Séminaire des Premières dames d’Afrique sur le cancer : les Etats sont invités à investir plus de ressources dans la lutte, selon la déclaration finale.

(Ouagadougou, 3 août 2018) - Les Premières dames du groupe Afrique de l’Organisation de coopération islamique (OCI) ont, dans une déclaration, exhorté les différents Etats membres à investir plus de ressources pour lutter contre les facteurs de risques liés au cancer, le jeudi 2 août en fin de soirée à Ouagadougou, à l’issue de leur séminaire sur la promotion des programmes de plaidoyer et de sensibilisation contre le cancer.

Dénommé « Déclaration de Ouagadougou des Premières dames des pays africains de l’OCI », ce document invite également les Etats à promouvoir la participation de la société civile et de la communauté, à travers des partenariats, pour diffuser les informations sur le cancer, et offrir des services de prévention et des soins palliatifs.
Les Premières dames exhortent également les différents Etats membres du groupe Afrique de l’OCI, à intégrer la prévention du cancer dans leurs systèmes de soins de santé primaire, et à renforcer la mise en œuvre des programmes de dépistage pour les femmes, notamment sur le cancer du sein et du col de l’utérus.
La déclaration, qui comprend une quinzaine de points, porte également sur le tabagisme, la tenue de registres de cancer de type populationnel, le partage de bonnes pratiques régionales, le renforcement des capacités nationales en matière de recherche et développement, et le compte-rendu sur les progrès réalisés dans le renforcement des systèmes nationaux de santé, et la tenue de la conférence islamique des ministres de la santé...
S’adressant au Secrétariat général de l’OCI, aux institutions compétentes et aux partenaires internationaux, les Premières dames les exhortent à appuyer la coordination avec les partenaires compétents, pour soutenir les Etats membres dans leurs efforts de prévention et de lutte contre le cancer.
Elles exhortent également ces organisations à travailler avec les Etats membres et à collaborer avec les organisations non-gouvernementales, les entités du secteur privé, les fondations philanthropiques et les institutions académiques, en vue d’établir des partenariats pour intensifier la lutte et la prévention du cancer conformément aux ODD (Objectifs de développement durable) 3 et 17, et au programme d’action 2025 de l’OCI.
Les Premières dames ont, par ailleurs, formulé quatre recommandations portant sur l’élaboration de programmes nationaux de lutte contre le cancer d’une part, et d’autre part l’élaboration, l’adoption et l’application de lois spécifiques de lutte contre cette maladie. Ces recommandations portent aussi sur la construction ou la réhabilitation et l’équipement approprié d’instituts de cancérologie dans leurs pays, de même que l’identification de tous les mécanismes pour lever des fonds au profit de la lutte contre le cancer.
Dans son discours de clôture des travaux, le ministre burkinabè de la Santé, le Professeur Nicolas Méda, a émis le souhait de voir les Premières Dames d’Afrique s’engager à se mobiliser pour un aboutissement rapide de leur lutte, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre prochain, à New York. Cette Assemblée générale sera consacrée aux maladies non-transmissibles dont le cancer.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Lutte contre le cancer : des premières dames se réunissent à Ouagadougou

(Ouagadougou, 1er août 2018). Du 1er au 2 août 2018, Ouagadougou abrite un séminaire régional de haut niveau sur la promotion de la sensibilisation à la lutte contre le cancer et les programmes de plaidoyer. Cette importante rencontre est placée sous le patronage Madame Sika Kaboré, épouse du président du Faso.

Sont attendues dans la capitale burkinabè, les épouses des chefs d’Etat du Benin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Mozambique, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad, du Togo et de l’Ouganda.
Sont déjà arrivées, les épouses des Chefs d'Etat du Tchad, du Niger et de la Sierra-Léone, accueillies par Mme sika Kaboré.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Le président du Faso dresse un bilan satisfaisant des sommets de Lomé

(Ouagadougou, 1er août 2018). Le président Roch Marc Christian Kaboré est rentré de Lomé au Togo dans la soirée du mardi 31 août 2018 où il a pris part à un sommet conjoint des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). En plus de cette rencontre, le chef de l’Etat a participé aux sommets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la CEDEAO. 

