Le Président du Faso à Abidjan pour le 5ème Sommet UA-UE

PRESIDENCE DU FASO BURKINA FASO ---------- ---------- CABINET Unité – Progrès - Justice ---------- DIRECTION DE LA COMMUNICATION Ouagadougou, le 29 Novembre 2017 Communiqué de presse Le Président du Faso prendra part au 5ème Sommet Union africaine-Union européenne qui se tient les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. Pendant 48 heures, les chefs d’État et de gouvernement africains et européens se réuniront autour du thème principal : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». A Abidjan, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et ses pairs africains et européens discuteront de l’avenir des relations UA-UE et se pencheront sur l’investissement dans la jeunesse. Autres sujets qui seront abordés lors du Sommet, ce sont ceux relatifs à la paix et la sécurité, sans oublier la question de l’immigration. Le Sommet UA-UE se présente comme un véritable cadre institutionnel pour les dirigeants réunis pour débattre de l’avenir des relations entre l’Afrique et l’Europe. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Deux VIP rendent visite aux élèves du complexe scolaire Langm-Taaba de Ouagadougou

Le Président de la République française, Son Excellence Monsieur Emmanuel MACRON accompagné du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE se sont rendus dans l’après-midi du 28 novembre 2017 au complexe scolaire Langm-Taaba situé dans l’arrondissement 12 du secteur 52 de Ouagadougou où le Président français s’est entretenu avec les élèves de cet établissement dans une ambiance décontractée. Cette date du 28 novembre 2017 restera à jamais gravée dans l’histoire de ce complexe et de ses élèves. En effet, c’est ce jour que les Présidents Emmanuel MACRON de la République française, hôte de marque du pays des Hommes Intègres et Roch Marc Christian KABORE ont choisi pour se rendre au complexe scolaire Lagm Taaba. De la route bitumée jouxtant le complexe à l’entrée de cet établissement, les deux chefs d’Etat se sont offert un véritable bain de foule en effectuant le parcours à pied. Les riverains et les habitants de la zone se sont en effet mobilisés pour réserver un accueil « chaleureux » à leurs illustres hôtes. Après un chant de bienvenue exécuté par les élèves, le Président du Faso et son hôte se sont rendus dans deux salles de classes du primaire et une salle du secondaire où ils se sont entretenus avec les élèves dans une ambiance décontractée et bon enfant. La représentante des élèves, Mademoiselle Farida BOUGOUMA à traduit la joie de ses camarades d’accueillir l’invité de marque du Burkina. Elle a ensuite fait part à l’illustre hôte des difficultés du complexe qui se résument à l’absence d’une salle informatique, au manque d’ouvrages scolaires, au manque de laboratoire scientifique pour les travaux pratiques et a souhaité l’instauration d’un jumelage avec des écoles françaises. La directrice de l’école primaire Langm-Taaba A, Madame Koumbou ILBOUDO/SEDEGO après avoir présenté le complexe, a aussi évoqué l’insuffisance d’infrastructures et le manque de formation continue du personnel enseignant et administratif. Après des discussions à bâtons rompus avec les élèves, les Présidents burkinabè et français ont achevé leur visite par une photo de famille et en s’octroyant une fois de plus un bain de foule avec uniquement les élèves très enthousiastes qui ont qualifié cette journée de « mémorable ». La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Les membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique du Président Emmanuel MACRON reçus par le Président du Faso

