Le Président du Faso découvre les merveilles du Musée de l’Art islamique de Doha

En marge de sa visite d’amitié et de travail au Qatar, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE s’est rendu le jeudi 18 mai 2017 au Musée de l’Art islamique (MIA) de Doha pour voir l’Art islamique dans sa diversité.
Le Musée de l’Art islamique qui s'étend sur une surface de plus de 35 mille mètres carrés a ouvert ses portes le 22 novembre 2008. C’est un bâtiment de cinq étages qui abrite des salles d'exposition, une bibliothèque et un pavillon dédié à l'enseignement.
Outre des manuscrits, des calligraphies islamiques, le musée compte des objets en céramique, métal, verre, ivoire, textile, bois et des pierres précieuses. Le musée rassemble 800 objets d'art et d'histoire collectés sur trois continents, d'Espagne jusqu'en Inde, et illustrant la civilisation musulmane, du VIIe au XIXe siècle après JC.
C’est dans cet univers riche en enseignement culturel et historique que le Président Roch Marc Christian KABORE a découvert un pan du monde islamique par les explications d’un des responsables administratif du musée. Émerveillé par ce riche patrimoine islamique, le chef de l’État ne s’est pas montré avare en questions. Tout au long de la visite, il a suivi de près les explications et écouté attentivement les réponses que suscitaient ses interrogations.
Pour graver son passage dans les archives du MIA, le Président du Faso a laissé le message suivant dans le livre d’or : « Le Musée de l’Art islamique est une merveille pour les visiteurs et une richesse culturelle pour le Qatar. Ce Musée révèle toute la créativité, l’ingéniosité des peuples du monde islamique ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

« Blaise COMPAORE a raté le rendez-vous avec l’histoire en voulant persister, en voulant rester au pouvoir », déclare le Président du Faso sur la chaîne internationale de télévision Al Jazeera

Le Président Roch Marc Christian KABORE a accordé une interview à la chaîne internationale de télévision Al Jazeera le 18 mai 2017 à son siège à Doha au Qatar.
L’interview s’est faite en Arabe avec une traduction simultanée en français pour le Président du Faso. Pendant plus de trente minutes d’entretien, le Président du Faso a répondu à des questions relatives à l’actualité politique du Burkina avec notamment le procès en cours, à des questions sur la sécurité au Burkina et dans la sous-région ouest africaine et à l’actualité internationale. Le chef de l’État a répondu sans ambages à toutes les questions qui lui ont été posées.
Concernant le jugement engagé par la Haute Cour de justice, le Président Roch Marc Christian KABORE a affirmé qu’au Burkina Faso, il n’est pas « question de régler des comptes, mais de rendre justice au peuple burkinabè qui a connu beaucoup de victimes pendant l’insurrection populaire ». Selon le chef de l’État, « le peuple burkinabè réclame justice vis-à-vis de cet entêtement qui a été de vouloir prolonger le mandat du Président du Faso qui était Blaise COMPAORE. C’est pour cela que suite au décret qui a été pris pour donner mandat aux forces de sécurité d’utiliser les armes en cas de nécessité, il était tout à fait normal que des procédures soient engagées contre ce gouvernement et la Haute Cour de justice a été saisie ». Au terme d’une réclamation des avocats de la défense, le procès a été suspendu en attendant une décision du Conseil constitutionnel. Ce qui fait dire au Président du Faso que le procès doit se dérouler « dans les règles de l’art », en respectant toutes les procédures.
Toujours en rapport avec ce jugement et la réconciliation nationale, le chef de l’État a expliqué que suite à un vote de l’Assemblée nationale accordant l’armistice à tous les chefs d’État du Burkina Faso, l’ancien Président devait quitter le pouvoir en 2015 au terme de son mandat et partir tranquillement. « Mais Blaise COMPAORE a raté le rendez-vous avec l’histoire en voulant persister, en voulant rester au pouvoir ». C’est ainsi que la transition a décidé de revenir sur l’ensemble de ces privilèges accordés aux chefs de l’État pour permettre à ce que la justice soit rendue. De ce point de vue, pour aller à la réconciliation, le Président Roch Marc Christian KABORE pense qu’il faut « la vérité, la justice et la réconciliation et non solder les faits ». Après ce jugement, poursuit le Président du Faso, « si le peuple décide d’accorder son pardon, l’on pourra en ce moment emprunter cette voie ».
Sur la tentative de coup d’État pendant la transition, le Président du Faso a fait comprendre que « la justice s’est intéressée d’abord aux acteurs nationaux qui ont voulu de force ramener l’ancien régime au pouvoir ». Sur l’implication d’acteurs extérieurs dans cette tentative de coup d’État, le chef de l’État a affirmé qu’il ne « peut pas anticiper sur le travail de la justice ». En attendant, il a « salué l’action du peuple burkinabè et des militaires loyalistes qui a permis de faire échouer cette aventure de vouloir ramener l’ancien Président au pouvoir ; une action qui a permis de poursuivre le processus qui a conduit aux élections et à l’établissement de la démocratie ». Ce procès, réaffirme le Président du Faso n’a pour seule ambition que de « rétablir la vérité et non de procéder à des règlements de comptes ». « Personne ne sera brimée dans ses droits », a-t-il rassuré.
Y a-t-il un lien avec les attaques terroristes ? Interroge le journaliste. Affirmatif, répond le Président du Faso, sinon, comment comprendre les attentats en plein cœur de Ouagadougou avec une trentaine de victimes, quelques jours seulement après la formation du gouvernement post élection, les attaques aux frontières nord du pays ? Mais grâce à la détermination et à l’engagement des forces de défense et de sécurité sur le terrain « nous avons réussi à ramener l’accalmie et nous avons un bon contrôle sur nos frontières », affirme le Président du Faso qui a du même coup salué l’engagement de la force Barkhane aux côtés des forces armées du Burkina, du Mali et du Niger. Dans ce combat contre le terrorisme, le Président reconnaît qu’il faut des équipements conséquents, des appuis multiformes et à ce niveau, la sous-région s’organise avec le G5 Sahel qui regroupe cinq pays. Au niveau des trois pays que sont le Burkina, le Mali et le Niger, les armées s’organisent également pour assurer la surveillance de leurs frontières, avec le soutien de partenaires. Mais en plus de la nécessité de « combattre militairement le fléau, il faut entreprendre de véritable politique de développement dans les zones touchées qui se sentent délaissées, pour arriver à bout du terrorisme », prévient le chef de l’État.
Répondant à une question relative à la monnaie et à l’économie, le Président du Faso affirme qu’en « plus de l’indépendance politique acquise dans les années 1960, il nous faut acquérir l’indépendance économique et sur cette question, les États s’organisent et poursuivent la réflexion, avec l’apport des activistes ».
Sur la présence de la Chine sur le continent, le Président Roch Marc Christian KABORE a réaffirmé la position du Burkina qui entretient des relations avec la Chine-Taiwan.
Avant de quitter les locaux d’Al Jazeera, le Président du Faso qui s’est entretenu à son arrivée avec ses premiers responsables, a salué la ligne éditoriale de la chaîne internationale qui dit-il, fait un formidable travail d’information et de formation et a souhaité que la chaîne étende son réseau d’information en prenant en compte le français.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso échange avec ses compatriotes du Qatar

