Une délégation ministérielle de la République Tchèque chez le Président du Faso

Une délégation ministérielle de la République Tchèque conduite par le ministre en charge des Affaires étrangères, Monsieur Lucas KAUCKY a été reçue par le Président du Faso, Monsieur Roch Marc Christian KABORE le lundi 11 avril 2016. 

La République Tchèque, selon Monsieur Lucas KAUCKY, en tant que membre de l’Union européenne veut nouer des accords de partenariat avec le Burkina Faso notamment dans le domaine de la réforme de la justice, la sécurité et la bonne gouvernance. 

Le ministre tchèque a aussi plaidé pour un rapprochement de son pays avec le Burkina Faso dans le domaine politique. 

Outre le ministre des Affaires étrangères, la délégation comprenait le ministre de la Défense et celui chargé des Affaires africaines.

Le groupe minier Endeavour annonce la construction d’une mine d’or à Houndé

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a  accordé le lundi 11 avril 2016, une audience à une délégation du groupe minier Endeavour conduite par son président, Monsieur Sébastien De MONTESSUS. 

A l’issue de son entretien, le président de Endeavour a indiqué qu’il est venu annoncer au Chef de l’Etat, le lancement des travaux de construction de la mine d’or de Houndé qui sera probablement la plus grosse mine d’or au Burkina Faso. 

«C’est une mine qui va représenter 200 milliards de francs CFA d’investissements avec la création de 500 à 600 emplois directs,  4000 à 5000 emplois indirects et dont la durée de construction s’étalera sur 18 mois », a expliqué Monsieur Sébastien De MONTESSUS. 

A en croire le président du groupe, Endeavour Mining a également racheté la mine d’or de Trugold de Karama qui démarre sa production cette année et 70 milliards de francs CFA y ont été investis. 

Endeavour Mining compte investir dans la production minière au Burkina Faso, plus 300 milliards de francs CFA les trois prochaines années et en termes de royalties, l’Etat récoltera 20 à 30 milliards de francs CFA, a annoncé le président de Endeavour Mining.

 

Roch Marc Christian KABORE à bâtons rompus avec les Burkinabè de France.

Jeudi 7 avril 2016 dans l’après-midi au 159, Boulevard Haussmann à Paris : le Président Roch Marc Christian KABORE a rendez-vous avec ses compatriotes vivant en France. Venus de toutes les régions de la France, les Burkinabè de l’hexagone ont soif d’informations sur la vie de la mère patrie.  La salle des fêtes de l’ambassade a refusé du monde pour accueillir le Président du Faso.

Le Chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, Monsieur Mamadou SANGARE a, au nom de ses compatriotes, souhaité la bienvenue au Chef de l’Etat. Il a par la même occasion exprimé la joie des Burkinabè de France au Président du Faso au moment où il passe le cap de ses 100 jours à la magistrature suprême. 

En retour, Roch Marc Christian KABORE a aussi exprimé sa satisfaction de voir cette grande mobilisation. Il a fait le point des actions déjà menées par le gouvernement depuis sa gestion du pouvoir d’Etat pour promouvoir le développement du Burkina. 

Au plan politique, il a cité entre autres, l’installation du Haut conseil pour la réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN), la tenue prochaine des élections municipales, etc.

Tout en rassurant la diaspora burkinabè de sa place dans son programme de développement, Roch Marc Christian KABORE a fait savoir qu’au titre du développement du capital humain, l’exécutif s’est signalé dans le système éducatif avec le recrutement de 4200 enseignants, la construction d’écoles et de collèges. Dans le domaine de la santé, des actions fortes ont été  faites, notamment à l’endroit de la mère et de l’enfant avec la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans.

Le Président du Faso a aussi exposé à ses compatriotes le travail du gouvernement pour résoudre les questions cruciales comme celles relatives à l’énergie, à l’eau et l’assainissement ainsi que les  efforts au niveau de l’agriculture, de l’élevage et de la promotion de la jeunesse et de l’emploi.

A travers le jeu des questions-réponses, les préoccupations soulevées par les Burkinabè de France ont concerné tous les secteurs de la vie nationale, en dépit des informations déjà fournies par le Chef de l’Etat dans son mot introductif : la question des milices d’auto-défenses koglwéogo, la question sécuritaire, la santé, le dossier Thomas SANKARA et d’autres questions de justice, les questions relatives à la Transition, la concrétisation des engagements pris pendant la campagne électorale, les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, etc. 

Les préoccupations soulevées par les Burkinabè de France ont trouvé des réponses précises de la part du Président du Faso et des ministres. 

C’est ainsi qu’il a réaffirmé l’indépendance de la justice, confirmé la séparation du pouvoir, montré sa détermination à ne faire aucune intervention dans les dossiers judiciaires en cours. Pour le cas de l’ancien Premier ministre Yacouba ZIDA, le Président KABORE a dit qu’il « bénéficiait d’une autorisation d’absence qui est expirée depuis le 19 février 2016 et qu’aucune information judiciaire n’est pour le moment ouverte à son encontre » ; toutefois, a dit le Chef de l’Etat, « il est attendu pour s’expliquer sur les reproches qui lui sont faits dans le cadre d’un audit concernant la Présidence du Faso ». Entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les relations « sont bonnes et ne sauraient se dégrader à la faveur du mandat d’arrêt contre Guillaume SORO », a affirmé le Chef de l’Etat.

Sans pour autant solder toutes les questions au cours de cette rencontre, le Président du Faso et ses compatriotes se sont quittés sur une note de satisfaction réciproque. Les Burkinabè de France ont réaffirmé leur ferme engagement au côté du Président Roch Marc Christian KABORE dans la mise en œuvre de son programme de développement pour bâtir un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice. 

 

Le Président du Faso satisfait de son séjour en France

Au terme de sa visite officielle à Paris, le Président du Faso a rencontré la presse nationale le 07 avril peu avant son départ de la capitale française pour faire une évaluation de ce séjour de 72 heures. Roch Marc Christian KABORE s’est dit satisfait de cette visite qui lui a permis de rencontrer les autorités françaises pour faire le point de la coopération bilatérale Outre la coopération bilatérale, celle avec des institutions internationales comme l’UNESCO et l’OIF a également été évoquée.

Roch Marc Christian KABORE sur la situation sécuritaire :

Au niveau de la sécurité, nous avons discuté avec les autorités françaises pour demander l’assistance en termes de formation de nos unités, une formation orientée vers la lutte contre le terrorisme. Cela a été une occasion pour nous, de clarifier notre position par rapport à l’annonce faite par Radio France Internationale (RFI) sur l’implantation du GIGN au Burkina. Non seulement nous avons protesté contre ces méthodes cavalières de donner l’information, mais nous avons bien précisé qu’il s’agit de deux éléments du GIGN qui devraient venir appuyer nos forces de sécurité en termes de formation et de renseignement.

Notre souhait est qu’il faut que les forces burkinabè de lutte contre le terrorisme soient opérationnelles et puissent s’occuper de gérer elles-mêmes cette question. Une mission devrait venir au Burkina d’ici la fin du mois pour évaluer avec la gendarmerie, la police, leur appui, leur contribution en matériels et permettre à nos Forces de Défense et de Sécurité d’assurer avec beaucoup plus d’efficacité leur mission.  

Au plan économique :

Nous avons eu également à discuter des questions économiques. C’est ainsi que nous avons signé une subvention de 30 millions d’euros qui doivent permettre de renforcer  les capacités en eau d’une part et également l’assainissement des villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Nous avons discuté également de la nécessité que la France soit notre porte parole au niveau de l’Europe, pour faire en sorte que nous bénéficions des aides budgétaires qui puissent nous permettre de combler le déficit budgétaire que nous connaissons. Sur cette question, les autorités françaises ont pris sur elles-mêmes un engagement de proposer une aide budgétaire et il reste aux deux parties de définir les modalités. 

Nous sommes également partis à l’Assemblée nationale où nous avons évoqué avec la commission des Affaires étrangères, la situation sociopolitique et sécuritaire au Burkina Faso. Cela  a été un moment important parce qu’il s’agit de convaincre que la destination Burkina Faso est une destination sûre. Que ça soit avec les hommes d’affaires que nous avons rencontrés ou les parlementaires, nous avons montré que le Burkina Faso est en marche vers le développement et a besoin d’investissements pour créer des richesses dans les entreprises, créer des emplois pour appuyer le développement économique et social. Notre message a eu un écho favorable et une mission du MEDEF international est attendue au Burkina Faso dans quelques semaines pour approfondir les discussions.

A l’UNESCO et à l’OIF :

A l’UNESCO, nous avons eu de très bonnes discussions, d’abord pour lui demander de rétablir son prix au niveau du FESPACO, même si elle intervient dans d’autres prix qui sont ceux de l’Union africaine. Nous avons demandé également à l’UNESCO  un appui pour la formation des 4200 enseignants que nous allons recruter et je pense que sur ces deux points, nous avons été bien entendus. L’UNESCO a également promis de nous aider dans la promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour la formation des enseignants, des élèves et des étudiants.

A l’OIF, nous avons eu des échanges très intéressants dans la mesure où cette institution souhaite accompagner le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN). L’OIF souhaiterait jouer un rôle d’appui à cette institution. Nous avons donné notre accord et nous pensons qu’il faut mettre à profit cet accompagnement pour renforcer les capacités du HCRUN.

 

Le Président du Faso rassure les Consuls honoraires du Burkina Faso en France et en Espagne sur les questions sécuritaires

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a eu une séance de travail le 7 avril 2016 à Paris avec les Consuls honoraires du Burkina Faso en France et en Espagne. Dix Consuls honoraires venant de la France et de l’Espagne ont participé à cette rencontre d’échanges avec le Président Roch Marc Christian KABORE.

« Le Chef de l’Etat a fourni aux Consuls honoraires, toutes les informations sur la réalité socio-économique et sécuritaire de notre pays », a expliqué Monsieur Ousmane NACAMBO, Consul général du Burkina à Paris à l’issue de cette rencontre. 

Ces représentants honoraires du Burkina Faso en France et en Espagne ont obtenu le maximum d’informations sur la situation actuelle du Burkina. Ces derniers se sont engagés à guider et accompagner ceux qui veulent investir dans notre pays. 

Le Président du Faso et les ministres présents à cette rencontre ont rassuré les Consuls honoraires sur le fait que les  questions sécuritaires ne doivent pas constituer un obstacle pour les investisseurs intéressés par le Burkina car le gouvernement met en œuvre des dispositifs rassurants pour minimiser les risques. 

Monsieur Michel PLANES, Consul honoraire du Burkina Faso à Perpignan pour la région Languedoc-Roussillon a indiqué que la rencontre avec le Président du Faso a permis d’évoquer des sujets particulièrement importants, notamment la nouvelle vision du développement du Burkina. 

Un autre sujet abordé a concerné la question des visas des étudiants désirant poursuivre des études en France. Les Consuls ont reconnu qu’il existe de nombreuses difficultés pour obtenir ce précieux document. « Le Président a réagi en disant que c’était contraire à l’idéal de la Francophonie... Il y a beaucoup de sujets de frustration, mais le Président et les ministres ont donné une vision extrêmement positive et nous y croyons », a déclaré Monsieur Michel PLANES.