MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE PRESIDENT DU FASO, PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES

Ouagadougou, le 31 décembre 2017

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur

Dans quelques heures, l’année 2017 va s’achever pour faire place à 2018.

Au moment de m’adresser à vous, j’ai en mémoire que cela fait deux ans que je suis en fonction en tant que Président du Faso, grâce à la confiance que vous m’avez accordée pour présider aux destinées de notre chère patrie.

Permettez-moi de vous renouveler ma gratitude et de vous rassurer que cette confiance ne sera pas trahie.

Avec la mise en œuvre du Plan National de Développement Economique et Social, le référentiel sur lequel je me suis engagé à « Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice », nous avons de solides raisons d’espérer.

La relance économique s’opère et est porteuse de perspectives meilleures.

Le contexte particulièrement hostile dans lequel j’ai démarré mon mandat n’a nullement entamé mes ambitions pour notre pays.

L’adversité a plutôt renforcé ma détermination, car rien de grand, de bien et de durable ne peut se réaliser sans un minimum d’épreuves et donc d’effort et de sacrifices individuels et collectifs.

Il n’est pas ici le lieu pour moi de me livrer à un quelconque bilan exhaustif des actions multiformes du Gouvernement, mais il convient de saluer à sa juste valeur, la construction de nombreux logements sociaux, les chantiers d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, les efforts déployés pour la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes, l’augmentation du nombre de forages, le renforcement du système d’adduction d‘eau potable, la multiplication du nombre de localités raccordées à la SONABEL ou à l’éclairage solaire. Ces avancées ont été réalisées, malgré toutes les vicissitudes qui ont jalonné l’année qui s’achève.

Au regard des attentes des Burkinabè au plan national, tout cela peut paraitre insuffisant, mais ce qui n’a pas pu se réaliser dans les secteurs sociaux et du développement depuis 57 ans, ne peut l’être en deux ans de mandat.

C’est pourquoi, j’en appelle à la patience et à davantage d’optimisme sur l’avenir. L’urgence nous commande de mettre fin à l’incivisme et aux actes de défiance vis-à-vis des institutions de l’Etat et des autorités qui les incarnent.

Ces attitudes ne sauraient perdurer sans remettre dangereusement en cause les fondements même de notre Nation, de notre progrès social et de nos acquis démocratiques.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

L’année 2017 aura été marquée par une certaine agitation sur le front social, dans plusieurs secteurs, avec de fortes attentes quelques fois teintées d’irréalisme et d’impatience.

Nous devons nous convaincre que nous ne pourrons réformer efficacement nos institutions et moderniser notre administration sans nous départir des mauvaises pratiques et habitudes qui pèsent sur la qualité des services publics et la gouvernance vertueuse que nous souhaitons de tous nos vœux.

Ce n’est pas en nous enlisant dans l’incivisme, dans les grèves perlées et le dialogue de sourd que nous pourrons accélérer le développement au profit de tous.

La persistance des revendications salariales et les demandes d’amélioration des conditions de vie des travailleurs dans les différents secteurs posent avec acuité et urgence la nécessité d’une réforme du système des rémunérations dans la fonction publique pour plus d’équité et de justice sociale.

Il importe de mettre fin à la méthode qui consiste à régler les revendications de travailleurs au cas par cas. Une telle démarche ne prend pas en compte la nécessaire vision d’ensemble qui devrait présider à toute initiative destinée à satisfaire les revendications des fonctionnaires.

Cette approche a eu entres autres pour conséquence d’entrainer des distorsions énormes de traitements qui doivent être corrigées.

Force est de reconnaitre qu’en matière salariale, quelles que soient la pertinence et la réalité des revendications, il n’est plus possible de continuer à avoir une approche sectorielle qui a conduit à l’impasse dans laquelle se trouvent notre fonction publique et notre économie dont les capacités internes d’investissement en faveur de la grande majorité des Burkinabè sont mises à rude épreuve.

C’est pourquoi, j’annonce que dès le mois de Février, le Gouvernement engagera cette réforme du système des rémunérations en concertation avec les partenaires sociaux et les autres composantes de la Nation pour donner naissance à une fonction publique moderne, dynamique, tournée vers le développement et au service exclusif des usagers.

