Le rapport sur l’avant-projet de Constitution remis au Président du Faso

Une délégation de la Commission constitutionnelle conduite par son président Me Halidou OUEDRAOGO, a remis au Président du Faso dans la matinée du 14 novembre 2017 à Ouagadougou, son rapport sur l’avant-projet de la Constitution pour le passage à la 5e République. Un rapport obtenu de façon consensuelle et qui contient 200 articles.
A l’issue de la remise du rapport, le président de la Commission constitutionnelle, Me Halidou OUEDRAOGO a indiqué que cette Commission a achevé ses travaux le 29 août dernier et il s’est agi de remettre ce travail au Président du Faso. « Le souhait de la Commission, dira Me OUEDRAOGO, c’est de voir cet avant-projet de la Constitution adoptée pour le passage à une 5ème République pour que le pays puisse approfondir sa démocratie, amorcer son développement et aller vers le progrès social ».
Selon Me Halidou OUEDRAOGO, il y a de nombreuses innovations dans ce rapport. Il s’agit du renforcement des libertés, des devoirs, des droits sociaux, de l’accès à l’eau potable, de l’éducation, de la santé, de l’autosuffisance alimentaire. Dans la même dynamique, les institutions seront également renforcées. A ce titre, au niveau de l’exécutif, il a été opté pour un régime semi-présidentiel avec un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable une fois.
Au sujet du Parlement, celui-ci sera libre dans ses initiatives et dans son mode de gestion. Au niveau de la justice, la Commission a veillé à approfondir l’indépendance de l’autorité judiciaire. La Commission a également reconduit la position adoptée sous la transition et renforcée par le chef de l’Etat, à savoir que la présidence du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) sera assurée par le président de la Cour de Cassation et son adjoint sera un haut magistrat désigné à travers une loi organique. Les autres innovations majeures concernent l’introduction d’une Cour constitutionnelle en lieu et place du Conseil constitutionnel, la constitutionnalisation de certaines institutions, la réaffirmation de la souveraineté de l’Etat, la suppression de la Haute cour de justice qui sera remplacée par une Chambre criminelle au niveau de la Cour d’appel.
La Commission constitutionnelle est composée de 92 compétences diverses et est arrivée à produire 200 articles « de façon consensuelle à travers des discussions parfois houleuses mais très conviviales », a indiqué son président. C’est le résultat de toutes les opinions, aussi bien des Burkinabè de l’intérieur que de l’extérieur, recueillies à travers le pays et auprès de la diaspora.
Selon son Me Halidou OUEDRAOGO, la Commission a reçu les félicitations « chaleureuses » du chef de l’Etat.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Les présidents des Hautes Cours exposent les difficultés de fonctionnement de leurs institutions au Président du Faso

Une délégation de trois présidents de Hautes Cours (Cour de Cassation, Cour des Comptes et Conseil d’Etat) a été reçue en audience par le Président du Faso, le lundi 13 novembre 2017. Conduite par Madame TRAORE/SANOU Thérèse, premier président de la Cour de Cassation, la délégation est venue exposer les difficultés rencontrées dans le fonctionnement quotidien de leurs institutions. Le Président Roch Marc Christian KABORE leur a prêté une oreille attentive.
Cette audience se situe dans le cadre des relations qu’entretiennent les institutions étatiques, a confié Madame TRAORE/SANOU Thérèse. La délégation a saisi l’occasion pour exposer au chef de l’Etat les difficultés qui entravent le bon fonctionnement de ces institutions dans l’espoir d’y trouver des solutions. Il s’agit selon le premier président de la Cour de Cassation, de la vétusté et de l’exiguïté des locaux. « Il y a des fonctionnaires qui sont affectés qui n’ont pas de bureau », a déclaré Madame TRAORE/SANOU Thérèse. A cela, s’ajoutent des problèmes de logistiques.
Selon la porte-parole de la délégation, le chef de l’Etat a prêté une oreille attentive à ces préoccupations.
La délégation était composée de Madame TRAORE/SANOU Thérèse, premier président de la Cour de Cassation, de Monsieur Souleymane COULIBALY, premier président du Conseil d’Etat et de Monsieur Jean Emile SOMDA, premier président de la Cour des Comptes.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Modernisation de l’agriculture : Le Président du Faso remet des équipements agricoles aux producteurs du Burkina Faso

Modernisation de l’agriculture : Le Président du Faso remet des équipements agricoles aux producteurs du Burkina Faso

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a présidé le lancement officiel de l’opération de mise à disposition d’équipements agricoles aux producteurs du Burkina, le samedi 11 novembre 2017 à Logofourousso dans la commune de Bobo-Dioulasso, région des Hauts-Bassins. Cette opération a pour objectif, la modernisation de l’agriculture burkinabè.
Logofourousso, localité située à quelques encablures de Bobo-Dioulasso a connu une effervescence particulière ce samedi 11 novembre 2017. En effet, le Président du Faso y a lancé l’opération de mise à disposition d’équipements agricoles au profit des producteurs du Burkina. Ces équipements se composent de 500 tracteurs, de 100 motoculteurs tous équipés et de 750 motopompes.
Dans son mot de bienvenue, le maire de la commune de Bobo-Dioulasso, Monsieur Bourahima SANOU, a traduit sa joie et sa déférence au chef de l’Etat, pour avoir effectué le déplacement dans sa ville. Et d’ajouter que « les populations de la commune et ses environs se souviennent que c’est à partir de la capitale économique que le Président du Faso a lancé sa campagne qui l’a porté au pouvoir en 2015 ». Selon lui, c’est une preuve que le chef de l’Etat porte les habitants de cette partie du Burkina dans son cœur, en revenant présider cette importante cérémonie.
Le représentant des partenaires, Monsieur Al Hassane SIENOU a rassuré de la disponibilité de ses pairs à toujours accompagner le gouvernement dans tous ses efforts de développement. Il a indiqué que les équipements agricoles remis répondent aux besoins des producteurs à travers leur efficacité et leur performance. Il a ajouté que la particularité de ces équipements réside dans le service après-vente.
Le ministre en charge de l’agriculture, Monsieur Jacob OUEDRAOGO, a traduit sa gratitude au Président du Faso pour l’intérêt qu’il accorde au monde rural. Il a expliqué que l’opération de mise à disposition d’équipements agricoles vise à permettre aux producteurs de bien dresser leur calendrier cultural pour la saison 2017-2018. Selon le ministre, seulement 4,4% des espaces connaissent l’agriculture motorisée et le gouvernement met les bouchées doubles pour inverser la tendance.
A l’issue de la cérémonie, le Président du Faso a indiqué que sa présence traduit l’intérêt qu’il porte au monde des producteurs. Au regard du fait que l’agriculture joue un rôle fondamentale dans le développement du Burkina, « nous avons pris l’engagement de faire en sorte de mécaniser cette agriculture de façon progressive, intelligente et efficace », a-t-il dit.
Pour le chef de l’Etat, ces équipements vont se faire dans un sens où il est prévu la formation à l’utilisation, la disponibilité de pièces détachées et l’efficacité qui consistent par région à disposer des services qui permettent de réparer très rapidement ces tracteurs.
« Le Burkina Faso n’est pas à sa première expérience en la matière. Nous l’avons déjà fait, mais malheureusement aucun service après-vente n’était prévu et ces tracteurs sont devenus la plupart du temps, des monuments dans des champs », dira le chef de l’Etat. Pour lui, il faut changer cette vision des choses.
Le Président du Faso a aussi salué les producteurs qui se battent chaque jour pendant les saisons de pluies et de contre saison et les incite à quitter la culture de subsistance car l’agriculture est une richesse. Il a par ailleurs invité les jeunes à « s’investir dans l’agriculture qui est un secteur encore ouvert car nous devons produire pour aller de l’avant ».
Pour terminer, le Président Roch Marc Christian KABORE a « remercié tous ceux qui ont contribué à ce que cette activité soit une réalité. J’encourage, a-t-il dit, les agriculteurs à une bonne utilisation de ces engins mécanisés ».

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Prix burkinabè de la Qualité 2017: Coris Bank International décroche le Saint Graal

La compétition entre les entreprises inscrites dans la démarche qualité dénommée Prix burkinabè de la Qualité a livré son verdict, le vendredi 10 novembre 2017 à Bobo-Dioulasso. Les prix ont été remis aux lauréats à la faveur de la cérémonie de clôture de la 27ème édition de la Journée nationale de la Qualité. Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a présidé cette cérémonie qui a vu le couronnement de plusieurs entreprises publiques et privées.

Le Prix burkinabè de la Qualité est ouvert aux entreprises du secteur public comme privé inscrites dans la démarche qualité suivant leur taille. La catégorie C concerne les entreprises de 20 employés au plus, la catégorie B pour celles de 100 employés au plus et la catégorie A pour les entreprises de plus de 100 salariés. Dans cette catégorie, le Prix d’excellence de la Qualité est revenu à Coris Bank International. L’entreprise INNOVA FASO a raflé la mise dans la catégorie B et l’entreprise CISM s’est hissée sur la plus haute marche du podium dans la catégorie C.
Outre la saine émulation, cette 27ème édition de la Journée nationale Qualité a été un moment de réflexion sur le thème : « faire des 5S KAIZEN un levier de performance des secteurs public et privé au Burkina Faso ». Après 92 heures d’échanges, les participants ont « rappelé l’importance de la productivité et de la qualité dans la relance économique et ce, dans le cadre macroéconomique du PNDES », selon le Secrétaire permanent de l’ABMAQ, Monsieur Ousseni OUEDRAOGO. Ils ont également débattu sur la question de la productivité du secteur manufacturier qui joue un rôle dans la transformation structurelle de l’économie.
A l’issue des travaux, les participants ont recommandé entre autres, « un plus fort engagement et une forte implication des premiers responsables des organisations des secteurs public et privé dans la mise en œuvre de la démarche qualité ». Ils ont souhaité aussi « l’engagement des départements ministériels et des institutions de l’Etat dans le domaine de l’amélioration systématique de la qualité et de la productivité en partenariat avec l’Association Burkinabè pour le Management de la Qualité (ABMAQ) ».
Le Secrétaire permanent de l’ABMAQ a salué la présence du Président du Faso, qui traduit selon lui, « un véritable acte fort dans la prise en compte des questions qualité et productivité dans le développement de notre pays ».
Le Prix burkinabè de la Qualité est organisé en vue de promouvoir la culture de la qualité au niveau du tissu économique, d’inciter les organismes à la démarche qualité et de récompenser leurs efforts. Ils sont décernés à la faveur des Journées nationales de la Qualité dont la 27ème édition s’est tenue du 7 au 10 novembre 2017 dans la cité de Sya.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

 

RN29 Manga-Zabré : Le Président du Faso lance les travaux de bitumage

La journée de ce jeudi 9 novembre 2017 sera à jamais gravée dans la mémoire des habitants des régions du Centre-Sud et du Centre-Est en général et plus particulièrement de la commune rurale de Zabré. Double joie que celle d’accueillir d’abord leur Président de la République car depuis 1981, 36 ans aujourd’hui où le défunt Président Saye ZERBO y était passé, aucun chef d’Etat de ce pays n’y a remis les pieds. Ensuite, un rêve qui se réalise enfin avec le Président Roch Marc Christian KABORE qui a procédé au lancement des travaux de bitumage de la route nationale numéro 29 Manga-Zabré longue de 79 kilomètres.
D’un coût de 28 milliards 394 millions 65 mille 343 F CFA, la route Manga-Zabré dont la durée des travaux est de 24 mois, une fois bitumée avec une largeur de 10 mètres va améliorer les conditions de développement économique de la zone à travers la réduction du temps de voyage, l’amélioration du transport des produits agricoles des zones de production vers les zones de consommation aussi bien à l’intérieur du territoire national qu’avec les pays voisins comme le Ghana et le Togo. « Cette route permettra l’écoulement vers les principaux centres de consommation de 150 000 tonnes de tubercules, plus de trois millions de têtes de bétail et l’important élevage de volailles », a précisé le Représentant résident de la Banque mondiale au Burkina et porte-parole des bailleurs de fonds de ce projet (Banque mondiale et coopération Suisse), Monsieur Cheick Fantamady KANTE. Ce projet va améliorer également l’accès aux infrastructures sanitaires pour les populations et vient en complément au projet pôle de croissance de Bagré appelé Bagré Pôle.
Outre ces aspects, la cérémonie de démarrage des travaux de bitumage consacre également celle du « lancement du Projet de Transport et de Développement des Infrastructures urbaines (PTDIU) d’un coût total de 64 milliards de F CFA et il est prévu la construction de 9 000 mètres de murs de clôture pour les écoles et bâtiments publics le long de la route, la réalisation de 16 forages positifs », a ajouté le Ministre des Infrastructures, Monsieur Eric BOUGOUMA dans son discours.
Le PTDIU selon le Ministre BOUGOUMA a pour objectif « d’améliorer la mobilité et l’accès aux infrastructures dans les zones rurales et urbaines ciblées à savoir les régions du Centre-Est, du Centre-Sud, du Centre-Ouest, du Nord et de la Boucle du Mouhoun. Un projet qui s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) ».
Après avoir démarré un gros engin pour donner le lancement officiel des travaux de bitumage, le Président Roch Marc Christian KABORE a dit toute sa satisfaction car le bitumage de cette route était tant attendue par les populations des différentes localités traversées et en particulier Zabré.
« Je suis d’autant plus content que la Banque mondiale vient de marquer son accord pour la continuation de la route de Zabré jusqu’à la frontière du Ghana qui était d’ailleurs une des revendications des populations de la région également », a souligné le Président du Faso.
Le chef de l’Etat a réaffirmé son engagement à poursuivre son action sur la question du désenclavement du Burkina Faso: « Toutes les préoccupations que le maire a évoquées sont déjà prises en compte par le gouvernement », a-t-il déclaré avant de donner
rendez-vous dans 24 mois à la population pour l’inauguration de la route qui sera bitumée.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso