront de base pour améliorer la gouvernance sur ces questions sensibles et importantes pour la vie des populations.

Peuple du Burkina Faso
Chers concitoyens, chères concitoyennes
Ces activités commémoratives interviennent également à un moment où la rentrée scolaire et universitaire bat son plein. Je voudrais saluer la communauté éducative nationale, notamment, les partenaires sociaux, les partenaires techniques et financiers et toutes les personnes et structures mobilisées pour garantir la qualité de l’éducation dans notre pays.
Je souhaite aux élèves et aux étudiants une excellente rentrée scolaire et académique paisible et studieuse et couronnée de succès.
Je resterai toujours attentif à toutes les initiatives pouvant contribuer à accompagner leurs efforts et je les invite à s’impliquer dans la recherche de solutions aux problèmes qu’ils vivent dans la concertation.
L’idéal défendu par les martyrs de l’insurrection populaire est l’instauration d’un véritable Etat de droit où la bonne gouvernance et les règles de la démocratie seront respectées par tous, gouvernants comme gouvernés.
Une des leçons de ces journées historiques que nous devons graver dans nos mémoires, nos comportements et nos actes au quotidien, c’est que nos martyrs sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour défendre l’honneur et la dignité de notre Peuple. Désormais, aucun sacrifice n’est de trop pour préserver les intérêts supérieurs de la Nation.
Il nous faut retenir que ce sera à la sueur de nos fronts que nous allons construire ensemble le Burkina Faso de nos rêves.
C’est pourquoi, je voudrais inviter chaque Burkinabè à l’introspection et l’ensemble des composantes de notre société à porter cet idéal dans leur action, fier de nos traditions de luttes démocratiques et grâce à nos valeurs de dialogue, d’engagement au travail et de dignité, afin de construire une démocratie viable et apaisée.
J’invite donc chaque Burkinabè à œuvrer pour la paix, la stabilité et la prospérité de notre chère et commune Patrie.
Que nos martyrs reposent en paix
Et Que Dieu bénisse le Burkina Faso !
Je vous remercie.