Peuple du Burkina Faso
Chers Concitoyens de l’intérieur et de l’extérieur

A l’aube de l’année nouvelle, j’ai une pensée particulière pour toutes les victimes civiles et militaires du terrorisme. Je compatis à la douleur de leurs familles meurtries par leur disparition.

Je salue nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité et leur réitère mes encouragements et mon soutien indéfectible. Leur diligence et leur montée en puissance sur le front de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité nous rassurent.

Grâce à notre détermination commune à rester debout, nous reprenons progressivement le dessus sur les forces du mal qui profitent des rancœurs de certains de nos compatriotes pour s’en prendre à notre Nation, à notre vivre ensemble et à notre unité. Quels que soient nos désaccords sur la manière de gérer nos affaires communes, rien ne peut justifier que l’on jette en pâture notre patrie aux marchands d’illusions et de la mort.

Le Burkina Faso ne cèdera pas à la terreur, d’où qu’elle vienne.

L’opérationnalisation en cours de la force conjointe du G5 sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les trafics illégaux de tous genres, grâce à l’aide de nos partenaires, participera sans nul doute à anéantir ces forces du mal.

Toujours sur le front de la paix et de la stabilité, je me réjouis qu’à la suite du Forum sur la sécurité qui s’est tenu du 24 au 26 octobre dernier, nous ayons désormais une feuille de route claire et consensuelle, dont la mise en œuvre devrait permettre d’instaurer un système de sécurité efficace et responsable.

Par ailleurs, l’adoption de la loi de programmation militaire quinquennale permettra d’impacter non seulement les conditions de vie, et de travail de nos forces, tout en assurant la permanence de l’opérationnalité et l’efficacité de nos hommes sur le terrain.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

Garant de l’indépendance de la justice, j’invite particulièrement les acteurs de la justice à répondre aux attentes légitimes de lumière et de vérité pour les martyrs de toutes nos luttes, mais aussi pour tous ceux qui ont soif de justice dans notre pays. La fierté que nous éprouvons d’avoir un système judiciaire indépendant n’a de sens que s’il permet à tous les justiciables de pouvoir compter sur des juges intègres, impartiaux et soucieux de contribuer à l’avènement d’une société où la règle de droit s’impose comme la principale boussole.

C’est à ces conditions que les attentes pressantes sur l’ensemble des dossiers pendants devant les juridictions pourront connaitre un aboutissement diligent pour la plus grande satisfaction de tous.

C’est le lieu pour moi de saluer les efforts de la communauté des magistrats et du monde judiciaire pour la quête d’un système judiciaire efficace.

De même, le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale devra tout mettre en œuvre pour formuler, le plus rapidement possible, des solutions aux dossiers dont il a été saisi.

Je réitère mon engagement à faire de la vérité, de la justice et de la réconciliation nationale, les pierres angulaires de notre commune volonté de rassembler tous les fils et filles du Burkina Faso autour et dans l’œuvre de construction nationale.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

Je m’étais engagé à doter notre pays d’une nouvelle Constitution, celle qui marquera le passage de la quatrième République à la cinquième.

En effet, la commission chargée de l’élaboration du projet de constitution m’a remis son rapport au cours du mois de novembre.

Je voudrais adresser mes félicitations aux membres de cette commission et à son président qui ont mis l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de toutes autres considérations, pour aboutir à un projet consensuel.

Pour ce qui concerne son adoption, j’entamerai dans les jours à venir, des rencontres de concertation avec toutes les forces vives de la Nation afin de dégager un consensus fécond sur son mode d’adoption. La validation de ce nouveau contrat social permettra d’approfondir la démocratie et de garantir notre marche commune vers le progrès social et la justice pour tous.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

L’année 2018 verra également l’opérationnalisation du Régime d’Assurance-Maladie Universelle dont la mise en œuvre graduelle renforcera la prise en charge des questions de santé au profit de nos populations.

A cet effet, je voudrais encourager tous les bénéficiaires à développer les bonnes pratiques afin de pérenniser ce système de prise en charge collective de la santé de tous et de chacun.

L’année nouvelle connaitra en outre la mise en place du Haut Conseil du dialogue social, instrument par excellence de la concertation permanente avec les partenaires sociaux.

Conformément à mon engagement d’impliquer la diaspora dans l’œuvre de construction nationale, j’annonce la tenue du premier forum de la diaspora dans le courant du premier semestre 2018.

Ce cadre permettra d’échanger de façon approfondie avec nos compatriotes sur les défis à relever ensemble.

Dans le même sens, le Gouvernement rendra opérationnel le dispositif du vote des Burkinabè de l’étranger.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

Mon engagement pour le changement n’est pas à négocier avec les forces rétrogrades qui tentent de déstabiliser notre pays. Avec le peuple burkinabè, j’ai la lourde responsabilité de bâtir un Burkina Faso d’opportunités pour tous.

C’est pourquoi j’en appelle à la responsabilité citoyenne de chacun et de chacune pour la consolidation de la démocratie et du progrès.

C’est ensemble que nous pourrons relever les nombreux défis qui se posent à nous dans le respect de l’autorité de l’Etat et des lois de la République.

Je voudrais solennellement inviter les familles burkinabè à s’impliquer davantage pour la culture et la promotion des valeurs citoyennes.

Je voudrais saluer l’implication du monde paysan et des travailleurs des secteurs publics et privés qui a permis à notre économie de renouer avec la croissance malgré une campagne agricole et un contexte international, particulièrement difficiles.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes

En ces périodes de fin d’année, je pense aux malades et aux personnes en difficultés qui attendent ou poursuivent des soins à domicile ou dans nos formations sanitaires. Je leur souhaite un prompt rétablissement tout en adressant mes encouragements au corps médical qui se dévoue pour leur apporter les soins adéquats.

Je voudrais exprimer aux autorités coutumières et religieuses qui sans cesse portent le Burkina Faso dans leurs prières, la reconnaissance de la Nation pour toutes leurs initiatives de conservation de nos valeurs fondamentales et celles en faveur de la paix, et de la cohésion sociale.

J’ai également, en ces périodes de fête, une pensée pour les personnes vivant avec un handicap.

A toutes les composantes de la Nation, aux Burkinabè des villes et des campagnes, à nos compatriotes de la diaspora, aux travailleurs du secteur public et du privé, aux paysans, aux élèves, aux étudiants, aux enseignants, aux commerçants, je salue leurs efforts et je leur souhaite une excellente année 2018.

Aux soldats qui sont en mission sur le théâtre des opérations, aux Forces de défense et de sécurité mobilisées partout pour l’exécution de leurs missions, à tous les volontaires qui règlementent la circulation, particulièrement en ces derniers jours de l’année, je salue la bravoure et le courage.

Aux partenaires techniques et financiers du Burkina Faso, je renouvelle ma gratitude et je leur adresse mes meilleurs voeux pour l'année nouvelle.

Enfin, je salue les membres des communautés étrangères qui nous ont fait l’honneur de s’établir sur la terre libre et hospitalière du Burkina Faso.

Je leur adresse mes vœux de paix, de santé, de partage, de bonheur et de prospérité pour 2018.

Bonne et heureuse année 2018 à toutes et à tous.
Dieu bénisse le Burkina Faso.

REPONSE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE AUX VŒUX DES CORPS CONSTITUES DE L’ETAT

PRESIDENCE DU FASO BURKINA FASO
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Unité – Progrès – Justice



 

Ouagadougou, le 29 décembre 2017


Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Messieurs les Anciens Chefs d’Etat

Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique

Mesdames et Messieurs les ministres
Distingués représentantes et représentants des Corps Constitués de l’Etat

Honorables Invités

Mesdames et Messieurs


La cérémonie de présentation de vœux des corps constitués de l’Etat est un moment important de la vie de la nation où nous devons marquer une halte pour prendre la mesure du chemin parcouru durant l’année écoulée en vue de faire face aux défis à relever.

