Mahamat Saleh ANNADIF, le chef de la MINUSMA reçu par le Président Roch Marc Christian KABORE

Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF, a été reçu en audience par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE dans l’après-midi du samedi 20 février 2016.

A l’issue de l’entretien, Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF qui vient de prendre fonction en tant que chef de la MINUSMA a dit être venu au Burkina, d’abord pour « se présenter au Président du Faso et remercier son pays pour l’intérêt qu’il porte à la MINUSMA, et également recueillir ses conseils pour permettre à la mission onusienne au Mali de bien accomplir son travail ».
Monsieur Mahamat Saleh ANNADIF a reconnu que le Burkina est l’un des plus grands pourvoyeurs de troupes pour la paix au Mali. «Le Burkina a deux contingents qui sont au Mali. Ils occupent une position assez importante dans le dispositif sécuritaire au Mali. Il y a de quoi être fier de ce que vos frères et sœurs burkinabè font au Mali », s’est réjoui le chef de la MINUSMA.
Selon lui, le rétablissement de la paix et de la stabilité au Mali passe par « la mise en œuvre intégrale de l’accord issu du processus d’Alger qui va faire en sorte qu’il y aura le redéploiement de l’autorité malienne dans toutes les régions du Nord ».
Pour le chef de la MINUSMA, « le terrorisme est l’ennemi principal de la paix au Mali ».
La MINUSMA a été créée le 25 avril 2013 par les Nations unies et a pour mission de soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 20 juin 2015, à la fois sur le plan politique et sécuritaire au Mali.

« Le terrorisme s’attaque lâchement aux démocraties », déclare Manuel VALLS à Ouagadougou

Le Premier ministre français, Monsieur Manuel VALLS à la tête d’une forte délégation est arrivé à Ouagadougou le samedi 20 février 2016 dans la matinée. A sa descente d’avion, il a été accueilli par son homologue burkinabè, Monsieur Paul Kaba THIEBA. Le Premier ministre français s’est aussitôt rendu à la Présidence du Faso où il a été reçu par S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso.

Audience avec le Chef de l’Etat, séance de travail, signature d’une convention portant sur une enveloppe de 9 millions d’Euro entre le gouvernement burkinabè et l’Agence Française de Développement (AFD) et conférence de presse ont ponctué le passage de Monsieur Manuel VALLS à la présidence du Faso. 

A l’issue des travaux, le Premier ministre français a d’abord réitéré ses remerciements aux autorités burkinabè pour l’accueil qui lui a été réservé avant d’affirmer que « l’élection du Président Roch Marc Christian KABORE a été incontestable et a permis l’installation d’une Assemblée nationale élue dont la première session va avoir lieu dans quelques jours ». A cette occasion, a-t-il déclaré, « Monsieur François LONCLE député et président du groupe d’amitié France-Burkina sera à Ouagadougou pour y représenter le président de l’Assemblée nationale française, Monsieur Claude BARTOLONE ».

Revenant sur les attentats de mi-janvier, le chef du gouvernement français a saisi l’occasion pour présenter « une nouvelle fois ses condoléances, sa compassion aux familles des victimes et au peuple burkinabè ».

La question du terrorisme a été au cœur des échanges au cours de la présence de Monsieur Manuel VALLS à Ouagadougou. « Le terrorisme s’attaque lâchement aux démocraties. Le Burkina Faso comme le Mali et la France sont victimes du terrorisme parce qu’ils partagent les mêmes valeurs. Les groupes terroristes veulent s’attaquer au Burkina Faso précisément parce que c’est une réussite en matière de démocratie. On s’attaque toujours à ces symboles », a-t-il expliqué.

Pour le Premier ministre français, la mutualisation des efforts est la seule voie possible pour éradiquer ce phénomène. « C’est pour cela que nous devons renforcer notre coopération en matière de renseignement, de formation de forces de sécurité et de forces armées. La sécurité et la coopération, nous devons les renforcer dans le cadre du G5, dans le cadre de l’engagement de la MINUSMA avec le soutien de l’Union européenne. C’est un préalable pour conforter la démocratie et pour permettre le développement économique et social. C’est le sujet que nous avons évoqué avec le Président du Faso, avec son gouvernement. Pour ce préalable, la France sera évidemment aux côtés du Burkina Faso pour soutenir ses efforts dans ce domaine comme dans bien d’autres », a-t-il indiqué.

Manuel VALLS a aussi fait savoir que « l’engagement de la France dans la lutte contre l’insécurité est plus que nécessaire. Nous souhaitons aussi pouvoir développer la coopération décentralisée. Pour cela, il faut que les conditions de sécurité pour les coopérants, pour ceux qui seront engagés dans cette coopération décentralisée soient réunies. Je ne doute pas que les Français et les Françaises auront à cœur de poursuivre et d’approfondir ce qui est un des éléments important de développement ici au Burkina Faso». 

Il s’est par ailleurs félicité de la présence française sous François HOLLANDE en Afrique car dit-il, « c’est ici en Afrique que se joue en effet, l’avenir de la France et de l’Europe. L’Afrique est un continent de l’avenir par l’engagement, l’enthousiasme, malgré toutes les difficultés que ces populations connaissent ». C’est dans ce sens que « le grand projet pour l’Europe et pour la France est de s’investir pleinement en Afrique dans les prochaines années ».