Les membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA), présents à Ouagadougou dans le cadre de la visite officielle de 72 heures du Président de la République française, ont été reçus en audience par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, en début de soirée du mardi 28 novembre 2017. Selon leur porte-parole, Monsieur Jules-Armand ANIAMBOSSOU, ils sont venus se présenter et présenter le CPA au Président du Faso. « Au cours de nos échanges, le chef de l’Etat a tenu à souligner le caractère novateur de la relation tel que le Président Emmanuel MACRON l’a souhaité et développé entre le continent africain et la France », a-t-il indiqué. Pour lui, le côté novateur réside dans le fait qu’un Président jeune, aux idées neuves, de manière décomplexée, dit les choses tout en travaillant à rechercher des solutions partagées. « Le CPA est une enceinte que le Président a souhaitée pour être en ligne directe avec lui. Lui faire remonter des idées, lui faire toucher de plus près la perception de la France, de la politique de son Président et de son gouvernement sur le continent africain. Le CPA, c’est pour nous tous un travail au quotidien qui consiste à être sur le terrain, à être à l’écoute des sociétés civiles, de la jeunesse et de toutes celles et ceux qui, dans le cadre de la relation à opérer ont des idées à faire remonter », a fait remarquer Monsieur Jules-Armand ANIAMBOSSOU. Il a ajouté qu’ils ont beaucoup travaillé depuis la mise en place du CPA en septembre 2017, notamment à la préparation du discours de Ouagadougou. « Je puis vous dire que nous sommes tous très heureux de voir que les propositions que nous avons faites ont été reprises par le chef de l’Etat ce matin ». A la question de savoir ce que le CPA pourrait changer dans la relation entre la France et le Burkina Faso si ce n’est une autre France-Afrique déguisée, Monsieur ANIAMBOSSOU a expliqué que le Conseil présidentiel pour l’Afrique traduit une transformation dans la gouvernance. « Je pense que dans l’histoire de la France que du Burkina, il n’y a pas d’institution sur des sujets aussi importants, puisque le CPA balaie tout le spectre des sujets relatifs à la relation entre la France et le continent africain, au-delà du sécuritaire. Ce sont des gens neufs qui font remonter des propositions sans filtre au chef de l’Etat. En cela, c’est une première illustration de ce mode de gouvernance. Deuxièmement, ce sont des gens qui sont libres : les membres du CPA ne sont pas les porte-parole du Président ni du gouvernement de la République française, a-t-il précisé. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Les six défis du continent africain selon le Président Emmanuel MACRON

Présent à Ouagadougou dans le cadre d’une visite officielle de 72 heures, le Président français s’est adressé le mardi 28 novembre 2017 aux étudiants burkinabè à l’université Ouaga I Professeur Joseph KI- ZERBO. Il a étayé en six points ce qui semble être à ses yeux les grands défis du continent africain. Accompagné dans cette rencontre, par son homologue burkinabè, le Président français a aussi pris des engagements en faveur de la jeunesse du continent. C’était un discours très attendu par les étudiants burkinabè qui n’ont laissé aucune place libre dans les travées de l’amphithéâtre « Union africaine » de l’université Ouaga I, le mardi 28 novembre 2017. Le Président MACRON entame son discours par un hommage au leader de la Révolution burkinabè de 1983, Thomas SANKARA, déclenchant ainsi des salves d’applaudissements d’une assistance réputée difficile. « Je ne suis pas venu vous dire quelle est la politique africaine de la France comme d’aucuns le prétendent. Parce qu’il n’y a plus de politique africaine de la France », enchaîne le Président français sous les ovations renouvelées d’un public conquis. Pendant plus de deux heures, le Président Emmanuel MACRON donnera sa lecture sur les relations que son pays, la France, voire l’Europe, doit tisser avec le continent africain. Il donnera également son opinion sur les défis auxquels le continent doit faire face pour gagner le pari du développement. Le premier défi est l’immigration, avec les tragédies subies par des subsahariens ces derniers temps en Libye. « Les drames qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l’humanité. Elles sont le fait ultime de la tragédie que nous avons laissée prospérer », s’est indigné le Président Emmanuel MACRON. Face à la question, il s’est dit porteur d’une initiative euro-africaine « pour mettre un terme à cette tragédie portée par tous ceux qui veulent notre destruction. Je proposerai que l’Afrique et l’Europe viennent en aide aux populations prises au piège en Libye en apportant un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger », a-t-il déclaré. Le deuxième défi du continent est selon lui la lutte contre le terrorisme. Dans la sous-région, la mise en place de la force conjointe du G5 sahel est pour le Président français un début de solution car cette force « a pour objectif de coordonner les forces armées des pays membres du G5, de pouvoir agir sur le terrain sur les zones frontalières les plus difficiles et de pouvoir répondre aux défis comme celui que vous vivez ici au Burkina Faso ». Il a souligné la nécessité d’accélérer ce travail lancé en juillet dernier pour remporter les victoires attendues. Le terrorisme est un « fardeau que nous partageons » a martelé le Président MACRON. La troisième menace dont a fait cas le Président français sont les conflits politiques liées à la relecture des Constitutions et à la transparence des élections. S’il affirme ne pas avoir de leçons à donner aux dirigeants du continent au sujet de ces conflits internes, il a marqué son engagement à être aux côtés de « ceux qui travaillent au quotidien à rendre la démocratie et l’état de droit irréversibles. Je pense à ceux qui agissent pour l’éducation, les droits de l’homme, la justice, la liberté de la presse ». Le quatrième péril du continent est l’obscurantisme, cette « emprise de l’extrémisme religieux sur les esprits ». Pour y faire face, le Président MACRON a invité les jeunesses à ne jamais se laisser entraîner dans la violence, la destruction, l’asservissement de la conscience des autres au nom de la religion. Pour lui, « toutes les religions sont construites sur des messages d’amour et de foi », même si elles ont des différences. Dans ce chapitre, le Président de la République française s’est engagé à accompagner les chefs d’Etat et de gouvernement africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire de la jeune fille. Sa conviction est toute faite : « il n’y pas de vecteur de progrès plus puissant pour une société que l’émancipation des jeunes filles ». La question de la démographie était incontournable dans ses échanges avec la jeunesse estudiantine. Pour lui, la population africaine qui compte 70% de jeunes est une chance, mais aussi une immense responsabilité. Cela implique l’accès aux soins de santé pour tous, a noté le Président français qui s’est félicité du fait que son pays soit « le deuxième contributeur du Fonds mondial pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme ». Le sixième défi énuméré par le Président français sont les changements climatiques. L’Afrique doit être à l’avant-garde des solutions à ce phénomène mondial qui ne concerne pas que les pays riches, a interpellé le Président MACRON. Et pour ce faire, le continent dispose de bonnes opportunités dans le secteur des énergies renouvelables. Le chef de l’Etat français a aussi pris des engagements dont celui de financer la construction d’une maison des jeunes à Ouagadougou. Elle rassemblera, selon son vœu, campus France, France volontaire, des instituts de recherches, un incubateur pour les jeunes créateurs d’entreprises, tout ce qui est à destination de la jeunesse et qui lui permettra de réussir, d’étudier, d’entreprendre, de se projeter. Cette maison des jeunes devrait être inaugurée le 14 juillet prochain. La France par la voix de son Président s’est aussi engagée à accompagner la révolution de l’innovation sur le continent. Elle apportera les 450 millions d’emplois dont l’Afrique a besoin d’ici à 2050 et la France sera au rendez-vous du financement avec plus d’un milliard d’euro, annonce le Président français qui, après sa déclaration, s’est prêté aux questions des étudiants pour aborder des préoccupations particulières avant de visiter la bibliothèque de philosophie. La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

« Je préfère un pays où la jeunesse a la possibilité de protester, de dire ce qu’elle pense, à un pays où on ne l’entend pas », déclare Emmanuel MACRON