Dressant le bilan de sa participation à ces trois rencontres de haut niveau, le président Roch Marc Christian Kaboré s’est dit satisfait de la qualité des échanges avec ses pairs.
Au titre du sommet conjoint des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’essentiel des discussions a porté sur les questions de sécurité, la lutte contre le terrorisme. Les chefs d’Etat des deux espaces communautaires ont également discuté de sécurité au niveau de l'Afrique centrale et particulièrement en Centrafrique, où ils ont demandé la levée de l'embargo qui pèse sur les commandes d'armes du gouvernement centrafricain. A Lomé, le président du Faso et ses pairs ont également pris, au cours de leurs travaux, la décision de faire en sorte que le G5 Sahel soit mis au chapitre 7 de la charte des Nations unies, de manière à avoir les moyens de combattre le terrorisme avec une plus grande efficacité.
A l’issue des travaux du sommet CEDEAO/CEEAC, les chefs d’Etat ont décidé de son institutionnalisation. Cette rencontre se tiendra désormais tous les deux ans, de façon alternative.
Abordant le bilan la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA, le président Roch Marc Christian Kaboré a confié que le sommet a félicité la Commission pour le travail qui a été fait en termes de réduction des charges de l'institution, de 75 milliards de FCFA. Un des points les plus importants de cette réunion, a fait remarquer le président du Faso, était la question du prélèvement communautaire de solidarité, qui, théoriquement cette année, devait passer à 0,5% de toutes les importations hors zone UEMOA. Au regard de l'analyse qui a été faite, « nous avons décidé de maintenir à 0,8% cette perception. Nous avons donc demandé au Conseil des ministres de continuer l'examen de cette question jusqu'en 2020 », a –t-il indiqué. Toujours au titre de l'UEMOA, les chefs d’Etat ont analysé la situation économique de l'espace commun. Globalement, la situation est bonne même s'il y a des écarts qui sont constatés entre les États, soit sur le déficit budgétaire et/ou les éléments relatifs à l'inflation. La Conférence a demandé à tous les pays de faire des efforts pour que sur le plan de la convergence, ils puissent évoluer toujours ensemble, et consolider l’espace sous-régional.
Il a aussi été question de sécurité au niveau de l'UEMOA où un point a été fait sur la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.
Avant de quitter la capitale togolaise, après 48 heures de travaux, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont échangé autour des sujets d’intérêts communs.
Cette rencontre a fait le point de la situation économique de la sous-région qui est à peu près de même nature qu'au niveau de l'UEMOA mais « nous avons également discuté aussi bien des questions sécuritaires que des questions qui concernent un certain nombre de pays notamment la Guinée-Bissau qui avait connu des crises, et qui, aujourd'hui, a nommé un Premier ministre et un gouvernement, l'Assemblée nationale a repris ses activités et se prépare dès le mois de novembre pour des élections qui seront accompagnées financièrement par l'UEMOA et la CEDEAO », a fait savoir le président du Faso. Par ailleurs, le sommet a abordé le cas du Togo où des discutions se mènent depuis un certain temps. La Conférence des chefs d'Etat a décidé qu'il faut qu'au plus tard le 20 décembre 2018, les élections législatives soient organisées sur la base d'un fichier électoral nouveau. Les chefs d’Etat ont souhaité à ce sujet, que l'Assemblée nationale puisse se réunir pour adopter les changements sont nécessaires.
La Conférence les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO réuni à Lomé, a en outre soutenu le gouvernement gambien pour la consolidation de la démocratie dans ce pays. Concernant le Mali, le président du Faso et ses pairs ont demandé aux partis politiques d'accepter les résultats des urnes pour les élections présidentielles en cours.
Bien d’autres sujets tel la monnaie unique et la menace des chenilles sur les récoltes étaient inscrits dans l’agenda du sommet.
Avant de lever leur séance, les dirigeants des pays membres de la CEDEAO ont choisi le président Mahammadu Buhari du Nigéria, pour assurer la présidence en exercice de l’institution sous-régionale pour une année.
Direction de la Communication de la présidence du Faso

Roch Marc Christian Kaboré échange avec Ange Faustin Touadéra

(Lomé, 31 juillet 2018). Peu avant l'ouverture de la 53è session ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a rendu visite à son homologue centrafricain, Ange Faustin Touadéra. Les deux hommes ont évoqué plusieurs sujets d'intérêts communs aux deux Etats, dont la stabilité en Afrique et particulièrement en Centrafrique.

53e Sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO : La Situation politique et la crise alimentaire dans certains Etats membres au menu

(Lomé, 31 juillet 2018). L’ouverture du 53e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a eu lieu en fin de matinée sous la Présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République togolaise et Président en exercice de la CEDEAO, entouré de ses pairs des Etats membres dont le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Ils examineront entre autres, au cours de cette session, la situation politique et la crise alimentaire dans certains pays de l’espace

A la cérémonie d’ouverture du sommet, le Président en exercice de la CEDEAO Faure Essozimna Gnassingbé a salué la présence de ses pairs et leurs efforts pour la construction de l’intégration. Saluant également la tenue du premier sommet conjoint CEDEAO-CEEAC, le Président Gnassingbé a espéré que cette rencontre donne des perspectives pour la bonne marche de l’institution d’intégration ouest-africaine. Il a ensuite indiqué que la présente session examinera la situation d’ensemble de la sous-région et de l’organisation, la situation politique, la crise alimentaire dans certains Etats de la sous-région, le commerce international, etc.
L’autre acte fort de cette cérémonie d’ouverture, a été la prestation de serment du nouveau président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi Brou de la Côte d’Ivoire, pour un mandat de 4 ans, et celle de 5 nouveaux juges de la Cour de justice de la CEDEAO.
Après sa prestation de serment, le nouveau président de la Commission de la CEDEAO a dit mesurer le sens profond de sa mission. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer avec détermination pour l’atteinte des objectifs. Dans cette dynamique, il a promis le renforcement de la culture démocratique dans la région et l’accélération de la croissance économique dans l’espace. La CEDEAO, a-t-il ajouté, va continuer ses efforts pour prévenir le phénomène du flux migratoire, en encourageant la création d’emplois pour les jeunes, et poursuivra également le combat contre toutes les formes de trafic dans la région.
Le Représentant du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, également ancien président de la Commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambass, a assuré du soutien des Nations unies aux initiatives de la CEDEAO et au renforcement de la coopération ONU-CEDEAO.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso