La sécurité au centre des échanges que la Conseillère Afrique du Président français a eu avec le Président du Faso

Madame Hélène Le GAL, Conseillère Afrique du Président français, Monsieur François HOLLANDE s’est entretenu le 30 janvier 2016, en marge des travaux de la Conférence de l’Union Africaine avec le Président Roch Marc Christian KABORE. A l’issue de l’entretien, madame Le GAL a confié à la presse que les échanges ont porté sur la sécurité, notamment les derniers événements survenus au Burkina : « il y a nécessité de réorganiser les Forces de Sécurité à ce que le pays puisse faire face à ces genres de menace et la France est prête à aider le Burkina Faso si c’est nécessaire », a-t-elle indiqué. La diplomate française a fait savoir que son pays va accompagner le Burkina dans la formation de ses Forces de Sécurité.

Le Président du Faso reçu par son homologue du Soudan

En marge des travaux de la 26è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), le Président du Faso a été reçu le 30 janvier 2016 par le Président du Soudan.

Les entretiens entre les Présidents Roch Marc Christian KABORE et Omar El BECHIR ont porté sur la coopération bilatérale entre les deux pays et la recherche de voies et moyens pour la consolider davantage.

Le Soudan et le Burkina Faso ont toujours entretenu de bonnes relations diplomatiques et de coopération malgré les barrières linguistiques et leur situation géographique. 

26è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA : Idriss DEBY ITNO succède à Robert MUGABE

La cérémonie officielle d’ouverture de la 26è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) a eu lieu au siège de l’institution le samedi 30 janvier 2016 en présence de plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement dont le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE. Elle a enregistré aussi la présence effective du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Monsieur BAN Ki-Moon et du Président de la Palestine, Monsieur Mahmoud ABASS.

La 26è session ordinaire a ouvert ses travaux par un huis clos des Chefs d’Etat. Plusieurs allocutions ont ensuite ponctué la séance. 

Première personnalité à la tribune, la Présidente de la Commission de l’UA, Docteur Nkosazana DLAMINI ZUMA : trois axes majeurs dans son discours.

D’abord, elle a appelé les autorités politiques africaines à faire de la libre circulation des personnes en Afrique une réalité, à placer le peuple au centre de l’Agenda 2063, à promouvoir les droits de l’homme et à mettre fin à la culture limitant la participation de la femme à la gestion des affaires publiques, même si elle reconnait « qu’il y a du progrès mais pas la hauteur des attentes de l’Agenda 2063 »

Sur le plan du développement du continent, Docteur Nkosazana DLAMINI ZUMA soutient que « la grande diversité de l’Afrique constitue sa force ». L’Afrique est riche, affirme-t-elle, cependant, cette richesse ne touche pas la majorité des Africains.

Enfin, abordant le volet des élections en Afrique en 2015, la Présidente de la Commission de l’UA a salué et félicité le Président Roch Marc Christian KABORE du Burkina Faso pour sa brillante élection à la suite de consultations électorales transparentes et démocratiques. 

Après Madame Nkosazana DLAMINI ZUMA, Monsieur BAN Ki-Moon, a pris la parole pour la dernière fois en tant que Secrétaire général de l’ONU à la tribune de l’UA. Il a félicité la Présidente de la Commission pour avoir consacré l’année 2016 aux droits de l’homme avec un accent particulier pour la femme. Selon Monsieur BAN Ki-Moon, la femme est entièrement capable de prendre part aux décisions en société y compris dans les hautes sphères de l’Etat. « L’âge de l’exclusion est révolu », at-il annoncé.

Dans un long discours, le Président du Zimbabwe, Monsieur Robert MUGABE, Président en exercice sortant de l’UA en parlant de l’Agenda 2063 de l’UA a dit qu’il s’agit de la « Feuille de route » des dirigeants du continent pour l’atteinte des objectifs qu’ils se sont fixés d’ici 2063. L’Agenda 2063 selon Robert MUGABE appartient au peuple qui doit se l’approprier : « Nous, dirigeants, nous devons travailler dans ce sens en ayant à l’esprit que c’est l’Agenda du peuple africain. Cet Agenda doit être vulgarisé au niveau sous régional, régional et continental afin de satisfaire les besoins des peuples africains », a-t-il déclaré.

La situation politique du Burkina n’a pas laissé indifférent le Président sortant de l’UA : il a félicité le peuple burkinabè pour sa « résistance à la tentative du coup d’Etat qui a failli faire dérailler la Transition ». Ce peuple, a-t-il déclaré, « s’est engagé par son comportement, sur la voie de la constitutionnalité ».

Puis, il a souhaité  bienvenu au Président Roch Marc Christian KABORE à cette 26è session.

C’est au Président MUGABE qu’est revenu l’honneur d’annoncer que les Chefs d’Etat ont, pendant le huis clos, élu Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, comme nouveau Président de l’UA pour la période 2016-2017.

Le nouveau Président de l’UA a aussitôt rendu hommage à son prédécesseur, Monsieur Robert MUGABE qu’il a qualifié « d’infatigable militant de l’indépendance et de la dignité de l’Afrique ».

 

Roch Marc Christian KABORE remercie le Conseil de Paix et Sécurité de l’UA pour son soutien au Burkina

A la veille de l’ouverture officielle de la 26è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE  a pris part à une réunion de haut niveau du Conseil de Paix et Sécurité (CPS) de l’UA le vendredi 29 janvier 2016 à Addis-Abeba.

A cette occasion, le Président du Faso a remercié le CPS pour le soutien qu’il a apporté à la Transition au Burkina et la ferme condamnation du coup d’Etat du 16 septembre 2016.

Pour le Président du Faso, la position clairement affichée du CPS aux côtés du peuple burkinabè a été aussi déterminante dans l’échec de ce coup d’Etat. C’est pourquoi a-t-il dit, il était de son devoir, au nom du peuple burkinabè et des nouvelles autorités, de remercier le CPS pour avoir choisi le camp de la légalité.

Dans le chapitre de la sécurité, le Chef de l’Etat a témoigné sa gratitude et sa reconnaissance au CPS de l’UA pour sa solidarité à l’endroit du Burkina suite à l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 : « Il nous faut mutualiser nos efforts dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit à l’endroit de ses pairs qui ont pris part à cette réunion. Les Chefs d’Etat sont unanimes avec le Président du Faso que seule une solidarité entre les Etats et une mutualisation des connaissances dans le renseignement peuvent effectivement venir à bout du terrorisme.

Relations entre le Burkina Faso et la Côte d’ivoire : Roch Marc Christian KABORE pour un « rétablissement de la confiance au sommet de l’Etat et entre les peuples »

Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, a été reçu en audience par son homologue ivoirien, S.E.M. Alassane OUATTARA, à Addis-Abeba le vendredi 29 janvier 2016 dans la soirée en marge des travaux du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Les deux dirigeants ont échangé sur les relations entre les peuples burkinabè et ivoirien. 

Le Présidents Roch Marc Christian KABORE et Alassane OUATTARA ont échangé sur la coopération bilatérale qui existe entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. 

Selon le Président du Faso, le Sommet de l’Union Africaine a toujours constitué une opportunité pour les Chefs d’Etat d’échanger sur les voies et moyens pour la consolidation de l’amitié qui existe entre les différents peuples. Son tête-à-tête avec son homologue ivoirien s’inscrit donc dans cette dynamique.

« Cette session de l’Union Africaine est une occasion pour nous d’échanger sur les voies et moyens de consolider les relations  d’amitié et de fraternité qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso », a déclaré le Chef de l’Etat burkinabè. 

Le Président du Faso pense qu’au « regard des rapports séculaires qui lient le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, les plus hautes autorités ont le devoir de faire en sorte que cette relation soit renforcée, que cet axe soit consolidé ».

Pour y arriver, le Président Roch Marc Christian KABORE souhaite que « nous (Burkina Faso et Côte d’Ivoire) puissions faire en sorte que les évènements qui ont pu se passer çà et là puissent être considérés comme relevant du passé ».

C’est la raison pour laquelle il émet également le vœu que les deux Etats travaillent « à faire en sorte que véritablement nous puissions rétablir la confiance au sommet de l’Etat et entre nos peuples »

Le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont des relations séculaires et sont liés par l’histoire et la géographie. Les deux pays ont de ce fait des intérêts de part et d’autre. Il convient pour les dirigeants de préserver ces intérêts au bénéfice des deux peuples frères.