Au lendemain de son arrivée à Ouagadougou, le Président de la République française, Monsieur Emmanuel MACRON et son homologue burkinabè, Monsieur Roch Marc Christian KABORE ont animé le mardi 28 novembre 2017, un point de presse à l’issue de leur entretien. Entre autres questions abordées au cours de cet échange avec la presse nationale et internationale, l’éducation, l’énergie et la sécurité. Premier à prendre la parole, le chef de l’Etat burkinabè a déclaré que les deux délégations ont eu un « échange très fructueux sur les sujets qui concernent la coopération bilatérale, les relations internationales, les questions relatives à l’immigration, les questions pendantes au Burkina Faso, notamment la question de la déclassification des archives du dossier Thomas SANKARA et le récent dossier concernant François COMPAORE ». Selon le Président du Faso, les échanges ont été très participatifs de part et d’autre et ces discussions se sont déroulées dans « l’intérêt des deux pays et de nos peuples ». Dans sa déclaration, le Président de la République française a rappelé les raisons du choix du Burkina Faso pour sa première visite officielle en terre africaine : « Ce déplacement est important parce que nous sommes ici dans un pays qui a décidé de prendre ses responsabilités, la jeunesse a décidé de faire un choix démocratique fort. Et c’est pourquoi j’ai souhaité commencer ce déplacement africain et prononcer mon discours sur mes ambitions avec l’Afrique et la jeunesse africaine ici au Burkina Faso et en particulier dans une université ». Interrogé sur la levée du secret défense concernant les archives du dossier Thomas SANKARA, le Président Emmanuel MACRON a confié qu’il a pris « un engagement clair de les rendre publics dès que ces documents seront déclassifiés. La justice aura accès à tous les documents qui concernent l’affaire Thomas SANKARA ». Concernant François COMPAORE, « son interpellation est le résultat d’une coopération exemplaire entre nos deux justices, lesquelles sont indépendantes. Les autorités burkinabè ont très rapidement formulé une demande d’extradition. Il appartient donc à la justice française de rendre cette décision », a-t-il déclaré. Répondant à une question sur la colonisation et ses conséquences, le Président français a fait comprendre qu’il faut sortir de ce traumatisme du passé. « Ce n’est ni la colonisation, ni la décolonisation qui donnera un travail, un avenir et de l’espoir à la jeunesse du Burkina Faso, à celle du reste de l’Afrique. L’histoire de la France est un bloc, il y a des pages glorieuses et il y a des pages sombres, il faut toutes les assumer. Cela ne veut pas dire les ressasser, mais les assumer pour regarder devant », a-t-il-affirmé. De la force conjointe du Sahel G5, le Président Emmanuel MACRON dira que « cette force a vocation d’intervenir sur les zones frontalières où il y a des vraies problématiques opérationnelles et juridiques » avant d’ajouter que la France a pris ses responsabilités en mettant à la disposition de ses partenaires tous les moyens. « Ma volonté est de voir la force du G5 Sahel sur les trois fuseaux se déployer beaucoup plus rapidement avec des opérations et des victoires, neutraliser tous ces mouvements terroristes qui bousculent des pays qui sont en train de mener une transition courageuse comme le Burkina Faso ». Sur la question de l’immigration et l’éventuelle responsabilité de l’Europe sur la crise en Libye, le chef de l’Etat français s’est dit « choqué par les images atroces qui ont été diffusées, qui sont des images de traite humaine et d’esclavagisme contemporains. La France condamne avec la plus grande force ce qui peut être qualifié de crime contre l’humanité ». Selon lui, pour mettre fin à cette situation de manière efficace, il faut travailler pour la stabilité politique de la Libye. Enfin, la visite du Président français au Burkina a suscité des réactions de la part de certains citoyens et les deux chefs d’Etat en ont été interpellés. Le Président Roch Marc Christian KABORE a expliqué que « le caractère démocratique d’un pays, c’est de permettre aux citoyens dans le respect de la légalité, de pouvoir donner leur point de vue, leurs avis sur ce qu’ils pensent être les relations entre deux pays ». Le Président Emmanuel MACRON dit « préférer un pays où la jeunesse a la possibilité de protester, de dire ce qu’elle pense, à un pays où on ne l’entend pas ». La Direction de la Communication de la Présidence du Faso