Distingués membres des Corps Constitués

Je suis sensible aux vœux que vous venez de formuler à mon endroit et à celui de ma famille.
Je vous remercie et souhaite en retour, pour chacun de vous personnellement, pour vos familles respectives et pour tous ceux que vous portez dans vos cœurs, une année 2018 de bonne santé, de bonheur et de plein accomplissement de vos légitimes et profondes aspirations.
L’année 2017 qui s’achève, a été marquée au plan international, entre autres, selon le Fonds Monétaire International, par une reprise progressive de l’activité économique dans 75% des pays dont le Burkina Faso. L’Afrique, bien qu’étant un des continents le moins responsable du changement climatique, en est paradoxalement le plus vulnérable. Cette menace globale doit être enrayée, faute de quoi, il faudra s’attendre à des conséquences directes sur le quotidien de nos populations.
En effet, si la montée du niveau de la mer, consécutive à la fonte des glaces, peut sembler une menace lointaine pour un pays enclavé comme le Burkina Faso, la baisse de la production céréalière, résultante des perturbations des saisons est par contre un effet concret qui risque de se faire sentir partout dans le monde.
La région Ouest africaine quant à elle a été marquée en 2017 par la recrudescence des attaques terroristes dans la bande sahélo-sahélienne dont notre pays fait partie.
Ces attaques ont fait de nombreuses victimes et des blessés au Burkina Faso durant l’année 2017.
Comme vous le savez, le G5 sahel s’est résolument engagé à opérationnaliser sa force conjointe pour une lutte plus efficace contre le terrorisme et l’insécurité au Sahel.
Ce combat sans merci contre les réseaux terroristes et les trafiquants de tous ordres qui écument la région contribuera à consolider la paix et à lever les contraintes liées à l’insécurité qui pèsent sur les économies de nos Etats.
A ces difficultés au sahel s’ajoutent la crise migratoire et tous les drames humains qui y sont associés et qui font l’objet d’une condamnation unanime des Africains et du monde entier.
Permettez-moi de m’incliner devant la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie au cours des différentes attaques que notre pays a subies.
Je tiens à saluer particulièrement la bravoure et l’abnégation de nos forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour sécuriser au mieux notre pays.
Tous mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les blessés.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Notre pays aurait pu donner une plus grande amplitude à sa croissance économique et aux investissements dans les secteurs prioritaires et productifs, n’eut été d’une part, les défis sécuritaires, et de l’autre, les grèves à répétition dont les conséquences sont dommageables pour l’économie nationale.
La production céréalière prévisionnelle de la campagne agricole 2017-2018 sera déficitaire par rapport à la campagne précédente. Les facteurs de ce déficit se résument aux poches de sécheresse, à l’arrêt précoce des pluies, aux attaques des prédateurs. En plus de la production céréalière, les cultures de rente connaissent également une légère baisse.
Face à cette situation qui préoccupe les Burkinabè, je veux rassurer qu’un plan de riposte à l’insécurité alimentaire a déjà été élaboré par le Gouvernement pour faire face à la période de soudure.


Distingués membres des Corps Constitués
Mesdames et Messieurs

La cérémonie de présentation des vœux constitue également une excellente occasion d’interpellation, pour nous inviter toutes et tous, à cultiver l’esprit de collaboration, l’abnégation et l’ardeur au travail, la solidarité et l’intégrité pour améliorer nos capacités individuelles et collectives à participer au développement économique, social et culturel de notre pays.
Tout en appréciant à sa juste valeur les acquis et les résultats obtenus par les efforts des Burkinabè sur les différents chantiers de la construction nationale, je dois inviter nos compatriotes à plus d’engagement pour permettre à notre peuple de réaliser ses aspirations profondes et légitimes.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

Je prends bonne note des attentes légitimes de l’ensemble des composantes des corps constitués de l’Etat qui ont été formulées à l’instant par votre porte-parole.
C’est pourquoi, je lance un appel solennel à tous les acteurs de la communauté nationale, principalement les corps constitués, afin qu’ensemble, nous poursuivions la construction de l’Etat de droit par la transformation structurelle de l’économie burkinabè pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social.

Mesdames et Messieurs

L’année 2017 a été marquée par de nombreux mouvements sociaux qui se sont traduits par des sit-in et des grèves à répétition, par moments, dans le non- respect de la législation en la matière.
Ces derniers jours, des élèves et des jeunes, sous prétexte de soutenir les mouvements de grève des enseignants barrent les routes et bloquent le trafic national et international avec tous les désagréments et les conséquences fâcheuses qui en découlent notamment aux plans économique, sécuritaire et de la mobilité.
Il est évident aujourd’hui, qu’en matière de satisfaction des revendications salariales, il n’est plus possible de continuer à imaginer des solutions au cas par cas, en dehors d’une approche d’ensemble, à l’échelle de la fonction publique. C’est un impératif de justice sociale et d’équité que je me dois de faire absolument et nécessairement respecter.
C’est pourquoi je lance un appel aux syndicats de l’éducation pour observer la plus grande retenue, dictée par le sens de la responsabilité, car il s’agit ici de l’avenir immédiat de l’école burkinabè et donc de celui de nos enfants.
J’invite donc tous les partenaires sociaux à la modération, afin qu’ensemble, dans un esprit constructif, nous engagions une réflexion globale pour trouver les solutions appropriées à leurs préoccupations, sans hypothéquer l’avenir des générations présentes et futures.
Œuvrons toutes et tous, à faire de 2018, une année d’avancée de la réconciliation nationale, de consolidation de la paix sociale et d’engagement collectif au travail.
C’est à ces conditions que nous pourrons poursuivre l’édification d’un Burkina Faso prospère, pour tous ses fils et filles.
C’est sur cette note d’optimisme que je réitère mes souhaits de bonne et heureuse année 2018 à toutes et à tous.

Je vous remercie

DISCOURS DE CLOTURE DU FORUM NATIONAL SUR LA SECURITE PRONONCE PAR SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO,

BURKINA FASO
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PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES
Ouagadougou, le 26 octobre 2017
Monsieur le Premier Ministre
Monsieur le premier vice-président de l’Assemblée nationale
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel
Monsieur le président du Conseil économique et social
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
Excellences, Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et consulaire
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales et Interafricaines
Mesdames et Messieurs les experts et partenaires techniques et financiers
Distinguées personnalités
Chers participants au Forum national sur la Sécurité
Mesdames et Messieurs
Les travaux du Forum national sur la Sécurité s’achèvent cet après-midi, à la satisfaction de tous les acteurs qui se sont investis pour en garantir le succès.
Pendant trois jours, cadres de divers départements ministériels et institutions, experts, universitaires, autorités traditionnelles et religieuses, OSC et représentants des Forces de Défense et de Sécurité ont mené les réflexions à travers 9 ateliers et 11 thèmes dont les conclusions viennent de nous être présentées.
Le nombre de participants, la qualité des interventions et les débats constructifs ont permis au Forum d’atteindre les objectifs attendus, même si certaines questions nécessiteront une réflexion plus approfondie que nous ne manquerons pas d’engager pour prendre les décisions qui s’imposent.
Force est de reconnaître que les recommandations du forum posent les principes directeurs d’une vision cohérente du secteur de la Défense et de la Sécurité autour d’une bonne gouvernance et d’une consolidation du contrôle aussi bien interne que citoyen.
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Je voudrais vous rassurer que je fais miennes les préoccupations légitimes de notre peuple et des Forces de défenses et de sécurité exprimées tout au long de ce processus.
C’est pourquoi les recommandations du Forum seront transmises au Conseil national de Défense et de Sécurité, placé sous mon autorité, en vue de finaliser la politique de sécurité nationale, d’orienter les stratégies sectorielles et de conduire une réforme conforme aux préoccupations exprimées.
Il me plaît, à la clôture de ce forum, de remercier le comité national d’organisation pour l’excellent travail abattu et l’ensemble des participants pour leur apport au succès des travaux de cette rencontre.
Merci aux représentants des institutions internationales pour leur contribution à la réussite également du forum.
En vous souhaitant un bon retour, je déclare clos les travaux du Forum national sur la Sécurité.
Je vous remercie.

TOAST PRONONCE PAR SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CHRISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO, A L’OCCASION DE LA VISITE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR PATRICE TALON, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BENIN, AU BURKINA FASO

BURKINA FASO
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- Monsieur le Président, Cher Frère Patrice TALON
- Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
- Distinguées personnalités
- Mesdames et Messieurs

Monsieur le Président
Le peuple burkinabè, le Gouvernement et moi-même sommes heureux et honorés de vous accueillir aujourd’hui à Ouagadougou.
Nous le sommes d’autant plus qu’il s’agit de la première visite officielle que vous effectuez dans notre pays.
A vous-même et aux membres de la délégation qui vous accompagne, je souhaite la chaleureuse bienvenue, et un bon séjour au Burkina Faso.
Dans la continuité d’une si longue tradition de coopération et de partenariat fructueux, votre visite contribuera à donner une impulsion nouvelle aux relations d’amitié et de fraternité qui existent entre nos deux pays et nos deux peuples.


Monsieur le Président
Au terme du scrutin du 06 mars 2016, tenu dans ce bastion de la démocratie africaine qu’est la République du Bénin, le peuple vous a porté à la magistrature suprême. Le bon déroulement de ce scrutin honore le Bénin et l’Afrique toute entière.
En vous réitérant mes sincères félicitations et mes vœux de succès, il me plait de saluer votre sens élevé du devoir pour la défense des intérêts de votre pays et votre détermination à relever les défis qu’impose votre lourde charge.
Monsieur le Président et Cher Frère
Les relations entre nos deux pays sont anciennes, fortes et exemplaires.
Celles-ci portent notamment sur la culture, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’administration territoriale, le commerce et l’industrie, l’agriculture, les transports, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la santé et la justice.
De solides bases ont déjà été posées par les sessions des travaux de la Commission Mixte de Coopération entre nos deux pays, dont la troisième et dernière a eu lieu du 05 au 07 mai 2005 à Ouagadougou. La tenue effective des travaux de la quatrième session, prévue à Cotonou, sera une nouvelle occasion pour placer notre partenariat stratégique à la hauteur de nos ambitions communes. Nous devons à cet égard veiller à prendre dûment en compte les aspirations profondes de nos peuples. Celles de nos diasporas respectives, qui, également vivent en parfaite harmonie avec leurs frères et sœurs du pays d’accueil doivent aussi retenir notre attention car nos diaspora contribuent au raffermissement continu des liens immémoriaux qui lient nos deux pays.
Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs
Il nous faut toutefois, et pour en tirer le maximum de dividendes, inscrire ces actions dans la dynamique de l’intégration sous-régionale et régionale. Le Burkina Faso et le Bénin partagent en effet les mêmes préoccupations que les autres pays voisins et du continent dans son ensemble. Celles-ci s’appellent lutte contre la pauvreté, éducation, santé, croissance économique et développement, bonne gouvernance et démocratie, protection des droits humains, etc.
Nous devons par conséquent nous engager plus résolument sur la voie de la consolidation de nos espaces sous-régionaux et de l’Union africaine.
Certes, les obstacles ne manquent pas, mais avec une réelle volonté politique de conjuguer nos efforts et de mutualiser nos ressources, nous pourrons les surmonter.
Monsieur le Président et Cher frère,
Parmi les plus grands défis que nous devons relever pour assurer la paix et la sécurité dans notre sous-région figure la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et les trafics illicites de tous genres.
En marge des travaux de la 72ème Session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU, les pays membres du G5-Sahel ont à nouveau plaidé pour un appui renforcé des partenaires au développement à l’opérationnalisation de la Force commune d’intervention qu’ils ont mise en place pour lutter contre le terrorisme dans la zone sahélienne. Ce fléau est devenu mondial, et le combattre doit être un objectif commun.
Il en est de même des actes de piraterie maritime, contre lesquels le Bénin a pris courageusement la tête de la croisade. Il s’agit là de l’un des nombreux domaines dans lesquels, sur le plan international, le Bénin et vous-même affirmez votre leadership et votre engagement.
Je voudrais vous en féliciter, et vous assurer que, sur le terrain de l’action positive et de la défense des causes nobles, vous pouvez compter sur le soutien du Burkina Faso.
Monsieur le Président,
Pour terminer, et en vous souhaitant à nouveau un très agréable séjour dans ce pays qui est aussi le vôtre, je voudrais vous réitérer tous nos vœux de plein succès dans la conduite de la destinée du Bénin et des Béninois.
Je vous invite à lever vos verres à l’amitié, à la fraternité et à la solidarité entre la République du Bénin et le Burkina Faso.
Je vous remercie.