Les préoccupations des magistrats exprimées au Président du Faso

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience la présidente du Conseil Supérieur de la Magistrature(CSM), Madame Thérèse TRAORE/SANOU le 16 février 2016 à Ouagadougou. Elle était accompagnée du vice- président du Conseil,  Monsieur Souleymane COULIBALY.

Selon Madame Thérèse TRAORE/SANOU, il s’est agi de soumettre au Chef de l’Etat les préoccupations actuelles des magistrats qui sont relatives à leurs  conditions de vie et de travail.

Avec la révision des textes, le Président du Faso n’est plus le Président du CSM. Et à ce sujet, la présidente du CSM a indiqué  que des difficultés existent. « Les textes ont fait la déconnexion mais dans la réalité ce n’est pas tout à fait le cas. Il y a des difficultés au plan matériel et financier. De par le passé, nous tenions nos rencontres à la salle polyvalente de la Présidence du Faso mais aujourd’hui nous sommes obligés de louer un local pour pouvoir nous réunir. Ce sont toutes ces préoccupations que nous avons exposées au Chef de l’Etat », a déclaré la présidente du CSM.

Selon Madame TRAORE, le Président du Faso a eu  une oreille attentive aux préoccupations soulevées. « Il était dans de bonnes dispositions pour nous écouter. Nous sommes sortis confiants de cette rencontre », a indiqué la présidente du CSM.

Au sujet des entraves à  l’indépendance de la justice au Burkina,  Madame TRAORE a estimé qu’elles ne sont pas seulement d’ordre matériel et financier car elles peuvent être d’ordre moral. « L’indépendance de la magistrature n’est pas seulement au bénéfice du magistrat, elle est  surtout au bénéfice du justiciable. Un magistrat qui a en main un dossier de justice ne doit pas subir de pressions d’où qu’elles viennent. Il doit être indépendant afin de pouvoir trancher », a souligné la présidente du CSM. 

Le Gouverneur de la BCEAO chez le Président du Faso

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience le Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Monsieur Tiemoko Myelet KONE, dans la soirée du 12 février 2016 à Ouagadougou.

Au terme de son entretien avec le Président du Faso, Monsieur KONE a d’abord remercié le Président Roch Marc Christian KABORE qui lui a fait honneur à travers cette audience. Il a ajouté que ce  fut l’occasion pour lui, d’exprimer au Chef de l’Etat  sa compassion et ses condoléances suite aux évènements malheureux qui sont survenus au Burkina en janvier dernier. « Comme c’est la première fois que je rencontre le Président du Faso après son investiture, il était indiqué que je lui porte cette marque d’attention », a-t-il souligné. 

Le Gouverneur de la BCEAO a dit avoir ensuite fait avec le Président KABORE, un tour d’horizon de la situation économique dans la sous-région et au-delà. « Nous avons passé en revue avec le Président du Faso, l’évolution de la conjoncture économique  internationale, régionale et nationale. Nous avons été confortés par les engagements dans lesquels le Président du Faso a instruit son  gouvernement pour la relance économique avec une croissance qui sera de plus en plus forte et qui devrait permettre de régler les problèmes internes et de faire reculer la pauvreté en écoutant les attentes du peuple en matière de santé et de progrès économique », a confié Monsieur KONE.

Par rapport à la contribution de la Banque centrale pour la relance économique du Burkina,  Monsieur Tiemoko Myelet  KONE a fait savoir que la  BCEAO  est l’institution d’émission de la monnaie au profit des Etats membres. « Nous gérons la monnaie commune qui est le Franc CFA, au niveau des  Etats et à cet effet, nous intervenons dans le financement des économies de ces Etats. La BCEAO joue ce rôle aussi au niveau du Burkina. Donc, elle apportera toute sa contribution qui sera nécessaire pour permettre que ce financement produise  la croissance attendue ».

Au sujet d’une éventuelle dévaluation du Franc CFA, le Gouverneur de la BCEAO a indiqué que « cela n’est pas à l’ordre du jour ».

La Présidente du CSC remet le rapport 2014 de son institution au Président du Faso

La Présidente du Conseil Supérieur de la Communication, (CSC), Madame Nathalie SOME a remis  le vendredi 12 février 2016, le rapport public 2014 de son institution au Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE. Depuis sa prise de fonction  en septembre 2014, c’est la première fois que Madame Natalie SOME présente le rapport au Chef de l’Etat. 

Le rapport 2014 compte 138 pages et fait le tour d’horizon des activités de régulation des médias, les relations de coopération, la gestion administrative et financière, puis les perspectives et recommandations. 

Le CSC a connu une nouvelle connotation administrative qui se matérialise par son ancrage constitutionnel, la permanence des conseillers et aussi le mandat unique et irrévocable de cinq ans.

« Ce rapport fait le point de la situation des médias au Burkina Faso, il fait le point de l’exercice de la liberté de presse au Burkina Faso, il analyse avec minutie le degré de respect de la réglementation en matière de la communication et naturellement des perspectives et des recommandations. Dans ce rapport 2014, les deux tiers des actions répertoriées sont à mettre à l’actif de l’équipe de Madame Béatrice DAMIBA dont je salue l’engagement. On peut déjà s’en féliciter  d’une chose, d’un environnement médiatique florissant avec la création tout azimut de médias, que ça soit la presse écrite, la presse en ligne ou dans l’audiovisuelle. Cela est dû au  fait que nous avons un environnement juridique favorable à la création de ces médias. Il suffit simplement de regarder le parc médiatique pour avoir une analyse très juste du paysage médiatique au Burkina. Aujourd’hui on dénombre 150 radios, 77 sites de journaux, 16 médias en ligne et 28 télévisions. C’est énorme. Je crois que ça aussi  dénote des efforts des autorités de donner un contenu réel au droit à l’information du citoyen », a expliqué la Présidente du CSC à l’issue de la remise de son rapport.

Madame Nathalie SOME salue les efforts des autorités pour l’adoption des nouvelles lois comme celles sur la publicité, l’audiovisuelle, la presse en ligne, la presse écrite et surtout la défiscalisation de certains matériels de collecte et de traitement de l’information, la dépénalisation, le fonds d’appui aux médias déjà annoncé. Le CSC dit-elle, est venu pour « travailler à l’avènement d’une presse plus libre, plus professionnelle qui participe à l’ancrage démocratique et à l’émergence d’une économie forte au Burkina Faso ».

Tout en saluant les efforts que fournissent régulièrement les journalistes, elle n’a pas occulté qu’il y a régulièrement des dérives comme les propos injurieux, les propos diffamatoires, la rumeur, la publicité non autorisée. Les solutions à ces problèmes, dit-elle, « passent par la formation et le respect de la loi ». Madame SOME et ses collaborateurs recommandent  entre autres, « la nécessité d’adopter une loi sur les principes d’égal accès, de pluralisme et d’équilibre de l’information, de droit de réponse, de réplique et de rectification, la refonte du statut juridique des médias, la relance urgente du processus d’avènement de la TNT ».

L’Union européenne soutient le Burkina dans sa lutte contre le terrorisme

Le Commissaire européen à la Coopération internationale et au Développement, Monsieur Neven MIMICA a été reçu en audience par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, le 12 février 2016 à Ouagadougou. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Monsieur Alpha BARRY et de Madame le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Adizatou Rosine COULIBALY/SORY.

A sa sortie d’audience, Monsieur MIMICA a confié que sa rencontre avec le Président KABORE a été une grande opportunité d’évoquer la  poursuite de l’approfondissement du  dialogue politique à un haut niveau entre l’Union européenne et le Burkina Faso. Dans cette dynamique, il a indiqué que  deux sujets ont été abordés. « Le premier concerne notre engagement à accompagner le Burkina Faso, son gouvernement et son Président au regard des défis très importants qui attendent le pays. Il s’agit de la consolidation du processus démocratique, de la bonne gouvernance, de la consolidation de l’Etat de droit. Il y a aussi des défis très importants au niveau économique et social. Nous avons aussi parlé d’une stratégie commune  qu’on peut mettre en place pour améliorer la gestion des frontières en vue de  renforcer la sécurité du pays et de la sous-région. Le second sujet  a porté  sur notre soutien très fort au Burkina  dans sa lutte contre le terrorisme. J’ai présenté les condoléances et exprimé la solidarité de l’Union européenne à toutes les familles des victimes des attaques terroristes du mois de janvier. Nous sommes résolus à faire de votre lutte contre le terrorisme, la nôtre », a déclaré Monsieur MIMICA.

Selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Monsieur Alpha BARRY, le Président du Faso s’est réjoui de cette visite de l’Union européenne qui intervient à un moment où notre pays essaie de se relancer. « Le Président du Faso a fait part au Commissaire européen de la situation socio-économique de notre pays et a demandé à l’Union européenne, pour cette première année, un effort supplémentaire pour accompagner le Burkina. Quant aux défis sécuritaires qui se sont très vite imposés à notre pays, le Président du Faso s’est également réjoui de l’engagement de l’Europe à accompagner le Burkina notamment en lui permettant  de s’équiper pour faire face à certaines situations qui se présentent à nos frontières », a expliqué Monsieur Alpha BARRY.

Preuve de la vitalité des relations entre l’Union européenne et le Burkina Faso, cette audience accordée au Commissaire européen par le Président du Faso est la deuxième après celle d’Addis Abeba le 31 janvier 2016, en marge du 26è Sommet de l’Union africaine.

 

« Notre engagement aux côtés du Burkina Faso reste ferme », déclare la Représentante résidente de la BAD.

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience la Représentante résidente de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Burkina Faso, Madame Antoinette BATUMUBWIRA en fin d’après-midi du jeudi 11 février 2016 à la Présidence du Faso.

A l’issue de l’entretien qu’elle a eu avec le Chef de l’Etat, Madame BATUMUBWIRA a indiqué qu’elle est venue d’abord  féliciter le Président Roch Marc Christian KABORE, car depuis son élection à la magistrature suprême, elle n’avait pas encore eu l’occasion de le rencontrer. 

Ensuite, il s’est agi pour elle d’exprimer la sympathie et le soutien de la BAD au Burkina Faso et au nouveau gouvernement suite aux attaques terroristes de mi- janvier 2016.

« La BAD est un partenaire important du Burkina Faso. C’est sa Banque, car elle est présente ici depuis plusieurs années. Et c’était pour voir également avec le nouveau programme décliné dans le discours de politique générale du Premier ministre, dans quelle mesure la BAD pouvait appuyer les piliers qui ont été identifiés. Fort heureusement, nous nous sommes rendu compte que la plupart de ces piliers sont déjà des axes et des secteurs dans lesquels nous travaillons. Donc, c’était essentiellement pour exprimer notre engagement à continuer à contribuer à soutenir le pays dans certains domaines  qui sont identifiés ou qui seront mis en priorité au moment de la présentation du Programme national de développement économique et social. Nous sommes heureux d’avoir été entendus et notre engagement à soutenir le Burkina Faso, pour son développement reste ferme », a déclaré la Représentante Résidente de la BAD au Burkina. 

Le portefeuille actif actuel de la BAD au Burkina Faso au 11 février  2016 s’élève à 316,23 milliards de FCFA. Quant au total des financements de la Banque panafricaine depuis 1970, il est de 972, 65 milliards de FCFA.