Le Président du Faso invite ses compatriotes vivant en Afrique du Sud à s’impliquer toujours dans le développement du pays

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré le 08 mai 2017 à Johannesburg, les Burkinabè vivant en Afrique du Sud. Les échanges entre le chef de l’Etat et ses compatriotes ont porté sur la vie de la Nation.
L’ambassadeur Salamata SAWADOGO dans son mot introductif a traduit toute la joie qui anime les Burkinabè de sa juridiction à travers cette rencontre car la visite du Président du Faso en Afrique du Sud a été « souhaitée depuis longtemps ».
Le secrétaire général de l’Union des Burkinabè d’Afrique du Sud (UBAS) a remercié le Président du Faso pour cette rencontre qui est une marque de considération à leur endroit. « Vous démontrez par-là, votre attachement à la diaspora burkinabè », a-t-il dit au chef de l’Etat.
Au chapitre des doléances, il a demandé entre autres, la mise en place d’un mécanisme pour la protection des Burkinabè de l’extérieur, leur participation au vote, le raccourcissement des délais d’établissement des documents administratifs, une maison du Burkina Faso en Afrique du Sud, leur prise en compte dans les logements construits par le gouvernement.
Les Burkinabè d’Afrique du Sud ont par ailleurs condamné les actes terroristes perpétrés au pays et ont manifesté leur soutien au Président du Faso pour toutes les actions menées ou en cours dans la lutte contre le terrorisme.
Le Président Roch Marc Christian KABORE avant d’apporter des éléments de réponses à toutes les préoccupations soulevées, a d’abord remercié ses compatriotes pour les efforts qu’ils ont déployés pour être présents à cette rencontre. Point par point, il a rassuré les Burkina vivant au pays de Nelson MANDELA avec des réponses précises et sans langue de bois. « Le pays ne peut se construire sans vous et vous avez un grand rôle à jouer dans son développement » leur a-t-il dit.
Abordant la situation nationale du Burkina, le Président du Faso a passé en revue toutes les actions de développement entreprises depuis son élection à la tête du pays. Aux plans politique, économique, social, sécuritaire, et de la justice, tous les efforts déployés ont été expliqués à nos compatriotes avec des exemples précis et des chiffres à l’appui.
Pour ce qui est de la réconciliation nationale par exemple, le Président Roch Marc Christian KABORE a réaffirmé sa position qui est que sans la vérité et la justice, aucune réconciliation sincère ne peut aboutir. La vérité et la justice sont les préalables à toute réconciliation.
Sur les intentions de financements obtenues à Paris relatives au PNDES, le chef de l’Etat a expliqué qu’un travail de concrétisation des engagements financiers est en train d’être fait.
Concernant la situation sécuritaire, les résultats de façon générale dans le pays et en particulier dans le Nord sont visibles grâce à l’engagement et la détermination des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) que le Président du Faso a salués.
Avant de terminer la rencontre, le chef de l’Etat s’est réjoui de la solidarité agissante qui règne au sein des Burkinabè vivant en Afrique du Sud. Il les a invités à toujours rester de véritables ambassadeurs de leur pays partout où ils se trouvent.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Lutte contre le terrorisme : « C’est un combat que nous menons pied à pied et qui va prendre beaucoup de temps », déclare le Président du Faso

Après l’ouverture officielle de la quatrième session ordinaire du Parlement panafricain, le Président du Faso a laissé un message dans le livre d’or de l’institution avant d’animer un point de presse conjoint avec son homologue du Malawi et l’Honorable Roger Nkodo DANG.

Répondant à une question qui lui a été posée sur les moyens du Burkina dans la lutte contre le terrorisme, le Président du Faso a mis en avant, la mutualisation des moyens et des renseignements dans la mesure où les pays victimes sont engagés dans une guerre asymétrique. « C’est un combat que nous menons pied à pied et qui va prendre beaucoup de temps. Pour le moment, les résultats sont probants », a-t-il fait noter. Le Président Roch Marc Christian KABORE a reconnu aussi la nécessité des actions communes dans cette lutte. Les dernières opérations de la Force Barkhane à la frontière entre le Burkina et le Mali trouvent leur explication dans ce sens et « des opérations similaires seront menées avec le Niger », ajoute-t-il.
Au-delà de la guerre engagée contre le terrorisme, le chef de l’Etat pense qu’il faut « organiser des actions de développement dans les zones concernées pour permettre aux populations de vivre dans des bonnes conditions ».
Pour ce qui est de la ratification du protocole d’accord, il faut poursuivre le travail, de l’avis du Président du Faso qui ajoute que « c’est un travail de responsabilité que les pays doivent assumer et le Burkina fera toujours le plaidoyer dans ce sens ».
Concernant l’intégration et la levée des barrières douanières, le Président du Faso reconnaît que c’est un processus à plusieurs étapes car il faut voir comment faire les compensations pour permettre aux Etats qui vont perdre dans ces échanges, de pouvoir continuer à assurer leur mission en tant qu’Etat. Les organisations régionales africaines ont un rôle à jouer dans cette intégration. Les sillons sont tracés et aux dirigeants aujourd’hui de continuer et terminer cette œuvre. « Les pères fondateurs nous ont tracé la voie. A nous de savoir trouver les étapes pour que l’Afrique soit un continent uni qui compte dans le monde et qui puisse assurer le bien-être de ses populations », a fait comprendre le chef de l’Etat.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso en invité d’honneur à l’ouverture de la quatrième session ordinaire du Parlement panafricain

Le Parlement panafricain a ouvert sa quatrième session ordinaire ce lundi 08 mai 2017 à Midrand en Afrique du Sud, en présence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE comme invité d’honneur et du Président du Malawi, le Professeur Arthur Peter MUTHARIKA.
A son arrivée au siège du Parlement panafricain ce matin, le Président du Faso a été accueilli par les premiers responsables de cette institution, l’Honorable Roger Nkodo DANG en tête et des députés burkinabè présents à cette cérémonie.
Après les honneurs et quelques minutes d’entretien, le président du Parlement panafricain a introduit son hôte dans l’hémicycle pour l’ouverture solennelle de la session qui a été marquée par quatre allocutions dont celle du Président du Faso.
L’Honorable Roger Nkodo DANG s’est dit très honoré par la présence des deux chefs d’Etat qui, souhaite-t-il, seront leurs porte-parole auprès des autres chefs d’Etat pour donner un « coup d’accélérateur pour la résolution des problèmes de l’Afrique en général, et du Parlement panafricain en particulier ».
Avant d’entrer dans le vif du sujet, le Président du Faso a rendu « un hommage appuyé aux honorables membres de cette prestigieuse institution » qui dit-il, « fait notre fierté » car depuis sa création le 02 mars 2001, « le Parlement panafricain n’a cessé de faire face à de nombreux défis, qui sont aussi autant de raisons de son utilité pour la promotion de la bonne gouvernance, de l’Etat de droit, de la démocratie, de la prospérité et de l’unité du continent africain ».
Cependant, reconnaît le chef de l’Etat, « un défi majeur reste à relever : son évolution vers une institution législative élue au suffrage universel direct pour rendre cet outil viable et porteur des aspirations légitimes des peuples africains ». Ces paroles du chef de l’Etat n’ont pas laissé indifférents les parlementaires panafricains qui l’ont vivement acclamé.
Le Président du Faso a également lancé un appel pour la « ratification du protocole additionnel adopté par les chefs d’Etat réunis à Malabo le 27 juin 2014 » afin d’accélérer « la marche hésitante du Parlement panafricain vers son autonomie ». En attendant, il a attiré l’attention des parlementaires sur l’urgence du moment : « Les peuples africains attendent de votre institution qu’elle s’implique à fond dans la consolidation de la bonne gouvernance, de la démocratie, de la paix et de la sécurité en Afrique, par une lutte sans merci contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière, le crime organisé et l’intégrisme religieux ».
Quant au choix du thème de la présente session, le Président du Faso n’a pas manqué de saluer sa pertinence puisque cette problématique est le thème de l’année 2017 de l’Union africaine. Pour le Président Roch Marc Christian KABORE, « le dividende démographique doit être perçu comme l’accélération de la croissance de nos pays par le biais de la réduction simultanée des taux de natalité et de mortalité infantile, entraînant des changements dans la distribution par âge de la population. La mise en œuvre d’une telle vision doit permettre à nos Etats de dégager l’épargne nécessaire pour financer massivement et durablement des domaines tels que, l’éducation, en mettant l’accent sur la formation professionnelle et l’éducation des filles; la création d’emplois ; la santé ; la prévention des mariages précoces ». La présente session va permettre aux parlementaires d’aborder la problématique dont les résultats des délibérations permettront d’enrichir la réflexion générale en cours.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Discours de SEM Roch Marc Christian Kabore au parlement Africain

Excellence Professeur Arthur Peter MUTHARIKA, Président de la République du Malawi
Madame la Première Dame du Malawi
[Monsieur le Président
Honorables Députés
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs]

La cérémonie solennelle d’ouverture de la Session ordinaire du Parlement Panafricain m’offre l’agréable occasion de rendre un hommage appuyé aux honorables membres de cette prestigieuse institution qui fait notre fierté.
J’adresse mes chaleureuses salutations aux plus hautes autorités sud-africaines, en particulier au Président Jacob Zuma pour leur hospitalité et pour toutes les attentions dont nous sommes l’objet depuis notre arrivée ici dans ce beau pays, incarnation de la nation arc-en-ciel.
J’exprime ma gratitude au Président du Parlement Panafricain et aux honorables députés pour l’aimable invitation qui m’a été adressée pour prendre la parole à cette tribune en qualité d’invité d’honneur de cette session.
Depuis sa création le 02 mars 2001, le Parlement panafricain n’a cessé de faire face à de nombreux défis, qui sont aussi autant de raisons de son utilité pour la promotion de la bonne gouvernance, de l’Etat de droit, de la démocratie, de la prospérité et de l’unité du continent africain.
Incontestablement, sa transformation, j’allais dire son évolution vers une institution législative élue au suffrage universel direct reste le défi majeur à relever.
En effet, 13 longues années après l’ouverture de sa première session inaugurale tenue du 18 au 20 mars 2004, on ne peut plus se satisfaire de la marche hésitante d’un outil aussi important pour la gouvernance de l’Union africaine et de ses Etats membres que constitue le Parlement panafricain.
Par ces temps de crises et de déficit démocratique çà et là, les objectifs qui ont présidé à sa création résonnent encore comme un hymne à la raison pour rendre cet outil viable et porteur des aspirations légitimes des peuples africains.

