6e Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso : Les deux chefs d’État coprésident la cérémonie d’ouverture

Les Présidents Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso et Alassane OUATTARA de la République de Côte d’Ivoire ont procédé à l’ouverture solennelle de la 6e Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre les deux pays, ce lundi 18 juillet 2017 à Ouagadougou.
Cette cérémonie qui intervient au lendemain du Conseil conjoint de gouvernements est un prélude à l’examen des conclusions auxquelles sont parvenus les exécutifs ivoirien et burkinabè.
Dans son discours d’ouverture, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a dit toute sa joie d’accueillir ce 18 juillet 2017 à Ouagadougou, son homologue ivoirien, le Président Alassane OUATTARA, son gouvernement, ainsi que tous les frères et sœurs de la République de Côte d’Ivoire, pour cette 6e Conférence au Sommet, afin, dira-t-il « de poursuivre et approfondir nos échanges, et tracer les nouveaux sillons d’une coopération ivoiro-burkinabè que nous voulons toujours plus solide, plus dynamique et plus concrète ».
Selon le Président du Faso, « notre coopération avance et se nourrit de notre ambition commune de bâtir pour nos populations respectives, des Nations démocratiques, paisibles et prospères ».
Il a pour ce faire, salué la mise en œuvre de cet instrument qu’est le TAC qui permet aux deux pays voisins de réaliser des progrès dans plusieurs secteurs clefs de leur développement tels que les infrastructures routières et ferroviaires, l’énergie, la diplomatie, la libre circulation des personnes et des biens, la défense et la sécurité, la
coopération administrative transfrontalière et les échanges commerciaux.
Le Président du Faso a saisi l’opportunité pour féliciter et réitérer ses chaleureuses et fraternelles félicitations pour l’élection de la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU. « Au-delà de la sous-région ouest-africaine, c’est tout le continent africain qui en tire une légitime fierté », a dit à cet effet le Président Roch Marc Christian KABORE.
Le chef de l’Etat a souligné que pour nous permettre d’atteindre une satisfaction maximale de nos efforts constants d’intégration et de coopération, nous avons besoin de paix et de stabilité dans nos pays et dans notre sous-région. « C’est dire combien il est important et urgent d’œuvrer à dissiper ce climat d’insécurité qui fait peser de graves menaces sur nos efforts de développement », a-t-il dit.
C’est pourquoi la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso doivent « gagner le combat contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière organisée, les trafics illicites de tous genres et toutes les formes d’extrémisme » a fait remarquer le Président du Faso.
Dans son discours, le Président Alassane OUATTARA a réitéré ses remerciements au Burkina Faso pour le précieux soutien dont a bénéficié son pays le 2 juin dernier lors de son élection au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019 et a rassuré son hôte de la
prise en compte par l’instance onusienne, des priorités sécuritaires communes aux deux pays notamment la lutte contre le terrorisme et le soutien au G5 Sahel désormais inscrits dans l’agenda de cette organisation.
Pour le chef de l’État ivoirien, le TAC est un exemple de réussite de la coopération Sud-Sud. « Le Traité d’Amitié et de Coopération entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a atteint aujourd’hui une phase de maturité qui doit nous permettre de parachever les projets et les chantiers que nous avons initiés depuis cinq ans. Dans ce cadre, nos gouvernements doivent veiller à ce que les nombreux accords signés depuis la création du TAC soient effectivement mis en œuvre. Nos populations qui suivent avec intérêt nos rencontres fondent beaucoup d’espoir dans cet instrument unique de coopération bilatérale », a-t-il ajouté.
Le Président Alassane OUATTARA a donc demandé aux chefs des gouvernements et aux ministres du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire de faire preuve de plus d’audace, d’engagement, de détermination et de célérité dans la mise en œuvre des décisions.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

6è TAC:DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR ROCH MARC CRHISTIAN KABORE, PRESIDENT DU FASO

BURKINA FASO
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Unité-Progrès-Justice

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A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA 6ème CONFERENCE
AU SOMMET DU TRAITE D’AMITIE ET DE COOPERATION ENTRE LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ET LE BURKINA FASO
Ouagadougou, le 18 juillet 2017
Excellence, Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire et Cher Frère
Messieurs les Premiers Ministres de la République de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso
Mesdames et Messieurs les membres des Gouvernements ivoirien et burkinabè
Mesdames et Messieurs les présidents d'Institutions
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
Distingués invités et personnalités
Mesdames et Messieurs
Il y a un an, Monsieur le Président, nous étions à Yamoussoukro, capitale politique de votre beau pays, où nous avons tenu la 5ème Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, 18 juillet 2017, c’est avec un réel plaisir que nous vous accueillons à Ouagadougou, vous-même, Monsieur le Président, votre Gouvernement, ainsi que tous nos frères et sœurs de la République de Côte d’Ivoire, pour, à l’occasion de cette 6ème Conférence au Sommet, poursuivre et approfondir nos échanges, et tracer les nouveaux sillons d’une coopération ivoiro-burkinabè que nous voulons toujours plus solide, plus dynamique et plus concrète.
Bienvenue chez vous au Burkina Faso !
Votre présence parmi nous, Monsieur le Président, à la tête d’une si importante délégation, est le signe de votre attachement indéfectible aux liens de fraternité, d’amitié et de solidarité qui unissent nos deux peuples.
Je n’oublie pas que vous l’avez si bien illustré lorsque vous avez accepté que la Côte d’Ivoire soit cette année le pays invité d’honneur de la 25ème édition du FESPACO.
Mieux, le 4 mars, vous avez fait, à cette occasion, le déplacement de Ouagadougou, malgré votre calendrier chargé. Veuillez accepter à nouveau Monsieur le Président ici, l’expression de notre profonde gratitude.
Monsieur le Président
Distinguées personnalités
Notre coopération avance et se nourrit de notre ambition commune de bâtir pour nos populations respectives des nations démocratiques, paisibles et prospères.
C’est pourquoi, je tiens à saluer la mise en œuvre de cet instrument qu’est le TAC qui nous permet de réaliser des progrès dans plusieurs secteurs clefs de notre développement tels que les infrastructures routières et ferroviaires, l’énergie, la diplomatie, la libre circulation des personnes et des biens, la défense et la sécurité, la coopération administrative transfrontalière et les échanges commerciaux.
C’est aussi le lieu pour moi de me féliciter du travail accompli ces derniers jours par nos experts et nos ministres, à travers le Comité Conjoint de suivi et d’évaluation des décisions et recommandations de notre Traité, ainsi que les réunions et sessions préparatoires de ce 6ème sommet.
Tous ces efforts concourent à renforcer l’efficacité de nos deux gouvernements dans la bonne exécution de nos
engagements communs.
Monsieur le Président
Permettez-moi de saisir cette heureuse opportunité pour vous réitérer mes chaleureuses et fraternelles félicitations pour l’élection de votre pays au Conseil de sécurité. Au-delà de la sous-région Ouest-africaine, c’est tout le continent africain qui en tire une légitime fierté.
Pour nous permettre d’atteindre une satisfaction maximale de nos efforts constants d’intégration et de coopération, nous avons besoin de paix et de stabilité dans nos pays et dans notre sous-région. C’est dire combien il est important et urgent d’œuvrer à dissiper ce climat d’insécurité qui fait peser de graves menaces sur nos efforts de développement.
Nous devons gagner le combat contre le terrorisme, la
criminalité transfrontalière organisée, les trafics illicites de tous genres et toutes les formes d’extrémisme.
Monsieur le Président
Les peuples ivoirien et burkinabé partagent légitimement de fortes attentes vis-à-vis du Traité d’Amitié et de Coopération, singulièrement des conclusions de la présente session. Il est de notre devoir de les satisfaire pour faire du couple Ivoiro-burkinabè le moteur de l’intégration sous régionale et un exemple de réussite pour nos populations.
Vive l’amitié et la fraternité entre les peuples ivoirien et burkinabé.
Pleins succès à nos travaux.
Je vous remercie !

Le Président Alassane OUATTARA à Ouagadougou pour la Conférence au Sommet du 6e TAC

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA est arrivé ce lundi 17 juillet 2017 à Ouagadougou, dans le cadre de la 6e Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre le Burkina Faso et son pays. Le Président ivoirien a été accueilli par son homologue burkinabè, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, le président de l’Assemblée nationale du Burkina, les deux gouvernements réunis, des présidents d’institution et une forte communauté ivoirienne.
C’était une mobilisation des grands jours cet après-midi du 17 juillet 2017 à l’Aéroport international de Ouagadougou pour souhaiter la bienvenue au Président ivoirien qui a été accueilli au pied de l’avion par son homologue burkinabè. Les deux chefs d’Etat ont suivi l’exécution de l’hymne national de leur pays avant de prendre un bain de foule.
S’adressant aux médias, le chef de l’Etat ivoirien s’est réjoui de la tenue de la 6e Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération, qui est pour lui « une forme achevée de la coopération Sud-Sud ». Au sujet du menu des travaux qui réuniront les deux chefs d’Etat et leur gouvernement le 18 juillet 2017, le Président Alassane OUATTARA a indiqué que des dossiers importants seront « examinés et validés ». Il s’est dit confiant quant à l’amélioration continue de la situation socio-économique des deux pays grâce à ces liens forts de coopération.
Un travail préalable a été accompli par les experts et les gouvernements des deux pays et le Président ivoirien a estimé que cette 6e Conférence au Sommet doit pouvoir montrer aux populations des avancées significatives enregistrées dans le cadre du TAC.
Le Président Alassane OUATTARA se veut optimiste quant aux retombées du TAC pour les populations. « Nous devons aller encore plus vite et je suis certain qu’avec mon frère, le Président KABORE, nous ferons en sorte qu’il y ait une matérialisation des engagements qui ont été pris par les deux gouvernements. Et que le suivi sera également maintenu. Que les populations puissent bénéficier des progrès qui sont en cours dans les deux Etats », a-t-il confié aux journalistes.
Enfin, le chef de l’Etat ivoirien a remercié son « frère » burkinabè pour l’accueil chaleureux qui lui est réservé à chaque fois qu’il vient à Ouagadougou.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Traité d’Amitié et de Coopération Burkina Faso-République de Côte d’Ivoire : Les deux gouvernements balisent le terrain pour la 6e Conférence au Sommet

En vue de peaufiner les dossiers à soumettre aux chefs d’État, lors de la 6e Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) entre la République de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les gouvernements burkinabè et ivoirien ont tenu ce lundi 17 juillet 2017, un Conseil conjoint de Gouvernements à Ouagadougou.
Les deux gouvernements ont procédé au cours de cette session, « à un examen minutieux du projet de rapport proposé par les experts des deux pays sur l’état de mise en œuvre des décisions et recommandations issues de la 5ème Conférence au Sommet », a affirmé le Premier ministre burkinabè, Monsieur Paul Kaba THIEBA dans son discours d’ouverture des travaux.
« Les projets d’accord que nos experts ont déjà examinés pourront consolider le cadre juridique de notre coopération bilatérale. Il nous revient de finaliser ces accords en vue de leur signature », a-t-il ajouté.
Faisant le bilan des précédentes rencontres, Monsieur Paul Kaba THIEBA a relevé que d’importants acquis ont été engrangés ayant permis la signature de plus d’une soixantaine d’accords dans des domaines tels « les infrastructures routières et ferroviaires, les relations économiques et commerciales, la coopération énergétique, la diplomatie, la défense et la sécurité, l’éducation et la recherche scientifique, la coopération administrative transfrontalière, la libre circulation des personnes et des biens, l’agriculture et le foncier rural, la formation professionnelle, l’artisanat, la culture et le tourisme, l’emploi des jeunes et les droits de la femme ».
Le Premier ministre burkinabè a souhaité des échanges fructueux et fraternels pour une coopération bilatérale fortifiée entre les deux pays.
Pour le Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur Amadou Gon COULIBALY, la rencontre de ce jour est une excellente opportunité d’échanges de vue et d’examen des chantiers prioritaires et des actions à mener pour le renforcement des relations entre les deux pays.
Tout en se réjouissant des avancées réalisées dans les différents domaines de coopération, il a dit que le 6e TAC donne l’occasion aux deux gouvernements de passer en revue et d’harmoniser leurs vues sur les événements majeurs qui ont ponctué la marche des deux pays durant l’année écoulée, notamment l’émigration clandestine et le phénomène terroriste.
« Comme recommandé par nos chefs d’Etat lors du précédent Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), nous devons nous atteler, au regard de nos potentialités, à bâtir un espace communautaire intégré et développé, mais aussi à mutualiser nos efforts pour faire face aux défis communs que sont la lutte contre la pauvreté, la criminalité transfrontalière, les maladies endémiques et le terrorisme », a expliqué le Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire.
Il s’est dit persuadé que les conclusions de leurs travaux à soumettre aux deux chefs d’Etat contribueront à l’approfondissement d’une coopération de plus en plus féconde entre les deux Etats.
La Conférence au Sommet entre les deux chefs d’Etat, Roch Marc Christian KABORE et Alassane OUATTARA est prévue pour demain mardi 18 juillet 2017.
La Direction de la Communication et de la Présidence du Faso

Clôture de la 16e session du CNLS-IST : Les différents acteurs invités à davantage de mobilisation des ressources et à une synergie d’actions

La 16e session ordinaire du Conseil national de Lutte contre le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST)a pris « des engagements forts pour des résultats probants au titre de l’année 2017 », à l’issue de ses travaux tenus ce vendredi 14 juillet 2017 à Ouagadougou.
Le CNLS-IST s’est engagé « à aller vers la fin de l’épidémie à l’horizon 2030, à travers le plan d’urgence pour l’accélération de la réponse nationale, avec une emphase sur l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2018, l’intensification du conseil-dépistage et la généralisation de la mise sous traitement anti-retro-viral (ARV) de toutes les personnes dépistées séropositives », a relevé le Président du Faso, président du CNLS-IST,dans son discours de clôture lu par le ministre en charge de la Santé, le Professeur Nicolas MEDA.
Le coût total des interventions pour l’année 2017 est de 29 milliards 455 millions 734 mille 130 FCFA, prenant en compte les besoins initiaux du Cadre Stratégique National (CSN) de lutte contre le SIDA et le coût des actions du Plan d’urgence, indique le communiqué final. « Les annonces de financement sont de 24 milliards 88 millions 446 mille 714 FCFA, soit un taux de mobilisation provisoire de 81,78% ».
Au nom du Président du Faso, le ministre Nicolas MEDA a pour ce faire, saluer l’engagement et le dynamisme des différents acteurs, aussi bien du secteur public que du secteur privé, des communautés coutumières et religieuses ainsi que des associations et ONG.
Le président du CNLS-IST, a-t-il dit, renouvèle sa profonde reconnaissance et celle de la Nation toute entière aux Partenaires techniques et financiers (PTF), dont l’accompagnement et l’appui n’ont jamais fait défaut.