Le Président RAWLINGS invite les Burkinabè à s’approprier le mémorial Thomas SANKARA

Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, a reçu en audience l’ancien Président ghanéen John Jerry RAWLINGS, en milieu de journée le samedi 1er octobre 2016 à la Présidence du Faso à Ouaga 2000. Le Président RAWLINGS a affirmé être venu à Ouagadougou dans le cadre du lancement du projet du mémorial du Président Thomas SANKARA. 

«C’est un plaisir pour moi d’être impliqué à ce projet parce que si vous le faites ce n’est pas pour le Burkina Faso seulement, c’est pour le Ghana, c’est pour l’Afrique de l’Ouest et pour le monde entier parce que le Président Thomas SANKARA avait des vertus que tous les peuples africains ont admirées », a-t-il souligné.
John Jerry RAWLINGS a expliqué que le Président Thomas SANKARA se battait pour la responsabilisation des populations et non leur déresponsabilisation. Il s’est dit fier de ce projet et promet de contribuer à son succès.
«En Afrique, nous sommes toujours confrontés à des situations où les hommes politiques veulent se maintenir au pouvoir à tout prix à travers la modification des Constitutions. Et vous-mêmes au Burkina Faso ici, vous avez assisté à ce scénario. Donc, je pense que vous (Burkinabè), en initiant ce projet, je suis fier pour vous parce que cela montre que vous avez accepté le devoir de vous mobiliser pour rendre hommage au Président SANKARA qui a été un homme intègre, un homme qui se battait pour son peuple. Je suis fier de vous et je pense que c’est un honneur et un privilège pour moi d’être impliqué à ce projet », a dit le Président John Jerry RAWLINGS.
Il a invité la population à se mobiliser pour la cérémonie de lancement du projet dimanche 02 octobre 2016 et souhaité que « le peuple entier s’approprie ce projet sinon ce serait difficile de le réussir ».
«Nous aurons besoin également des contributions externes pour l’édification de cet édifice», a-t- il précisé

Sur les motifs de son invitation à la cérémonie de lancement du projet du mémorial Thomas SANKARA, le Président RAWLINGS a donné la réponse suivante : « J’ai été invité sur la base du fait que je partageais des valeurs avec le Président SANKARA et cela confirme notre engagement pour la responsabilisation des peuples parce que cela constitue la base morale pour tout projet ».
Il a clos son propos en invitant les uns et les autres à résister à la corruption : « Je vais vous dire que je passe 30% de mon temps à observer les tendances de corruption et donc nous ne devons pas laisser le mérite mis en cause par l’influence. Vous savez, la corruption existe partout, au sein des cercles politiques, dans les sociétés, etc. ».

 

«La stabilité politique entraînera la stabilité économique », a lancé Alpha BLONDY à la jeunesse burkinabè

Présent à Ouagadougou dans le cadre de deux grands concerts, notamment à Ouagadougou le 30 septembre et à Bobo-Dioulasso le 2 octobre prochain, la star ivoirienne de la musique reggae, Monsieur Seydou KONE de son vrai nom, a été reçu en audience par le Président du Faso, ce jeudi 29 septembre 2016, à la Présidence du Faso. Il était à l’occasion accompagné de son staff et du promoteur de spectacles, Salfo SORE dit Jah Press, et introduit chez le Président par le Ministre de la Culture et du Tourisme, Monsieur Tahirou BARRY.
A sa sortie d’audience, le musicien a exprimé sa surprise et son émotion d’avoir été reçu par le Président du Faso, à qui, il a traduit sa reconnaissance.
Le Président KABORE, selon l’artiste, leur a prodigué conseils et encouragements pour les concerts qui auront lieu dans les deux plus grandes villes du pays. Le musicien, qui se sait suivi par des milliers de jeunes Burkinabè a saisi l’occasion pour leur lancer des messages d’union. « Il faut que l’unité soit la clef qui ouvrira les portes du futur », a-t-il dit avant de les inviter à prendre leur responsabilité. « Ce que nous devons faire pour corriger ce que nous n’aimons pas dans nos pays africains respectifs, c’est à vous que cela incombe. Développons une jeunesse de mathématiciens, d’hommes de sciences et soyons solidaires auprès de nos chefs, parce que c’est notre amour qui les rend forts ».
Alpha BLONDY a invité, la jeunesse burkinabè et par-delà africaine, à rejeter avec énergie les coups d’Etat car « l’Afrique a déjà trop payé. La stabilité politique entraînera la stabilité économique. Et nos Présidents doivent être forts de notre support », a conclu l’artiste.

Discours de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres à la cérémonie d’installation de la Commission constitutionnelle.

Jeudi, 29 septembre 2016


Excellence, Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement

Excellence, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale

Monsieur le Représentant du Président du Conseil constitutionnel

Monsieur Jean Baptiste OUEDRAOGO Ancien Chef d’Etat du Burkina-Faso

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institution

Monsieur le Chef de file de l’Opposition politique

Messieurs les anciens Présidents de la Représentation nationale

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et interafricaines

Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho

Autorités coutumières et religieuses

Monsieur le Président de la Commission constitutionnelle

Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle

Distinguées personnalités

Mesdames et Messieurs

L’installation de la Commission constitutionnelle, chargée de proposer l’avant-projet de Constitution de la Vème République constitue un moment important de la vie de la nation.
Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le passage d’une Constitution à l’autre, d’une République à l’autre, se fait sans rupture constitutionnelle et procède de la volonté du peuple insurgé qui a conduit avec succès sa transition après l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014.

Je n’oublie pas aussi que l’élaboration de la Constitution de la Vème République est un engagement de campagne que j’ai pris devant le Peuple burkinabè lors de l’élection présidentielle du 29 novembre 2015 et que je me réjouis de tenir, pour créer les conditions indispensable au renforcement de l’Etat de droit, à l’approfondissement de la démocratie et à l’amélioration de la gouvernance au Burkina Faso.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs

La riche expérience politique et constitutionnelle nationale nous a donné à voir plusieurs types de régimes politiques, qui ont forgé l’histoire constitutionnelle et politique nationale.
Sous l’empire de la Constitution du 02 juin 1991, la longue période de stabilité politique essentielle à la mise en œuvre ordonnée des plans, projets et programmes de développement s’est achevée dans les conditions que vous savez, avec les drames que nous avons vécus. C’est une page douloureuse de notre histoire que nous devons tourner définitivement pour aborder l’avenir avec sérénité.
C’est donc dire qu’en matière constitutionnelle, les Burkinabè sont outillées pour choisir en toute connaissance de cause. C’est pourquoi je note avec satisfaction que les membres de la Commission constitutionnelle que nous installons ce matin sont des hommes et des femmes avertis qui ne manqueront pas de se mettre à la hauteur des attentes placées en eux pour nous proposer un texte constitutionnel consensuel et de belle facture.

Monsieur le Président
de la Commission constitutionnelle
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs
Il nous faut des institutions fortes, qui survivent à leurs géniteurs et dont la qualité du consensus national nécessaire pour en fixer les bases, permettent de garantir leurs capacités à renforcer la cohésion sociale, à consolider l’unité nationale et à promouvoir la paix et la stabilité.
Le monde entier reste attentif à ce qui se passe au Burkina Faso. Depuis le succès de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la résistance contre le putsch des 15 et 16 septembre 2015, la bonne tenue des élections présidentielle, législatives et municipales, la qualité de l’expérience démocratique dans notre pays est unanimement appréciée.
Ces épreuves ont montré à souhait la maturité dont notre Peuple a fait preuve ainsi que son engagement déterminé à préserver et à défendre la démocratie et ses intérêts vitaux.
Au moment où nous avons opté pour une voie originale pour mettre en place la présente Commission constitutionnelle, je voudrais vous inviter à contribuer par votre sens des responsabilités, de la concertation, du dialogue et de la préservation de la paix, à faire de l’élaboration et de l’adoption de la Constitution de la Vème République une autre victoire importante du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie et de progrès.
Je vous convie donc à poser un acte fondateur majeur de notre commune volonté d’édifier une nation forte et démocratique.

Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission constitutionnelle

C’est avec cette conviction forte, que c’est ensemble que nous ferons du Burkina Faso un havre de paix, dans notre quête commune d’une gouvernance démocratique exemplaire et porteuse de prospérité que je vous confie la rédaction de l’avant-projet de la Constitution de la Vème République.
Je reste persuadé que chacune et chacun des membres de la Commission constitutionnelle ne ménagera aucun effort pour garantir à celle-ci son temps et son dévouement pour le succès des travaux.

A compter de votre installation, vous avez deux mois pour déposer les fruits de vos concertations. Je voudrais vous assurer, en ma qualité de Président du Faso, de mon engagement à créer les conditions d’un bon déroulement de vos travaux qui seront également présentés aux forces sociales dans chacune des treize régions du pays.
C’est avec cette note d’espoir que je déclare installés, les membres de la Commission constitutionnelle et je souhaite plein succès à leurs travaux.
Je vous remercie.

Commission constitutionnelle : les 92 membres installés par le Président du Faso

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a procédé, ce jeudi 29 septembre 2016à Ouagadougou, à l’installation des membres de la Commission constitutionnelle. C’était en présence de l’ancien Président Jean Baptiste OUEDRAOGO, des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des représentants du corps diplomatique accrédités au Burkina Faso et des corps constitués.

Les 92 membres de la Commission constitutionnelle nommés en Conseil de ministres le 16 mars dernier, ont été officiellement installés dans leur fonction, ce jeudi 29 septembre 2016 dans la salle de conférencesde Ouaga 2000 par le chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE.

Composée des représentantsde la Présidence du Faso, des partis politiques de la majorité, de l'opposition, des autorités religieuses et coutumières, des organisations de la société civile, des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des Burkinabè de l'extérieur, des mouvements et associations de jeunesse et de femmes, cette Commission représente, selon les mots de son président, Me Halidou OUEDRAOGO, un habitué de l’exercice pour avoir participé à l’élaboration de la Constitution de 1991, «  la quintessence de l’intelligence de notre peuple et ses composantes les plus indiquées et de façon complète ». Ils ont pour mission de proposer un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République. « Nous aurons de nombreux matériaux pour faire ce travail» assure Me Halidou OUEDRAOGO pour qui « la volonté de notre peuple d’approfondir le processus démocratique entendue par S.E.M. le Président du Faso, et son gouvernement, appuyé par le Parlement justifie amplement l’écriture d’une nouvelle loi fondamentale porteuse de l’espoir et de ses aspirations de la présente génération dans le cadre d’une République

 

nouvelle». Il a invité les membres de la nouvelle Commission constitutionnelle à saisir l’opportunité de renforcer l’Etat de droit au Burkina Faso. « La liberté et la démocratie s’offrent à nous. En avant donc, mettons-nous au travail utile, porteur, fructueux et générateur de processus social, soutenu par une loi de notre temps acceptée par tous », a conclu Me Halidou OUEDRAOGO.

Le Président du Faso, s’est réjoui de tenir un engagement pris avec le peuple de « créer les conditions indispensables au renforcement de l’Etat de droit, à l’approfondissement de la démocratie et à l’amélioration de la gouvernance au Burkina Faso ». Il a regretté les conditions dramatiques dans lesquelles s’est achevée« la longue période de stabilité politique essentielle à la mise en œuvre ordonnée des plans, projets et programmes de développement » et a lancé un appel au peuple pour « tourner définitivement cette page douloureuse de notre histoire pour aborder l’avenir avec sérénité ».

Le Président KABORE a souligné la nécessité pour le Burkina de se doter des institutions fortes qui survivent à leurs géniteurs.  Des institutions dont la mise en place consensuelle renforce la cohésion sociale et consolide l’unité nationale tout en promouvant la paix et la stabilité. Le Président du Faso a invité les membres de la Commission constitutionnelle « à contribuer par leur sens des responsabilités, de la concertation, du dialogue et de la préservation de la paix, à faire de l’élaboration et de l’adoption de la Constitution de la République, une autre victoire importante du peuple burkinabè dans sa quête de démocratie et de progrès ». Les membres de la Commission constitutionnelle ont deux mois pour soumettre à l’autorité les résultats de leur concertation. Ces résultats, assure le Chef de l’Etat, seront présentés aux populations dans les 13 régions du pays.

 

 

Une forte délégation de chefs traditionnels de l’Ouest du Burkina chez le Président du Faso

Une forte délégation de chefs traditionnels avec à sa tête les chefs de cantons de Bobo-Dioulasso et Dédougou accompagnée par le président de l’Assemblée nationale, Monsieur Salifou DIALLO, a été reçue en audience par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE le mercredi 28 septembre 2016 dans la mi-journée.
« Nous sommes aujourd’hui 28 septembre 2016, et nous ouvrons la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale. A cette occasion, nous commémorons en même temps le centenaire de la première insurrection populaire en Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso. Cette insurrection qui a été l’une des premières luttes du peuple a cent ans aujourd’hui. Les chefs de cantons de Bobo-Dioulasso et Dédougou, les populations de l’Ouest de notre pays, ont convenu que commémorer cet évènement ignoré du grand public burkinabè, notamment la jeunesse, est une première et ils ont demandé à venir saluer Son Excellence Monsieur le Président du Faso pour cette belle initiative qui replace notre peuple dans son histoire et qui prépare l’avenir de notre Nation », a déclaré Monsieur Salifou DIALLO pour situer l’objet de l’audience.
Le président de l’Assemblée nationale a aussi promis qu’à l’hémicycle, ils vont reparler de cet évènement et expliquer davantage le sens de cette commémoration.
« Il faudrait aller dans les fondements des peuples qui constituent cette Nation-là. Le vouloir-vivre collectif se fonde sur une collectivité d’histoires, du présent et de l’avenir. C’est important que cette histoire qui a été oubliée, qui a été éludée et qui n’a pas été enseignée dans les manuels scolaires au Burkina Faso, puisse être réécrite et replacée dans son contexte et fonder l’avenir de notre Nation. Le quotidien, le conjoncturel, c’est vrai c’est préoccupant, mais il faut se ressourcer et unifier notre peuple dans son combat collectif pour la liberté et le progrès », a-t-il indiqué pour conclure.