Monsieur le Président
Honorables députés

La noblesse de ces objectifs, leur pertinence et leur actualité se passent de commentaires. Elles donnent parfaitement raison à toutes les personnalités qui se sont battues et qui se battent encore pour que le Parlement Panafricain s’institutionnalise et apporte fièrement sa part dans la construction de l’Union africaine et dans l’atteinte de ses objectifs fondateurs.
De toute évidence, l’évolution de ce Parlement vers une institution législative souveraine, élue au suffrage universel direct et exerçant la plénitude de ses attributions est devenue un impératif.
Treize ans après la tenue de sa session inaugurale, la marche hésitante du Parlement panafricain vers son autonomie est en passe de poser un problème de crédibilité. D’où l’impérieuse nécessité d’appeler à la ratification du protocole additionnel adopté par les Chefs d’Etat réunis à Malabo le 27 juin 2014.
A ce jour en effet, moins de quinze pays l’ont ratifié. C’est dire l’ampleur du travail qui reste à faire. Mais l’espoir est permis, car je ne doute pas qu’à l’instar du Burkina Faso, d’autres pays emboiteront rapidement le pas pour la ratification du protocole.

Monsieur le Président
Distinguées personnalités
Honorables députés
Mesdames et Messieurs

Je voudrais, à la suite du Président du Parlement panafricain, redire mon engagement à être votre Ambassadeur auprès de mes pairs pour accompagner les efforts de notre institution législative continentale.
Les peuples africains attendent de votre institution qu’elle s’implique à fond dans la consolidation de la bonne gouvernance, de la démocratie, de la paix et de la sécurité en Afrique, par une lutte sans merci contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière, le crime organisé et l’intégrisme religieux.
L’unité et la prospérité de l’Afrique sont à ce prix.

Monsieur le Président
Honorables députés
En décidant de consacrer la réflexion de votre session sur un thème comme : «Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », vous faites œuvre utile, puisque cette problématique est le thème de l’année 2017 de l’Union africaine.
En effet, le dividende démographique doit être perçu comme l’accélération de la croissance de nos pays par le biais de la réduction simultanée des taux de natalité et de mortalité infantile, entraînant des changements dans la distribution par âge de la population.
La mise en œuvre d’une telle vision doit permettre à nos Etats de dégager l’épargne nécessaire pour financer massivement et durablement des domaines tels que, l’éducation, en mettant l’accent sur la formation professionnelle et l’éducation des filles; la création d’emplois ; la santé ; la prévention des mariages précoces.
Je n’ai pas de doute que les résultats de vos délibérations permettront d’enrichir la réflexion générale en cours.

Monsieur le Président
Honorables députés
Distinguées personnalités
Ma conviction est faite que l’Afrique sera ce que les Africains voudront qu’elle soit. Il appartient aux leaders d’opinion et aux élites africains d’en faire leur combat quotidien.
Pour clore mon propos, je voudrais réitérer ma gratitude au Président, au Bureau et aux membres du Parlement pour l’aimable invitation et toutes les attentions dont j’ai été l’objet.
Je vous souhaite une excellente session, tout en vous assurant de ma disponibilité à œuvrer pour un rayonnement toujours plus grand du Parlement panafricain.

Je vous remercie.

 

Le président du Parlement panafricain souhaite la bienvenue au Président du Faso

Le président du Parlement panafricain, Monsieur Roger Nkodo DANG et des Ambassadeurs africains accrédités en Afrique du Sud ont reçu le Président Roch Marc Christian KABORE dans la soirée du 7 mai 2017 pour lui souhaiter la bienvenue en Afrique du Sud.
Entouré de ses principaux collaborateurs et de diplomates africains, Monsieur Roger Nkodo DANG a remercié le Président du Faso pour avoir accepté l’invitation du Parlement panafricain d’honorer de sa présence à sa quatrième session ordinaire qui s’ouvre ce lundi 08 mai 2017. « Votre présence en qualité de Président d’honneur à notre quatrième session ordinaire honore toute l’Afrique », a fait savoir l’Honorable DANG.
Pour les personnalités présentes à cette soirée, les actions de développement entreprises par le Président du Faso dans son pays sont positivement appréciées au-delà des frontières du Burkina. Elles ont de ce fait tenu à rendre un vibrant hommage au Président Roch Marc Christian KABORE et lui ont assuré de leur soutien dans sa noble mission de faire de son pays, un havre de paix, de sécurité et de bonheur pour tous les Burkinabè.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso