Prise de contact du nouveau gouvernement avec le Président du Faso : l’exécutif affiche complet

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a pris contact avec le premier gouvernement du Premier ministre Paul Kaba THIEBA dans l’après-midi du mercredi 13 janvier 2016 à la Présidence du Faso.

Ce premier rendez-vous de l’exécutif avec le Président du Faso devrait permettre à chaque ministre de recevoir sa « feuille de route » en vue d’un démarrage rapide du programme présidentiel. Pour un mieux-être des Burkinabè, la vision du Président Roch Marc Christian KABORE se décline en cinq points :

La réforme des institutions et de l’administration pour plus de justice sociale, de démocratie et de liberté.

La mise en place d’un nouveau modèle de développement.

La promotion et la vulgarisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La dynamique du secteur privé pour en faire un acteur important de la croissance.

Un meilleur partage des fruits de la croissance à travers un nouveau contrat social.

C’est donc un gouvernement de combat qui est commis à la tâche.

Composée de 29 membres dont un Ministre d’Etat, deux Ministres délégués et quatre Secrétaires d’Etat, la première équipe gouvernementale compte en son sein sept (7) femmes. 

Le portefeuille de la Défense nationale et des Anciens Combattants est dévolu au Président du Faso.

Seule absente à ce premier Conseil, la Ministre déléguée à la Coopération régionale.

Une heure après, les ministres sortent de la salle du Conseil des ministres pour la photo officielle autour du Président du Faso et du Premier ministre sous les flashs et les crépitements des appareils des preneurs d’images. Des ministres qui partent dans leurs cabinets respectifs, prêts à relever les défis pour le bonheur des populations.  

La coopération entre le Burkina Faso et l’Inde au menu des échanges entre le Président du Faso et l’Ambassadeur de l’Inde

Le Président du Faso, S.E.M.  Roch Marc Christian KABORE a reçu le mercredi 13 janvier 2016 en audience, l’Ambassadeur de l’Inde auprès du Burkina Faso avec résidence à Accra au Ghana, Son Excellence K. Jeevar SAGAR. Les échanges entre le Président du Faso et le diplomate indien ont porté sur la coopération entre l’Inde et le Burkina Faso.

 Monsieur K. Jeevar SAGAR a dit être présent dans notre pays pour féliciter le Chef de l’Etat et tout le peuple burkinabè : « Au moment où le Burkina Faso entame une nouvelle ère de son histoire, j’ai jugé nécessaire de venir au nom du gouvernement et du peuple indien féliciter le Président du Faso pour son élection à la plus haute charge de l’Etat et également féliciter  le peuple burkinabè pour sa maturité politique. Je remercie le Président du Faso de m’avoir reçu malgré son calendrier très chargé en ce jour même de la formation de son gouvernement ».

Concernant les domaines prioritaires de la coopération entre les deux pays, le diplomate indien a déclaré que « le Chef de l’Etat a fait une  proposition de coopération entre les deux pays dans les domaines de l’éducation, de l’énergie et de l’agriculture ». 

Le 29 novembre 2015, l’Inde a organisé un forum Inde-Afrique au cours duquel un financement de 10 milliards de Dollars pour l’Afrique a été annoncé : « Les domaines de coopération évoqués par le Président du Faso peuvent  être pris en compte par ce financement. Je souhaite voir se renforcer davantage la  coopération entre le Burkina Faso et l’Inde. », a confié l’Ambassadeur  K. Jeevar SAGAR.

La coopération bilatérale va aussi intéresser le domaine de l’énergie solaire: « Récemment nous avons démarré un projet  important sur l’énergie solaire en France, un projet lancé par le Président Français et le Premier ministre indien. Ce projet inclut plusieurs pays de l’Equateur  comme membres fondateurs au même titre que le Burkina Faso. La coopération dans le domaine de l’énergie solaire peut être intégrée dans ce projet », a conclu le diplomate indien.

Le Médiateur du Faso fait le point de ses activités au Président du Faso

 MG 8610Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a accordé le lundi 11 janvier 2016 en fin de soirée une audience à Madame Alima  Déborah TRAORE/DIALLO, Médiateur du Faso.

A sa sortie d’audience, Madame le Médiateur du Faso a expliqué à la presse qu’elle est venuefaire au Président du Faso, le point sur le fonctionnement de son institution et aussi le féliciter  pour son élection à la magistrature suprême : « Nous avons parlé de l’institution, de ses acquis, d’abord le fait qu’elle soit constitutionnalisée et que sur cette base, nous avons pu adopter une nouvelle loi organique sur laquelle nous fonctionnons. Nous avons parlé du rôle du Médiateur au niveau du pays et dans le monde parce que c’est une structure de démocratie qu’on peut retrouver dans 90 pays. Nous avons parlé aussi de ce que nous avons pu avoir comme acquis surtout au niveau des régions, parce que nous avons renouvelé la base à savoir le recrutement de 13 délégués et pour une première fois on peut compter quelques femmes comme déléguée régionale », a souligné le Médiateur du Faso.

Madame Alima  Déborah TRAORE/DIALLO a fait un plaidoyer pour que les capacités des délégations soient renforcées parce ce que la plupart des réclamations viennent des régions.

Ensuite, elle a fait le point de leur contribution suite à l’interpellation du Président du Faso pour l’accompagner dans la recherche de la cohésion et le renforcement de la paix : « Nous avons rencontré les différents acteurs avec les médiateurs de l’espace UEMOA. Nous avons fait le rapport qui a été remis à chaque acteur dans les différentes régions », a dit Alima Déborah TRAORE/DIALLO.

Enfin, le Médiateur du Faso a précisé que son institution rencontre des problèmes financiers qui l’empêchent de bien mener ses activités. Opportunité qu’elle a saisi pour évoquer cette préoccupation avec le Président du Faso qui dit-elle, « y a prêté une oreille attentive ».

Le Président du Faso s’entretient avec la présidente de la Commission de l’Informatique et des Libertés

 MG 8638La présidente de la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL), Madame Marguerite OUEDRAOGO/BONANE a été reçue en audience le lundi 11 janvier 2016 par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE.

« Notre entretien avec son Excellente Monsieur le Président du Faso a porté sur les missions, les activités menées par la CIL et  les difficultés liées à l’exercice de la fonction », a expliqué Marguerite OUEDRAOGO/BONANE.

Parlant des difficultés que rencontre sa structure, la présidente de la CIL explique que « la loi portant  protection des données à caractère personnel  est encore muette sur le statut de la Commission. Depuis un certain temps nous cherchons à ce que l’ancrage institutionnel de la CIL soit précisé. C’est une des démarches que nous avons entamée avec les anciennes autorités et que nous poursuivons. Il faut donc que nous ayons un statut clair pour bien fonctionner et être dans de bonnes conditions pour travailler », a précisé Marguerite OUEDRAOGO/BONANE.

Selon elle, la Commission de l’Informatique et des Libertés est une autorité administrative indépendante, qui a pour mission de protéger les données personnelles des citoyens en matière de traitement informatique. La loi portant protection des données à caractère personnel prévoit  à cet effet des droits et des obligations : « Toutes les données ne doivent pas être utilisées à tort car il y a des sanctions prévues par la loi », a-t-elle prévenu. 

Le président de la Commission de la Réconciliation nationale et des Réformes chez le Président du Faso

 MG 8525Monseigneur Paul OUEDRAOGO, président de la  Commission de la Réconciliation nationale et des Reformes (CRNR), a été reçu en audience dans la matinée du lundi 11 janvier 2016  par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE.

A sa sortie d’audience, l’hôte du Président Roch Marc Christian KABORE a dit être venu lui rendre « une visite de courtoisie et le féliciter pour son élection à la Présidence du Faso » et voir avec le Chef de l’Etat, la suite à donner au travail effectué par  la Commission de la Réconciliation nationale  et des Reformes : «  Nous avons fini notre travail ; la suite sera assurée par le Haut Conseil de la Réconciliation et de l’Unité nationale. Il y a eu la loi organique qui été votée et publiée, il y a eu également la nomination des membres, il reste le dispositif pour que ce Haut Conseil se mette au travail. La deuxième structure c’est le secrétariat chargé du suivi de la mise en application des réformes. Il reste à voir comment la suite du travail de la Commission de la Réconciliation nationale et des Reformes pourrait être mise en route », a déclaré Monseigneur Paul OUEDROAGO.