En marge de la visite officielle qu’il effectue au Qatar, le Président du Faso a reçu les Burkinabè vivant dans cet État le 17 mai 2017 dans la soirée.
C’est une tradition que le Président du Faso a une fois de plus respectée : Rencontrer ses compatriotes qui vivent hors de la mère patrie pour d’échanger sur l’actualité nationale du pays et recueillir leurs préoccupations.
L’ambassadeur du Burkina auprès du Qatar a été le premier à prendre la parole pour introduire la rencontre. Il a tout d’abord remercié le chef de l’État pour cette disponibilité à recevoir ses compatriotes. Cela témoigne de « l’intérêt que le Président du Faso accorde à la diaspora », a-t-il déclaré.
À la suite de l’ambassadeur Adama COMPAORE, c’est le représentant de la communauté burkinabè vivant au Qatar qui s’est exprimé. Il a décliné les difficultés auxquelles ils sont confrontées : problèmes de faux contrats, de contrats fictifs ou de faux visas ; équivalence des diplômes; problèmes de bourses, intégration des étudiants arabophones dans le système de recrutement ; leur prise en compte dans la répartition des 40 000 logements sociaux, coût trop élevé du transport pour se rendre au pays. Mais avant d’en arriver là, Monsieur Boubacar THIOMBIANO a voulu s’enquérir avec le Président du Faso, des dernières nouvelles du pays.
En réponse, le Président Roch Marc Christian KABORE a remercié ses compatriotes pour avoir répondu présents à cette rencontre avant de situer l’objet de sa visite dans l’Émirat qui découle d’une invitation de l’Emir du Qatar pour redynamiser les relations entre les deux pays qui ont signé des accords depuis 2010 sans une véritable mise en application.
Abordant l’actualité nationale du pays depuis son arrivée à la tête de l’État, le Président du Faso a fait un exposé sur tous les aspects y relatifs : politique, social, économique judiciaire, sécurité, etc. Le chef de l’État a rassuré ses compatriotes du bon fonctionnement des institutions depuis leur mise en place, des efforts du gouvernement pour assurer le bien-être des Burkinabè malgré un contexte social agité marqué par des revendications tous azimuts, de la réconciliation nationale qui ne peut se faire sans la justice et la vérité, de l’évolution des dossiers judiciaires et du procès en cours concernant les membres du dernier gouvernement de Blaise COMPAORE ayant pris part au dernier conseil des ministres avant la chute de son régime, procès qui selon lui procède de l’établissement de la vérité et non d’un règlement de comptes, des travaux de la Commission constitutionnelle pour le passage à une Ve République, des efforts du gouvernement et de l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme qui commence à produire des résultats encourageants et du Plan national de Développement économique et social (PNDES) depuis la table ronde de Paris en décembre 2016 jusqu’à son début de mise en application.
Face aux différentes préoccupations évoquées par les Burkinabè du Qatar, le chef de l’État s’est voulu rassurant dans ses réponses. Pour ce qui est de l’équivalence des diplômes, c’est un problème « récurrent », reconnaît le Président du Faso dans les pays qui ont l’arabe comme langue officielle. Cela n’empêche pas les autorités de poser le problème à leurs partenaires, chaque fois que l’occasion se présente ; ce qui sera le cas au Qatar. Concernant le coût jugé trop élevé du billet d’avion pour rentrer au Burkina, des discussions seront engagées avec les autorités qataries pour trouver une solution. Présent à la rencontre, le Ministre des Affaires étrangères a fourni des éléments de réponses quant à la prise en compte des Burkinabè de la diaspora dans la construction de logements sociaux au Burkina ; des réponses satisfaisantes ont aussi été données concernant la lutte contre les acteurs du circuit de faux documents qui est une réalité et la diligence dans l’établissement des documents administratifs. Pour ce qui est de l’octroi des bourses, des discussions sont en cours avec les autorités qataries.
Soucieux des conditions de vie de leurs parents au pays, les Burkinabè du Qatar sont revenus sur cette histoire de riz en plastique qui a défrayé tout récemment l’actualité nationale. Là-dessus, le Président Roch Marc Christian KABORE a reconnu la réalité du problème et a rassuré ses compatriotes : « Des investigations sont en cours pour non seulement remonter la filière, mais aussi pour garantir la qualité du riz dans le circuit commercial ».
Avant de conclure cette soirée, le Président du Faso a réaffirmé à ses compatriotes que le vote des Burkinabè de la diaspora sera une réalité en 2020. Puis, il les a remerciés pour leur comportement exemplaire. Le chef de l’État a salué leur esprit de solidarité et de fraternité et les a exhortés à toujours rester les « dignes ambassadeurs du Burkina Faso au quotidien par leur ardeur au travail ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le Président du Faso reçoit le Ministre de la Santé du Qatar

