Les Présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger « vent debout » contre la désertification

Ouagadougou abrite du 14 au 17 juin 2017, la célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification (JMLCD) pour conjurer la menace sur le développement, la prospérité et la paix. L’un des moments forts de cette célébration est intervenu, le jeudi 15 juin 2017, dans la salle de conférences de Ouaga 2000, en présence des Présidents Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso, Ibrahim Boubacar KEITA du Mali et Mahamadou ISSOUFOU du Niger.
La célébration de la 23e Journée mondiale de Lutte Contre la Désertification à Ouagadougou n’a pas été qu’une rencontre d’échanges. Après la réflexion autour du thème « notre terre, notre maison, notre futur », les participants ont décidé de lancer des appels à l’action.
Le premier appel, celui des communautés religieuses, a été lancé par l’Archevêque de Ouagadougou, le Cardinal Philippe OUEDRAOGO. « Agissons ensemble pour la sauvegarde de l’environnement, notre maison commune », a lancé le leader religieux, avant d’inviter toute la communauté à « soutenir et à accompagner par toutes les initiatives relevant de nos compétences propres, toutes actions de nos gouvernements et de nos Etats visant à relever ensemble ce défi du dérèglement climatique qui menace la survie de notre planète ».
A sa suite, Monsieur Batio BASSIERE, Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a lancé, au nom des participants, l’appel de Ouagadougou pour la création d’emplois liés à l’exploitation de la terre. Il a ainsi invité la communauté internationale à « promouvoir des partenariats afin de réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 2 millions d’emplois liés à l’exploitation durable des terres pour les jeunes, les femmes et les migrants d’ici à 2020 ».
Le ministre burkinabè a aussi exhorté les pays africains à créer « les conditions nécessaires au développement de nouvelles opportunités d’emplois en identifiant les sites où l’accès à la terre peut être renforcé et les droits fonciers sécurisés en particulier au profit des populations vulnérables ».
Le Ministre de l’Environnement a invité les partenaires au développement à « soutenir les pays africains à investir dans les infrastructures rurales, les outils de réhabilitation des terres et le développement des compétences dans les sites identifiés comme les zones de migrations ».
Témoin de ces appels, Madame Monique BARBUT, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la Lutte Contre la Désertification, s’est réjouie de voir que « les participants à ce colloque ont décidé de passer des discours à l’action ». Elle a partagé avec l’assistance ses craintes de voir les moyens de subsistance disparaître du fait de la pression que subissent les ressources naturelles. Cette disparition induirait selon elle, l’exposition de la jeunesse au chômage.
« L’appel à l’action lancé lors de ce colloque démontre une volonté politique forte afin de rendre viables les terres et la vie des communautés rurales en particulier pour les jeunes », a-t-elle souligné.
La célébration de la 23e JMLCD a permis selon elle, de mettre en lumière le fait que « les terres constituent l’élément vital pour créer des opportunités économiques dans le développement, la stabilité et la sécurité en Afrique ».
La présence des trois chefs d’Etat à cette cérémonie est le témoignage de leur engagement commun à prendre à bras le corps la question de la désertification. Selon le Président du Faso qui s’est exprimé au nom de ses pairs, la lutte contre ce phénomène commande une mobilisation et une solidarité internationale agissantes. Se prononçant sur le thème de cette célébration, le Président Roch Marc Christian KABORE a indiqué qu’il s’agit d’une interpellation à « considérer la terre productive comme la mère nourricière du monde ». Cela doit conduire, selon lui, à « développer ensemble des technologies vertes intégrées et partager nos connaissances pour promouvoir et mettre à l’échelle les bonnes pratiques de gestion durable des terres ». Il a reconnu qu’au-delà des technologies, il faut « des financements innovants au niveau international, régional et national ». Il a enfin engagé ses pairs à œuvrer pour la « promotion de partenariats régionaux et mondiaux pour l’investissement dans la réhabilitation et la gestion durable des terres à toutes les tribunes d’échanges » à travers le monde.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

La Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la Lutte contre la Désertification en audience chez le Président du Faso

Le Président Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience en fin de matinée, ce jeudi 15 juin 2017, la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la Lutte Contre la Désertification (CNULCD), Madame Monique BARBUT. Elle est présente à Ouagadougou dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de Lutte contre la Désertification et la Sécheresse (JMLCD) prévue pour ce jour.
Selon Madame Monique BARBUT, l’objet de l’audience avec le chef de l’Etat burkinabè est d’échanger sur le thème de la rencontre de Ouagadougou et de souligner l’importance qu’il revêt pour les Nations unies et la sous-région sahélienne.
« Chaque année, nous avons un thème qui est différent. Cette année, nous avons décidé de mettre l’accent sur les liens entre Stabilité, Soutenabilité et Sécurité (3S), lorsqu’on parle des questions de terre, en particulier sur cette partie de l’Afrique », a expliqué Madame BARBUT.
Elle a justifié le choix du Burkina Faso pour abriter la JMLCD 2017 par le fait qu’il est situé au cœur de la région sahélienne, mais aussi par les nombreux efforts endogènes fournis afin de lutter contre le phénomène de la désertification. « Vous avez des initiatives qui ont fonctionné. Je sais aussi qu’il y a beaucoup de projets et donc c’était un des meilleurs endroits du monde pour comprendre le problème, mais aussi pour montrer qu’on peut faire quelque chose », a-t-elle précisé.
La Secrétaire exécutive de la CNULCD a ajouté qu’un appel sera lancé au cours de la rencontre de Ouagadougou qui sera présidée par les chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali et du Niger sur la problématique de la désertification et ses effets collatéraux. En effet, selon Madame Monique BARBUT, si pour les Burkinabè la désertification est une
réalité quotidienne, dans certaines parties du monde, elle n’est pas bien perçue, notamment en ce qui concerne son lien avec un autre phénomène, à savoir la migration.
Elle dit attendre des hommes politiques du Burkina Faso qu’ils deviennent les porte-parole de l’Afrique au niveau mondial sur ces questions-là. « Qu’ils osent véritablement interpeller la communauté internationale en disant qu’il n’y aura pas de règlement de la question migratoire si vous ne nous aidez pas à stabiliser nos populations dans nos villages», a-t-elle fait comprendre.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse : Le Président Mahamadou ISSOUFOU à Ouagadougou

Le Président de la République du Niger, Son Excellence Monsieur Mahamadou ISSOUFOU, est arrivé à l’Aéroport international de Ouagadougou, ce jeudi 15 juin 2017, aux environs de 11 heures 30 minutes. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.
Le Président nigérien effectue ce déplacement de Ouagadougou pour participer, aux côtés de ses homologues du Burkina Faso et du Mali, à la cérémonie officielle de la Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse et au colloque de haut niveau sur la Soutenabilité, la Stabilité et la Sécurité en Afrique (3S), qui vont se tenir cet après-midi dans la capitale burkinabè.
Placée sous le thème : « Notre terre, notre maison, notre futur », la Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse de 2017 va rassembler de nombreuses personnalités dont Madame Monique BARBUT, Secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies sur la Lutte Contre la Désertification.
Le Burkina Faso compte promouvoir, à cette édition, l’engagement politique de la région Afrique et les mesures proactives qu’elle prend afin de relever les défis de la migration et de la dégradation des terres.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse : Le Président Ibrahim Boubacar KEITA est arrivé à Ouagadougou

Le Président de la République du Mali, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA est arrivé à Ouagadougou en début de soirée de ce mercredi 14 juin 2017. Il a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue burkinabè, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.
Aux côtés de ses pairs du Burkina Faso et du Niger, le Président malien participera le jeudi 15 juin 2017, à la cérémonie officielle de la Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse et au colloque de haut niveau sur la Soutenabilité, la Stabilité et la Sécurité en Afrique (3S).
« Notre terre, notre maison, notre futur », c’est sous ce thème que se tiendra l’édition 2017 de la Journée mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse. Cette rencontre a pour objectif de sensibiliser le grand public sur les conséquences de la dégradation des terres et la désertification (notamment l’insécurité alimentaire, la migration, la pauvreté et les conflits) afin de réinvestir dans les terres en vue d’accroître la résilience des populations.
L’édition 2017 sera marquée par de nouvelles échéances déterminantes de la gouvernance internationale touchant au développement durable. Cet événement d’envergure internationale mobilisera au moins un millier de participants nationaux, sous régionaux et internationaux.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso reçoit le bureau fédéral de l'Union des Cinéastes du Burkina Faso

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a reçu en audience dans la matinée du mardi 13 juin 2017, le bureau fédéral de l’Union nationale des Cinéastes du Burkina (UNCB), conduit par son Secrétaire général, Monsieur Issoufou TAPSOBA.
Selon Monsieur Issoufou TAPSOBA, les cinéastes ont échangé avec le chef de l’Etat sur les problèmes qui empêchent le cinéma burkinabè de décoller et chercher avec lui, des solutions aux difficultés que les hommes et femmes du 7e Art rencontrent dans la production de leurs œuvres. « Nous avons estimé qu’après le FESPACO et au vu des difficultés que nous avons aujourd’hui dans la production de nos films, qu’il fallait vraiment remonter plus haut et essayer de voir dans quelle mesure on pouvait solutionner un peu tous ces problèmes », a expliqué le Secrétaire général de l’UNCB.
La preuve que le cinéma au Burkina Faso ne se porte pas bien est l’absence de cinéastes burkinabè sur la plus haute marche du FESPACO depuis près de 20 ans, a fait remarquer le premier responsable du bureau fédéral des cinéastes. A l’en croire, la solution pour donner au cinéma burkinabè son lustre d’antan serait la « création d’un fonds pérenne » pour le cinéma, à l’instar d’autres pays comme le Bénin et le Sénégal. Le Président du Faso, a-t-il affirmé, « nous a écoutés et a promis une aide dans ce sens ».
Le souhait des cinéastes du Burkina Faso, ont-ils fait savoir au chef de l’Etat, est d’aller au cinquantenaire du FESPACO en 2019 avec des œuvres peaufinées pour espérer remporter des prix, et pourquoi pas l’Etalon d’or de Yennenga.