Pour cette visite en Afrique, après le Mali, le Premier ministre Manuel VALLS était accompagné dans son déplacement au Burkina Faso, par le ministre français de la Défense, Monsieur Jean-Yves LE DRIAN, des parlementaires, des diplomates et de plusieurs autres personnalités françaises. Avant de quitter Ouagadougou, Manuel VALLS est allé déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des victimes sur le site de l’attaque terroriste du 15 janvier 2016.

Les acteurs de l’agro-alimentaire plaident pour leur prise en compte dans le programme de développement du Président du Faso

Une délégation de la Fédération nationale des Industries Agro-alimentaires et de Transformation du Burkina (FIAB) a été reçue en audience dans la matinée du jeudi 18 février 2016 par le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE. Conduite par sa présidente, Madame Simone ZOUNDI, la délégation est venue plaider pour la prise en compte du secteur agro-alimentaire dans le programme de développement du Chef de l’Etat. 

A l’issue de l’audience, Madame Simone ZOUNDI, a déclaré à la presse que la délégation est venue « présenter la structure au Chef de l’Etat et voir avec lui, dans quelle mesure l’agro-alimentaire pourrait prendre une place prioritaire dans son projet de société car le secteur de l’agro-alimentaire est vital pour notre économie ». 

Madame Simone ZOUNDI pense que le Burkina Faso étant un pays agricole, « à travers l’agro-alimentaire, nous pouvons avoir de la valeur ajoutée sur les matières premières, créer des emplois, contribuer à la lutte contre la malnutrition, à la lutte contre le chômage de nos jeunes et de nos femmes à travers tout le pays ». 

L’industrie agro-alimentaire est considérée comme un acteur majeur de développement qui a un rôle important à jouer pour le bonheur des populations. Cependant, elle est confrontée à de nombreuses difficultés qui sont entre autres, les fluctuations des prix des matières premières et leur rupture, l’inaccessibilité aux crédits pour le financement du secteur, le coût trop élevé de l’électricité, le manque d’espace pour les activités et le manque de professionnalisme de certains acteurs. 

Pour juguler ces difficultés, la présidente de la FAIB souhaite un accompagnement de l’Etat. « Comme actions prioritaires, il nous faut un siège pour la FIAB. Et nous avons également comme projet le Centre multi-services pour accompagner l’émergence des petites et moyennes entreprises agro-alimentaires qui partirait des régions pour descendre au niveau des provinces, puis au niveau des communes. Cet accompagnement de proximité va permettre de valoriser nos ressources locales, créer des chaînes de valeurs à partir de nos réalités », a conclu Madame ZOUNDI. 

Lutte contre le terrorisme : L’Egypte disposée à un échange d’informations avec le Burkina

L’ambassadeur de la République Arabe d’Egypte au Burkina Faso, S.E. Hisham NAGI a été reçu en audience par S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, le 16 février 2016 à Ouagadougou.

A sa sortie d’audience, le diplomate égyptien a confié qu’il a  félicité le Président KABORE pour son élection à la tête du Burkina Faso. 

Il a par la même occasion présenté ses condoléances aux familles des victimes des attaques terroristes qui ont frappé la capitale burkinabè le 15 janvier 2016.

Les préoccupations des magistrats exprimées au Président du Faso

Le Président du Faso S.E.M. Roch Marc Christian KABORE a reçu en audience la présidente du Conseil Supérieur de la Magistrature(CSM), Madame Thérèse TRAORE/SANOU le 16 février 2016 à Ouagadougou. Elle était accompagnée du vice- président du Conseil,  Monsieur Souleymane COULIBALY.

Selon Madame Thérèse TRAORE/SANOU, il s’est agi de soumettre au Chef de l’Etat les préoccupations actuelles des magistrats qui sont relatives à leurs  conditions de vie et de travail.

Avec la révision des textes, le Président du Faso n’est plus le Président du CSM. Et à ce sujet, la présidente du CSM a indiqué  que des difficultés existent. « Les textes ont fait la déconnexion mais dans la réalité ce n’est pas tout à fait le cas. Il y a des difficultés au plan matériel et financier. De par le passé, nous tenions nos rencontres à la salle polyvalente de la Présidence du Faso mais aujourd’hui nous sommes obligés de louer un local pour pouvoir nous réunir. Ce sont toutes ces préoccupations que nous avons exposées au Chef de l’Etat », a déclaré la présidente du CSM.

Selon Madame TRAORE, le Président du Faso a eu  une oreille attentive aux préoccupations soulevées. « Il était dans de bonnes dispositions pour nous écouter. Nous sommes sortis confiants de cette rencontre », a indiqué la présidente du CSM.

Au sujet des entraves à  l’indépendance de la justice au Burkina,  Madame TRAORE a estimé qu’elles ne sont pas seulement d’ordre matériel et financier car elles peuvent être d’ordre moral. « L’indépendance de la magistrature n’est pas seulement au bénéfice du magistrat, elle est  surtout au bénéfice du justiciable. Un magistrat qui a en main un dossier de justice ne doit pas subir de pressions d’où qu’elles viennent. Il doit être indépendant afin de pouvoir trancher », a souligné la présidente du CSM.