Madame Hanan Mohamed Al KUWARI, Ministre de la Santé du Qatar a été reçue en audience le mercredi 17 mai 2017 à Doha par le Président du Faso
L’entretien entre le Président Roch Marc Christian KABORE et le Ministre Hanan Mohamed Al KUWARI a porté essentiellement sur le volet santé de la coopération bilatérale. Le centre de cancérologie, un des projets structurants que le Burkina veut réaliser avec l’accompagnement du Qatar a été évoqué au cours de l’audience. Le Ministre de la Santé a réaffirmé la disponibilité de son pays à participer à la réalisation de ce projet.
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Visite officielle au Qatar : Le Président du Faso rencontre les responsables de la Chambre de Commerce du Qatar

En visite d’amitié et de travail au Qatar, le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE a rencontré le mercredi 17 avril 2017, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Qatar, Monsieur Mohamad Ben Twar Al KAWARI.
Cette rencontre avait pour objet, d’inviter les investisseurs qataris à venir investir au Burkina. Pour cela, le Président Roch Marc Christian KABORE en s’adressant aux responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Qatar, leur a présenté les opportunités qu’offre le Burkina. Le chef de l’État a cité entre autres l’agriculture, l’élevage, l’énergie, les mines, le secteur des transports, etc. Le pays a entrepris d’importantes réformes qui peuvent intéresser les investisseurs et il les a invités à saisir cette opportunité.
Dans sa réponse, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Qatar a assuré le Président du Faso de sa volonté d’investir au Burkina. Monsieur Mohamad Ben Twar Al KAWARI a expliqué que les opérateurs économiques du Qatar ont une grande expérience en matière d’investissement et que la Chambre de Commerce et d’Industrie va les orienter vers le Burkina. « Nous sommes prêts et nous accueillons avec plaisir votre invitation », a-t-il affirmé avant d’ajouter que « la Chambre de Commerce est la maison des opérateurs économiques du Qatar et également du Burkina ». Il a de ce fait souhaité que « le Burkina fasse partie du rayon des investissements du Qatar », conformément à la volonté de l’Emir. Monsieur Al KAWARI a également fait savoir que la Chambre de Commerce du Qatar souhaite « signer dans les plus brefs délais, un accord avec la Chambre de Commerce du Burkina pour les rapprocher et voir les opportunités d’affaires ».
Avant de terminer cette rencontre, le Président du Faso a réaffirmé le rôle combien important du secteur privé dans le développement d’un pays et a promis aux dirigeants de la Chambre de Commerce du Qatar de prendre les dispositions pour que les deux Chambres de Commerce « collaborent de façon efficace ». Nous pourrons, a déclaré le chef de l’État, « tracer les bons sillons de coopération pour nos hommes d’affaires ».
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso